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Sinusite sphénoïdale fongique non invasive : du diagnostic à la prise en charge. Notre expérience depuis 25 ans - 17/09/14

Doi : 10.1016/j.aforl.2014.07.463 
V. Clert , J. Goujon, C. Kauffmman-lacroix, J. Ferrie, H. Lebrun loslier, X. Dufour
 CHU de Poitiers, Poitiers, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

But de la présentation

La sinusite fongique sphénoïdale non invasive est une pathologie rare et la symptomatologie n’est pas spécifique. Le but de cette étude était d’analyser les caractéristiques de cette entité clinique et de confronter ces données à celles de la littérature.

Matériel et méthodes

Étude rétrospective portant sur une cohorte de 48 patients pris en charge pour une mycose sphénoïdale entre 1989 et 2014. Les signes fonctionnels rhino-sinusiens et généraux, l’examen endonasal, l’imagerie, les caractéristiques macroscopiques lors des procédures chirurgicales, l’examen anatomopathologique, mycologique, sérologique et le suivi post thérapeutique ont été analysés.

Résultats

L’âge moyen au moment du diagnostic était de 58ans (14–87ans) avec une nette prédominance féminine (35/48, 73 %). Les patients vivaient principalement en milieu rural (35/48, 73 %). Deux patients étaient porteurs d’un diabète non insulino-dépendant. Les principaux signes fonctionnels rhinosinusiens étaient : la céphalée (34/48, 70 %), la rhinorrhée postérieure (20/48, 42 %) et l’obstruction nasale (12/48, 25 %). L’examen endonasal mettait en évidence du pus au récessus sphéno-ethmoïdal dans 48 % des cas (23/48), une muqueuse inflammatoire dans 75 % des cas (36/48). L’examen était normal dans 8 cas (17 %). Une tomodentsitométrie sinusienne a été réalisée pour tous les patients de l’étude et associée à une IRM dans 13 cas. L’atteinte unilatérale était majoritaire (32/48, 67 %), avec une prédominance pour le côté gauche (20/48, 42 %). La mycose était bilatérale dans 16 cas (33 %). Des opacités homogènes (n=33), hétérogènes (n=15), ou avec calcifications de tonalité métallique (n=31) ont été mis en évidence à l’examen tomodensitométrique. Les parois osseuses étaient épaissies dans 13 cas (27 %) et une ostéolyse a été observée dans 6 cas (13 %). Le diagnostic de mucocèle a été suspecté dans un seul cas. Le traitement par chirurgie sous-guidage endoscopique a permis la guérison dans tous les cas, avec un rétablissement de l’aération physiologique du sinus. Des filaments mycéliens ont été identifiés dans 85 % des cas (41/48) à l’analyse anatomopathologique définitive. L’examen direct était positif dans 27 cas (56 %) et la culture positive dans 19 cas (40 %). Les espèces les plus souvent identifiées étaient Aspergillus fumigatus (n=16), Scedosporium (n=2). Les sérologies aspergillaires étaient positives dans 16 cas (33 %). Aucun traitement antifongique n’a été instauré. Une seule récidive a observée à 4ans et traité chirurgicalement.

Conclusion

La sinusite fongique sphénoïdale non invasive est une pathologie bénigne mais rare, et qui est principalement observée chez les femmes de plus de 50ans vivant en milieu rural. Les signes fonctionnels et l’examen rhinologique sont peu spécifiques. La tomodensitométrie et l’examen anatomopathologique sont indispensables pour le diagnostic et la prise en charge. La chirurgie endonasale sous contrôle endoscopique permet un traitement optimum de ces mycoses sphénoïdales. Une surveillance régulière est nécessaire mais les récidives sont rares.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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Vol 131 - N° 4S

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