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Efficacité d’une troisième ligne de biomédicament dans le traitement du psoriasis sévère - 24/11/14

Doi : 10.1016/j.annder.2014.09.154 
A. Chaddouki a, , V. Florin a, C. Becquart a, A. Villani b, c, A.-C. Cottencin a, J. Labreuche d, D. Jullien b, c, E. Delaporte a, e, D. Staumont-Sallé a, e
a Dermatologie, CHRU de Lille, Lille, France 
b Dermatologie, CHU de Lyon, France 
c Université Lyon 1, Lyon, France 
d Statistique, CHRU de Lille, Lille, France 
e Université Lille 2, Lille, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

Introduction

Les biomédicaments comme les anti-tumor necrosis factor (TNF) ou l’anti-IL-12/23 (ustékinumab) ont fait la preuve de leur efficacité dans le traitement du psoriasis sévère. En pratique courante, une perte d’efficacité de ces molécules amène à prescrire une 2e, voire une 3e ligne de traitement, dont il est difficile de prévoir l’efficacité. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’efficacité d’une 3e ligne de biomédicament dans le traitement du psoriasis sévère comparativement aux précédentes lignes de traitement.

Patients et méthodes

Nous avons mené une étude rétrospective entre 2005 et 2013 dans les services de dermatologie des CHU de Lille et Lyon, incluant tous les malades ayant reçu au moins 3 lignes de médicaments parmi infliximab, adalimumab, étanercept et ustékinumab. L’efficacité des traitements était évaluée par l’estimation du PASI75 après 3 mois du traitement. Le délai d’échappement était recueilli le cas échéant pour chaque ligne de traitement. L’analyse statistique tenait compte de l’effet aléatoire patient par la réalisation d’un test de McNemar.

Résultats

Quarante-six patients avaient reçu au moins 3 lignes de biomédicaments. Onze malades étaient exclus en raison d’un arrêt du traitement avant 3 mois pour survenue d’un effet indésirable. L’analyse portait donc sur 35 patients dont 25 hommes. Le taux de réponse à 3 mois de la 3e ligne de traitement (88,5 %) n’était pas significativement différent de la 2e ligne (71,4 % ; p=0,083) et de la 1re ligne (65,7 % ; p=0,03). Le délai d’échappement était comparable pour la 1re et la 2e ligne de traitement (respectivement 14,5 et 10,9 mois ; p=0,29). Mais il était plus long pour la 3e ligne de traitement (23,9 mois ; p=0,0009).

Discussion

Il n’existe pas dans la littérature de données concernant l’efficacité et le maintien d’une 3e ligne de biomédicament dans le traitement du psoriasis. En rhumatologie, l’efficacité d’une 3e ligne d’anti-TNF dans le traitement de la spondylarthrite ankylosante a été évaluée à Lille par Flipo et collaborateurs, montrant un taux de réponse de 82,1 %. Les résultats issus des données de la British Society for Rheumatology Biologics Register montrent le maintien d’une 2e ligne de traitement chez 73 % des patients après un suivi de 15 mois. Le caractère rétrospectif de notre étude ne permet pas l’étude des facteurs favorisant la survenue d’un échappement comme la production d’anticorps dirigés contre la molécule.

Conclusion

L’échappement à 2 premières lignes de traitement par un biomédicament quel qu’il soit n’implique pas systématiquement un échec ou un échappement précoce à une 3e ligne de traitement.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Anti-TNF, Biomédicament, Psoriasis, Ustékinumab


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Vol 141 - N° 12S

P. S294-S295 - décembre 2014 Retour au numéro
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