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Étude des greffés rénaux ayant eu au moins un carcinome épidermoïde après greffe en cas de retransplantation - 24/11/14

Doi : 10.1016/j.annder.2014.09.141 
C. Martin a, , E. Ducroux a, J. Kanitakis a, E. Decullier b, E. Morelon c, S. Euvrard a
a Dermatologie, hôpital Édouard-Herriot, Lyon, France 
b Méthodologie clinique, Hospices Civils de Lyon, Lyon, France 
c Néphrologie et transplantation, hôpital Édouard-Herriot, Lyon, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

Introduction

Les recommandations sur les cancers cutanés comme contre-indication à la greffe d’organe sont peu documentées. La greffe rénale ayant débuté il y a près de 50 ans, de plus en plus de candidats à une retransplantation rénale (RTX) ont développé un ou des carcinomes épidermoïdes (CE) après une greffe, et il n’existe aucune ligne de conduite sur de tels cas. Nous rapportons notre expérience sur la morbidité cutanée chez les greffés rénaux (GR) après RTX.

Patients et méthodes

Il s’agit d’une étude pilote rétrospective monocentrique d’une série de cas. L’évaluation dermatologique reposait sur le compte des tumeurs cutanées prouvées histologiquement comprenant en plus des CE, carcinome basocellulaire (CBC), kératoacanthome (KA), maladie de Bowen (MB), kératose prémaligne (KP) et d’autres cancers cutanés plus rares. Ces comptes ont été effectués sur P1 = période où la greffe a été fonctionnelle après le 1er CE, et P2 = période de retransplantation observée. Les traitements immunosuppresseurs étaient enregistrés.

Ont été inclus les GR ayant eu au moins 2 greffes rénales, au moins un CE après une ou plusieurs greffes et ayant reçu une nouvelle greffe après la survenue du ou des CE.

Résultats

Sur 3080 GR vus en consultation dermatologique, 230 ont développé un CE après une ou plusieurs greffes. Au moins 15 d’entre eux ont eu une RTX après. Sur l’ensemble de l’étude, ils ont présenté un total de 292 tumeurs (159 CE, 24 CBC, 23 KA, 19 MB, 67 KP). La durée moyenne de suivi était de 58 mois (8–154) pour P1 et de 63 mois (12–164) pour P2. Treize sur quinze patients (86,7 %) ont eu de nouveaux CE, 3–36 mois après RTX avec 1,6 fois plus de tumeurs en P2 par rapport à P1. Cinq patients (30 %) ont eu un CE agressif après RTX (3 avec récidives locales, 3 avec métastases) vs un CE métastatique après la première greffe. Parmi eux, sont survenus aussi une maladie de Kaposi et un mélanome. Sept patients (46,7 %) sont décédés en moyenne 6 ans après RTX dont 2 d’un CE métastatique (CE d’origine antérieur à la RTX dans un cas, et postérieur dans l’autre – ce dernier patient a reçu une RTX 5 ans après un CE avec métastase en transit sans récidive de cette lésion, mais est décédé d’un autre CE métastatique). Les immunosuppresseurs ont été modifiés de façon diverse avec introduction de sirolimus dans 20 % et 67 % des cas après les 1re et 2e greffes respectivement.

Discussion

Notre série montre un taux élevé de CE avec lésions agressives après RTX et suggère que ce risque pourrait être encore plus élevé avec un suivi plus long. Les stratégies immunosuppressives étaient variées et ne permettent pas de tirer de conclusion sur la meilleure attitude à adopter.

Conclusion

Les antécédents de CE ne constituent pas une contre-indication à une RTX mais une étude multicentrique semble nécessaire pour mieux définir les profils de patients et les règles à observer (délai d’attente après un CE pour la RTX à déterminer en fonction de l’histologie du CE, stratégie immunosuppressive).

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Carcinome épidermoïde, Retransplantation, Traitement immunosuppresseur, Transplantation rénale


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Vol 141 - N° 12S

P. S287-S288 - décembre 2014 Retour au numéro
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  • Sirolimus en prévention secondaire des cancers cutanés chez les greffés rénaux. Résultats à 5 ans de l’étude TUMORAPA
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