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Anticorps anti-récepteur de type 1 à l’angiotensine au cours de la réaction chronique du greffon contre l’hôte - 24/11/14

Doi : 10.1016/j.annder.2014.09.040 
J.-D. Bouaziz a, , A. Chiron b, R. Peffault de La Tour c, M. Bagot a, G. Socié c, D. Bengoufa b
a Dermatologie, hôpital Saint-Louis, Paris, France 
b Immunologie biologique, hôpital Saint-Louis, Paris, France 
c Hématologie, hôpital Saint-Louis, Paris, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

Introduction

La présence d’anticorps dirigés contre le récepteur à l’angiotensine de type 1 (anti-AT1R) a été récemment mise en évidence dans la sclérodermie systémique, une maladie vasculaire et fibrosante. La présence des anticorps anti-AT1R était corrélée au cours de la sclérodermie systémique à la présence d’une hypertension artérielle pulmonaire, à la fibrose pulmonaire, à la présence d’ulcères digitaux et à la mortalité. La physiopathologie de la réaction chronique du greffon contre l’hôte (cGVHD) après greffe de cellules souches hématopoïétiques dont il existe des formes cutanées lichénoïdes et sclérodermiformes implique des phénomènes inflammatoires et fibrosants dont certaines voies physiopathologiques pourraient être communes avec la sclérodermie systémique. En particulier, il a été décrit au cours de la sclérodermie systémique et de la cGVHD sclérodermiforme des anticorps anti-récepteurs du PDGF qui pourraient participer au phénotype pro-fibrosant de ces maladies. Le but de notre étude était d’analyser la présence éventuelle d’anticorps anti-AT1R au cours des cGVHD et de corréler ces anticorps avec les critères cliniques et biologiques d’activité de la cGVHD.

Matériel et méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique. La présence d’anticorps anti-AT1R (test ELISA) dans le sérum de 45 patients allogreffés avec cGVHD était comparée avec les sérums de 42 patients allogreffés sans cGVHD. Le score de gravité de cGVHD était celui de la classification NIH 2005. La comparaison des variables quantitatives entre les deux groupes était faite en utilisant le test non paramétrique de Mann Whitney. La comparaison des variables qualitatives était faite en utilisant le test exact de Fischer.

Observations

La présence d’anticorps anti-AT1R était significativement plus élevée (odds ratio [OR] = 3,4 ; p=0,04) dans le groupe cGVHD (24,4 %) versus non-cGVHD (7,1 %). Dans le groupe cGVHD, la présence d’anticorps anti-AT1R était significativement associée à :

– la présence d’anticorps anti-nucléaires (OR = 5,9 ; p=0,04) ;

– un score de gravité globale et spécifique (notamment score de sclérose cutanée) de la cGVHD plus sévère (p<0,05) ;

– la présence d’érosions cutanées ou muqueuses (OR = 19,2 ; p<0,01).

Il n’y avait pas de différence entre le type et le nombre d’organes atteints par la cGVHD entre le groupe anticorps AT1R positif et anticorps AT1R négatif.

Discussion

Le ligand du récepteur AT1 est l’angiotensine 2 et l’activation de AT1R par un auto-anticorps au cours de la cGVHD pourrait reproduire les effets de son ligand endogène à l’origine de phénomènes inflammatoires et/ou fibrosants.

Conclusion

Notre étude suggère un rôle pronostique des anticorps anti-AT1R au cours de la cGVHD.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Auto-immunité, GVH chronique, Sclérose


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Vol 141 - N° 12S

P. S235-S236 - décembre 2014 Retour au numéro
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