Médecine

Paramédical

Autres domaines


S'abonner

Deuxième cas de diabète insipide central sous ipilimumab - 11/10/14

Doi : 10.1016/j.ando.2014.07.219 
M. Dolz  : Dr, M. Eusen : Dr, C. Rousseau : Dr, P. Schoenlaub : Dr
 Hôpital d’Instruction des Armées Clermont-Tonnerre, Brest cedex 9, France 

Auteur correspondant.

Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
Article gratuit.

Connectez-vous pour en bénéficier!

Résumé

Introduction

L’ipilimumab, immunothérapie indiquée dans le traitement du mélanome métastatique, induit des réactions auto-immunes hypophysaires et thyroïdiennes. Nous rapportons le cas d’un diabète insipide central sous ipilimumab.

Observation

Mr O., 58ans, est suivi pour un mélanome de stade IV réfractaire avec métastases ganglionnaires, pulmonaire et hépatiques. Après sa troisième dose d’ipilimumab, il présente un syndrome polyuro-polydipsique intense (7L/jour) avec céphalées frontales. Il n’a ni troubles visuels, ni diabète sucré, ni hypokaliémie ou hypercalcémie. La natrémie est normale, l’osmolalité plasmatique à 292mOsm/kg et l’osmolalité urinaire à 125 mOsm/kg. On retrouve une hypothyroïdie centrale isolée. L’épreuve de restriction hydrique confirme le diabète insipide neurogénique avec une osmolalité urinaire qui reste inférieure à 400mOsmol/kg, diurèse supérieures à 100ml/h et osmolalité plasmatique maximale à 299mOsmol/kg. L’injection d’AVP réduit la diurèse (45ml/h) avec osmolalité urinaire à 614mOsmol/kg. L’IRM élimine un processus néoplasique, mais révèle un élargissement de l’hypophyse avec épaississement de la tige pituitaire et une atténuation de l’hypersignal de la post-hypophyse en T1, compatible avec un infundibuloneurohypophysite. Après une brève corticothérapie, plus lévothyroxine et desmopressine, le diabète insipide s’amende rapidement. À 6 mois, lévothyroxine et desmopressine sont encore nécessaires. L’IRM montre une normalisation de l’anté-hypophyse et de la tige, mais une disparition complète de l’hypersignal de la neurohypophyse.

Conclusion

Il s’agit du deuxième cas de diabète insipide décrit sous ipilimumab. Les patients doivent être avertis de cette éventualité, certes rare, mais qui exige une prise en charge rapide pour éliminer le principal diagnostic différentiel : une métastase hypophysaire.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Plan


© 2014  Publié par Elsevier Masson SAS.
Ajouter à ma bibliothèque Retirer de ma bibliothèque Imprimer
Export

    Export citations

  • Fichier

  • Contenu

Vol 75 - N° 5-6

P. 334-335 - octobre 2014 Retour au numéro
Article précédent Article précédent
  • Prototype d’une carte de soins et d’information d’urgence pré-remplie électroniquement : un nouvel outil internet pour les maladies hypophysaires rares ?
  • F. Albarel, M. Sahnoun-Fathallah, A.M. Selamnia, H. Servy, B. Demaret, T. Brue
| Article suivant Article suivant
  • Approche étiopathogénique du syndrome de Sheehan
  • D. Meskine, A. Pouplard, F. Chitour

Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.

Mon compte


Plateformes Elsevier Masson

Déclaration CNIL

EM-CONSULTE.COM est déclaré à la CNIL, déclaration n° 1286925.

En application de la loi nº78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, vous disposez des droits d'opposition (art.26 de la loi), d'accès (art.34 à 38 de la loi), et de rectification (art.36 de la loi) des données vous concernant. Ainsi, vous pouvez exiger que soient rectifiées, complétées, clarifiées, mises à jour ou effacées les informations vous concernant qui sont inexactes, incomplètes, équivoques, périmées ou dont la collecte ou l'utilisation ou la conservation est interdite.
Les informations personnelles concernant les visiteurs de notre site, y compris leur identité, sont confidentielles.
Le responsable du site s'engage sur l'honneur à respecter les conditions légales de confidentialité applicables en France et à ne pas divulguer ces informations à des tiers.