Médecine

Paramédical

Autres domaines


S'abonner

Trois ans de données de tolérance du propranolol dans le traitement de l’hémangiome infantile en France grâce à l’analyse de la base de données de vigilance de l’ATU - 24/11/14

Doi : 10.1016/j.annder.2014.09.071 
S. Prey 1, , J.-J. Voisard 2, V. Ortis 2, A. Delarue 2, G. Lebbé 2, A. Taïeb 1, K. Ezzedine 1, C. Leaute-Labreze 1
1 Dermatologie, CHU de Bordeaux, Bordeaux, France 
2 Pierre-Fabre Dermatologie, Lavaur, France 

Auteur correspondant.

Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement ou un achat à l’unité.

pages 2
Iconographies 0
Vidéos 0
Autres 0

Résumé

Introduction

Depuis 2008, le propranolol est devenu le traitement de 1re intention des hémangiomes infantiles (HI), mais peu de données de sécurité sont disponibles sur les bêtabloquants dans la population pédiatrique. Nous avons analysé la base de vigilance de l’Autorisation temporaire d’utilisation (ATU) délivrée en France pour une nouvelle solution buvable pédiatrique de propranolol sur 3 ans.

Patients et méthodes

Les patients consécutifs ayant un HI prolifératif requérant un traitement systémique ont été inclus dans l’ATU entre avril 2010 et avril 2013 pour recevoir du propranolol. Les données démographiques et les caractéristiques de l’HI cible ont été recueillies à l’inclusion, et les données de sécurité pendant le traitement par propranolol et jusqu’à 2 ans après le début du traitement.

Observations

Neuf cent vingt-deux enfants ont été inclus dans l’ATU, avec un âge médian de 114 jours à l’inclusion, 74,9 % étaient des filles (sex-ratio 3:1). L’indication du propranolol était une ulcération sévère (40 %), un risque fonctionnel (72,4 %) et/ou un risque vital (16,2 %). La dose médiane de propranolol était de 2 mg/kg/j et la durée d’exposition médiane était de 6,5 mois. Une bonne efficacité à l’arrêt était notée dans 83,7 % des cas.

Résultats

Nous avons comptabilisé 104 événements indésirables (EI) chez 81 patients (8,8 %), dont 24 patients (2,6 %) avec des EI graves (EIG). L’atteinte la plus fréquente était respiratoire (38,3 % des EI), principalement des bronchiolites et bronchites. Les autres EI étaient des troubles du sommeil (24,7 %), des EI vasculaires (11,1 %) avec hypotension et acrocyanose, et digestifs (11,1 %) avec surtout des diarrhées. Les EIG étaient respiratoires (41,7 % des EIG), métaboliques (16,7 % d’hypoglycémie), cardiovasculaires (12,5 % de bradycardie).

Discussion

Les EI de notre cohorte pédiatrique étaient attendus avec le propranolol. Les plus fréquents (troubles du sommeil, digestifs et vasculaires) étaient modérés et transitoires, ce qui permettait le maintien ou la réintroduction rapide du propranolol. Les bronchiolites étaient fréquentes et empêchaient rarement la reprise du propranolol après guérison. L’exacerbation d’asthme est plus problématique car le diagnostic est rarement fait avant l’âge d’1 an. Il doit être suspecté en cas de bronchiolites/bronchites à répétition et contre-indique la reprise du propranolol. Le risque d’hypoglycémie, plus spécifique au jeune enfant, est moins connu car peu fréquent, mais potentiellement grave.

Conclusion

Dans cette large cohorte prospective de vigilance d’enfants traités par propranolol, le traitement a été globalement bien toléré. Toutefois, les prescripteurs et les parents doivent garder à l’esprit 2 effets indésirables potentiellement graves qui nécessitent la suspension du traitement : l’hyperréactivité bronchique au cours des infections bronchiques, et l’hypoglycémie en cas d’apport alimentaire faible ou de jeûne.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Hémangiome, Propranolol, Tolérance


Plan


© 2014  Publié par Elsevier Masson SAS.
Ajouter à ma bibliothèque Retirer de ma bibliothèque Imprimer
Export

    Export citations

  • Fichier

  • Contenu

Vol 141 - N° 12S

P. S251-S252 - décembre 2014 Retour au numéro
Article précédent Article précédent
  • Tolérance de l’ivermectine chez le nourrisson et l’enfant de moins de 15 kg : observatoire multicentrique
  • F. Boralevi, J. Miquel, A.-C. Bursztejn, E. Mahé, C. Chiaverini, C. Laumaillé-Cadiou, C. Buzenet, E. Bourrat, E. Kubica, K. Ezzedine
| Article suivant Article suivant
  • SLC24A5 : un nouveau gène responsable d’albinisme oculocutané non syndromique
  • F. Morice-Picard, E. Lasseaux, D. Simon, J. Alonzo, S. François, C. Rooryck, A. Taïeb, D. Lacombe, B. Arveiler

Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement ou un achat à l’unité.

L'accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement ou un achat à l'unité.

Déjà abonné à cette revue ?

;

Mon compte


Plateformes Elsevier Masson

Déclaration CNIL

EM-CONSULTE.COM est déclaré à la CNIL, déclaration n° 1286925.

En application de la loi nº78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, vous disposez des droits d'opposition (art.26 de la loi), d'accès (art.34 à 38 de la loi), et de rectification (art.36 de la loi) des données vous concernant. Ainsi, vous pouvez exiger que soient rectifiées, complétées, clarifiées, mises à jour ou effacées les informations vous concernant qui sont inexactes, incomplètes, équivoques, périmées ou dont la collecte ou l'utilisation ou la conservation est interdite.
Les informations personnelles concernant les visiteurs de notre site, y compris leur identité, sont confidentielles.
Le responsable du site s'engage sur l'honneur à respecter les conditions légales de confidentialité applicables en France et à ne pas divulguer ces informations à des tiers.