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Régulation endocrine du développement et des fonctions cognitives du cerveau par le squelette - 11/10/14

Doi : 10.1016/j.ando.2014.07.030 
F. Oury a,  : Dr, L. Khrimian b, A. Gardin b, A. Chamouni a, G. Karsenty b
a INEM-Institut Necker–Enfants-Malades, Inserm U1151, Centre de Médecine Moléculaire, Paris, France 
b Columbia University–Medical Center (CUMC)–Dept Genetics and Development, New York, États-Unis 

Auteur correspondant.

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Résumé

Durant la dernière décennie, l’importance physiologique donnée au squelette a considérablement évolué. En effet, il est apparu que l’os, via la sécrétion d’une hormone appelée ostéocalcine (Ocn), est un organe endocrine à part entière. Il régule des fonctions physiologiques aussi diverses et importantes que le métabolisme du glucose, la dépense énergétique et la reproduction. Récemment, en analysant si cette hormone pouvait avoir d’autres rôles endocriniens, nous avons également montré que l’os exerce une importante influence sur le développement et les fonctions du système nerveux central et ceci à différentes périodes de la vie. Durant l’embryogenèse, l’Ocn provenant de la mère traverse le placenta et influence le développement fœtal du cerveau. Plus particulièrement, l’absence du pool maternel d’Ocn provoque un élargissement des ventricules cérébraux latéraux et induit une augmentation du nombre de cellules apoptotiques dans la région de l’hippocampe. À l’âge adulte, Ocn traverse la barrière hémato-encéphalique, se lie à différentes populations neuronales, affecte la synthèse de plusieurs neurotransmetteurs et influence positivement la neurogenèse adulte. Il en résulte une action d’Ocn sur de nombreuses fonctions du comportement, telles que l’anxiété, la dépression, l’apprentissage et la mémoire. Sachant que l’os est un organe graduellement affecté avec l’âge, ceci pourrait, en partie, expliquer le déclin des fonctions cognitives durant le vieillissement. En résumé, ces résultats révèlent un dialogue fonctionnel primordial entre l’os et le cerveau, ce qui renforce l’importance du système endocrinien périphérique sur le système nerveux central et pourrait ainsi ouvrir de nombreuses perspectives thérapeutiques.

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Vol 75 - N° 5-6

P. 257 - octobre 2014 Retour au numéro
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