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Chirurgie de rattrapage des cancers différenciés de la thyroïde de souche folliculaire - 17/09/14

Doi : 10.1016/j.aforl.2014.07.264 
A. Banal, N. Benyounes , C. Nascimento, A. Giraudet, M. Erminy, E. Menet
 Institut Curie, Saint-cloud, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

But de la présentation/Introduction

Bien que le traitement initial des cancers différenciés de la thyroïde de souche folliculaire soit bien codifiée, leurs récidives locorégionales posent un problème de prise en charge. Actuellement on dispose de plusieurs outils de surveillance. Mais l’indication d’une chirurgie de rattrapage reste délicate. Nous essayons à travers cette étude d’évaluer les différents examens de surveillance sur lesquels on a posé l’indication opératoire, de corréler les résultats des examens aux constations opératoires et histologiques et de rapporter l’évolution de la maladie après chirurgie de rattrapage.

Matériel et méthodes

Étude rétrospective sur 12ans entre 2002 et 2013, portant sur 31 patients ayant un cancer différencié de la thyroïde de souche folliculaire traités initialement par thyroïdectomie totale plus ou moins curage ganglionnaire et présentant une récidive ganglionnaire.

Résultats

Notre population comportait 31 patients dont la sex-ratio était de 2/1. L’âge moyen des patients était de 52ans. Quatre patients avaient eu une thyroïdectomie totale sans curage, 24 ont eu un curage central, 8 ont eu un curage latéral. Vingt-trois patients avaient un cancer d’architecture papillaire. Notre population appartenait au groupe pronostique à haut risque de récidive. Le délai moyen de récidive était de 54mois avec une médiane de 19. La récidive a été suspectée devant un taux de thyroglobuline élevé dans 83 % cas. Les anticorps anti-globuline était négatifs chez 2 des patients ayant une thyroglobuline indétectable augmentant sa sensibilité à 90 %. La sensibilité de l’échographie était de 90 %, celle de la tomodensitométriede 92 %. Trente-quatre pour cent des patients étaient réfractaire à l’iode. La cytoponction ganglionnaire était positive chez 10 patients sur 11 et la thyroglobuline in situ était détectable dans les liquides de ponctions des 2 patients qui ont eu cet examen. La tomographie à émission de positrons était positive pour les patients qui l’ont eu. Les patients ayant eu uniquement un évidement ganglionnaire central étaient au nombre de 7 dont 2 ont récidivé secondairement. Quinze des patients ont eu uniquement un évidement ganglionnaire latéral et ont récidivé dans 6 % des cas. On n’a pas trouvé un meilleur résultat en associant un curage central et latéral puisque 2 parmi les 7 des patients qui ont eu un évidement central et bilatéral ont récidivé. La reprise du secteur ganglionnaire central n’a pas généré de morbidité récurrentielle. L’examen histologique a conclut à une métastase du cancer thyroïdien dans tous les cas. L’exérèse a emporté en moyenne 14 ganglions avec une moyenne de 3 envahis. L’imagerie préopératoire concluait à une récidive unique alors que les métastases étaient multiples à l’histologie.

Conclusion

Le dosage de thyroglobuline couplé à celui des anticorps anti-globuline reste l’examen de surveillance de première intention. L’échographie est l’examen morphologique de première intention. La tomographie à émission de positrons trouve sa place dans la suspicion de récidive des cancers de la thyroïde du fait de sa sensibilité et de sa valeur localisatrice. La cytoponction si praticable permet de confirmer le diagnostic. Le traitement des récidives supracentimétriques est chirurgical. L’évidement ganglionnaire sélectif systématisé orienté par l’imagerie est le geste à effectuer.

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Vol 131 - N° 4S

P. A124-A125 - octobre 2014 Retour au numéro
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