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Réintroduction d’un inhibiteur de BRAF après traitement systémique chez des patients avec mélanome métastatique - 24/11/14

Doi : 10.1016/j.annder.2014.09.137 
J. Roux a, , C. Pages a, D. Malouf a, M. Nika a, M. Baccard a, C. Comte a, A. Archimbaud a, M. Battistella b, M. Viguier a, S. Mourah c, M. Bagot a, C. Lebbé a
a Dermatologie, hôpital Saint-Louis, Paris, France 
b Anatomopathologie, hôpital Saint-Louis, Paris, France 
c Pharmacologie, hôpital Saint-Louis, Paris, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

Introduction

Les inhibiteurs de BRAF (BRAFi) ont montré une augmentation de la survie globale chez les patients (pts) atteints de mélanome (MM) métastatique muté BRAF. Cependant, la durée moyenne de réponse est de 8 mois, en rapport avec des mécanismes de résistance. Parmi les stratégies développées pour lutter contre ces mécanismes, l’administration séquentielle des BRAFi est proposée. Nous rapportons une série de 9 pts suivis pour MM avancé progressant sous BRAFi et chez lesquels le BRAFi a été repris après échec d’au moins une ligne de traitement.

Patients et méthodes

Nous avons inclus les pts suivis pour un MM et traités entre janvier 2010 et juin 2014 par BRAFi, arrêtés pour progression, puis retraités par BRAFi après avoir reçu au moins une ligne supplémentaire de traitement. Les pts étaient considérés comme répondeurs lorsqu’ils avaient une maladie stable, une rémission partielle (RP < 30 % de réponse) ou une rémission complète.

Observations

Neuf pts ont été inclus, dont 7 avaient une mutation V600E et 2 une mutation V600K. À S8 de l’introduction de la ligne de traitement no 1 par BRAFi, on observait une réponse tumorale chez tous les patients (2 réponses dissociées et 7 RP). La durée moyenne de réponse aux BRAFI était de 8 mois (2 à 22). Entre les 2 cures de BRAFi, 7 avaient reçu de l’ipi. Le temps moyen entre la cure de BRAFi no 2 et l’ipi était de 4 mois (1–17 mois). Parmi ces 9 pts, 1 non-répondeur à la cure no 2 est décédé 8 semaines après la réintroduction. Six pts ont eu une RP, 3 patients sont encore sous traitement à 1, 5 et 29 mois. Les 2 autres ont présentés une réponse dissociée.

Discussion

Les BRAFi sont une avancée dans la prise en charge du MM mais posent le problème d’un échappement rapide au traitement. Nous décrivons 9 pts retraités par BRAFi après d’autres traitements systémiques. Six d’entre eux ont eu une réponse ayant duré 4 à 29 mois, ce qui est en faveur de l’intérêt du traitement séquentiel par BRAFi. Trois cas de réponse après réintroduction de BRAFi ont été publiés. Ces 3 patients avaient été traités en 1re ligne par un BRAFi avec 4 à 10 mois de réponse. Après progression, ils avaient reçu d’autres traitements systémiques dont de l’ipi puis en l’absence d’alternative thérapeutique avaient été retraités par un BRAFi avec succès pendant 4 à 5 mois. Une étude a par ailleurs montré sur un modèle de xénogreffe de lignée humaine de MM l’intérêt d’un traitement discontinu pour prévenir les phénomènes de résistances. Sept de nos patients ont reçu de l’ipi entre les 2 cures, nous ne pouvons donc pas exclure une réponse tardive à l’ipi.

Conclusion

Il existe un bénéfice à rechallenger des patients par un BRAFi puisque l’on peut observer une réponse après échappement initial. Ces constations sont sous-tendues par des publications sur les échappements aux IBRAF semblant pour certains réversibles à l’arrêt du traitement.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Mécanisme de résistance, Mélanome, Réintroduction d’inhibiteur de BRAF


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Vol 141 - N° 12S

P. S285-S286 - décembre 2014 Retour au numéro
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