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Nouvelle transplantation rénale après maladie de Kaposi du transplanté - 24/11/14

Doi : 10.1016/j.annder.2014.09.139 
G. Bohelay a, , C. Rabaté b, L. Le Cleach c, S. Barete a, S. Euvrard d, C. Lebbé e, C. Francès a
a Dermatologie, hôpital Tenon, Paris, France 
b Néphrologie, hôpital Necker-Enfants–malades, Paris, France 
c Dermatologie, hôpital Henri-Mondor, Créteil, France 
d Dermatologie, hôpital Édouard-Herriot, Lyon, France 
e Dermatologie, hôpital Saint-Louis, Paris, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

Introduction

Pendant de nombreuses années, la survenue d’une maladie de Kaposi (MK) après une première greffe était une contre-indication pour une seconde greffe. L’amélioration de la prise en charge des MK du transplanté a modifié cette attitude. Cette étude nationale avait pour but d’évaluer l’évolution à long terme des premiers transplantés français ayant eu une MK après une première greffe et secondairement retransplantés.

Matériel et méthodes

Pour chaque patient, identifié par le groupe Peau et Greffe d’Organe de la Société française de dermatologie, les données de chaque greffe et de la MK ont été recueillies rétrospectivement.

Résultats

Les 6 hommes, âgés en moyenne de 39 ans lors de la 1re greffe rénale, étaient HHV-8 positifs, sans infection VIH ni MK préalable. L’immunosuppression (IS) de la 1re greffe comprenait un traitement d’induction biologique puis l’association corticoïdes, azathioprine et ciclosporine. La MK, apparue en médiane 9,5 mois après la greffe, était cutanée localisée (n=2) ou diffuse (n=4) avec atteinte ganglionnaire (n=4), pulmonaire (n=2) ou digestive (n=3). Le traitement consistait en une baisse de l’IS. La perte du greffon était secondaire à un rejet (n=4), une récidive d’un syndrome hémolytique urémique ou à une nécrose tubulaire aiguë au cours d’un choc septique. La détransplantation avec arrêt de l’IS a eu lieu en médiane 2,3 ans après la greffe, suivie d’une rémission de la MK complète (n=4) ou partielle avec lésions cutanées stables (n=2).

La 2e transplantation rénale était réalisée en moyenne 8 ans après l’arrêt de l’IS. L’IS après la 2e transplantation comprenait une induction biologique, puis l’association corticoïdes, tacrolimus et mycophénolate mofétil. La MK n’a pas récidivé chez 4 patients dont l’un est décédé d’un sepsis sévère 42 mois après la 2e greffe ; elle a récidivé chez 2 transplantés, 10 et 16 mois après la greffe, récidive uniquement cutanée limitée, simultanément à une phaeohyphomycose et une réactivation CMV dans un cas. La rémission était partielle pour l’un après remplacement du tacrolimus par la rapamune et une cure d’anthracycline, et complète pour l’autre après diminution de l’IS et radiothérapie. Le recul évolutif après la 2e greffe était en moyenne de 6 ans (2–16 ans). Aucun n’est retourné en dialyse.

Discussion

Seuls 2 malades sur 6 ont eu une récidive de la MK après la 2e greffe avec une rémission complète ou partielle, sans retour en dialyse, compatible avec une vie normale. Chez ces transplantés, la durée d’arrêt de l’IS avant la 2e greffe pourrait être raccourcie. Une meilleure connaissance de la MK et de sa prise en charge avec un suivi plus rapproché des transplantés explique en partie l’amélioration du pronostic.

Conclusion

La survenue d’une MK, cutanée ou généralisée, après une 1re transplantation rénale n’est plus une contre-indication à une 2e greffe. L’effet bénéfique d’un traitement par rapamune pour la prévention de la récidive est à évaluer.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Greffe rénale, Immunodéprimé, Kaposi


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Vol 141 - N° 12S

P. S286-S287 - décembre 2014 Retour au numéro
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