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Traitement du lichen érosif buccal par rapamycine topique vs bétaméthasone topique. Étude randomisée en double insu de 75 patients - 24/11/14

Doi : 10.1016/j.annder.2014.09.086 
L. Vaillant a, , F. Boralevi b, T. Passeron c, P. Bernard d, A. Le Gouge a, B. Hüttenberger a, F. Pascal e, J.-C. Fricain b, S. Agbo-Godeau f, M. Samimi a, B. Giraudeau a, C. Francès g
a Université François-Rabelais, CHU de Tours, Tours, France 
b Université de Bordeaux, CHU de Bordeaux, Bordeaux, France 
c Université de Nice, CHU de Nice, Nice, France 
d Université de Reims, CHU de Reims, Reims, France 
e Hôpital Saint-Louis, Paris, France 
f Groupe hospitalier La Pitié-Salpêtrière, Paris, France 
g Hôpital Tenon, université Pierre-et-Marie-Curie, Paris, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

Introduction

Les lichens érosifs buccaux ont une évolution souvent chronique, avec des poussées inflammatoires douloureuses récidivantes dont le traitement de référence est consitué par les corticoïdes locaux. Cependant, il peut exister une cortico-dépendance ou une cortico-résistance. Une série de cas a suggéré que la rapamycine topique pouvait constituer une alternative thérapeutique. L’objectif de cet essai randomisé était de comparer deux stratégies thérapeutiques, rapamycine topique versus corticoïdes topiques (bétaméthasone, Diprolène®), sur la mise en rémission complète du lichen érosif buccal après 3 mois de traitement.

Patients et méthodes

Il s’agit d’un essai randomisé multicentrique, en groupes parallèles, en double insu. Les principaux critères d’inclusion étaient : patient âgé de 18 à 85 ans, ayant un lichen érosif buccal évoluant depuis au moins 6 semaines, dont la surface érosive était de plus de 1 cm2, avec confirmation histologique de lichen. Les patients étaient traités (deux applications par jour) pendant 3 mois, puis surveillés jusqu’à 6 mois. Le critère de jugement principal était la rémission complète (= disparition complète des érosions buccales) à M3. Les principaux critères secondaires étaient : la rémission complète à M6, la diminution des surfaces érosives (M3 et M6), la diminution de la douleur (M1, M2, M3), la tolérance du traitement, le passage systémique de la rapamycine (M1 et M3).

Résultats

Trente-neuf patients ont été inclus dans le groupe rapamycine et 36 patients dans le groupe bétaméthasone. La rémission complète à M3 était de 27,3 % (groupe rapamycine) vs 39,4 % (groupe bétaméthasone), odds ratio = 0,68 [0,24–1,89] (p=0,46). À M6, la rémission complète était similaire dans les 2 groupes (autour de 25 %), mais la diminution des surfaces érosives était plus importante dans le groupe rapamycine (p=0,04). La douleur était plus importante à M1, M2 et M3 dans le groupe rapamycine (p=0,009). Les effets secondaires ont été locaux : la douleur à l’application était plus importante dans le groupe rapamycine (p=0,02). La rapamycine a été détectée dans le sang d’un seul patient.

Discussion

La rapamycine topique n’est pas plus efficace que la bétaméthasone topique dans le traitement du lichen plan buccal érosif. La rapamycine est moins rapidement efficace que la bétaméthasone (M3), mais son efficacité se poursuit après l’arrêt du traitement (M6) avec une plus petite surface érosive. Aucun effet indésirable grave n’a été observé.

Conclusion

La rapamycine topique semble avoir un intérêt dans le maintien de la réponse thérapeutique dans le lichen érosif buccal. Une association des deux traitements ou une stratégie thérapeutique séquentielle (corticoïdes locaux puis rapamycine topique) pourrait être envisagée.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Essai thérapeutique, Lichen érosif buccal, Rapamycine


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Vol 141 - N° 12S

P. S259-S260 - décembre 2014 Retour au numéro
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