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Conséquences des surdités neurosensorielles sur la sensibilité à l’harmonicité des sons - 17/09/14

Doi : 10.1016/j.aforl.2014.07.476 
D. Bonnard , V. Franco-vidal, R. Dauman, V. Darrouzet
 CHU de Bordeaux, Bordeaux, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

But de la présentation

Cette étude évalue l’impact des surdités neurosensorielles sur la sensibilité à l’harmonicité des sons, définie comme la capacité du système auditif à fusionner perceptivement les différentes composantes spectrales d’un son complexe harmonique en une entité sonore unique. Il est établi que cette fusion harmonique joue un rôle important dans la ségrégation des sources sonores dans un environnement multi-locuteurs, situation dans laquelle la gêne auditive des patients atteints de surdité neurosensorielle est généralement exacerbée.

Matériel et méthodes

Étude psychoacoustique prospective incluant 17 sujets répartis en deux groupes, un groupe de sujets normo-entendants (n=9), et un groupe de sujets présentant une surdité neurosensorielle légère à moyenne uniforme dont la perte audiométrique est comprise entre 30 et 50dB de 250 à 3000Hz (n=8). La tâche du sujet est d’identifier un stimulus cible parmi trois stimuli étalons. Chaque stimulus est composé de trois sons purs simultanés équidistants sur une échelle logarithmique de la fréquence. Le stimulus cible diffère des stimuli étalons par la valeur du rapport de fréquences entre ses composantes, en d’autres termes par son degré d’inharmonicité ; une procédure adaptative permet de mesurer objectivement le seuil différentiel pour des rapports de fréquences voisins de l’octave.

Résultats

La sensibilité « absolue » à l’harmonicité (qui correspond au seuil de détection d’une inharmonicité), présente une très grande variabilité interindividuelle chez les sujets sourds testés. Nos mesures indiquent qu’elle s’étend de valeurs comparables à celles des sujets normo-entendants jusqu’à des valeurs dix fois plus élevées. En revanche, la sensibilité « relative » à l’harmonicité (qui correspond au fait que les sujets détectent plus facilement une différence de rapports de fréquences entre un stimulus harmonique et un stimulus inharmonique qu’entre deux stimuli inharmoniques) est systématiquement conservée chez tous les sujets sourds testés.

Conclusion

En présence d’une surdité neurosensorielle, la sensibilité « absolue » à l’harmonicité est très variable d’un individu à l’autre, et semble refléter avant tout le niveau d’altération de la discrimination fréquentielle. Nos données indiquent que la sensibilité « absolue » à l’harmonicité pourrait faire partie des mécanismes supraliminaires qui ne sont pas ou peu corrélés au seuil auditif absolu, et contribuer à expliquer la grande disparité clinique de surdités audiométriquement comparables. Par ailleurs et de manière inattendue, une sensibilité « relative » à l’harmonicité est retrouvée chez tous les sujets sourds testés, même en présence de pertes tonales moyennes supérieures à 45dB entre 500 et 4000Hz.

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