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Leishmanioses cutanéo-muqueuses en Guyane : prédominance de l’espèce Leishmania guyanensis - 24/11/14

Doi : 10.1016/j.annder.2014.09.161 
A.-S. Darrigade a, , E. Sambourg a, b, A. Duvignaud a, D. Sainte-Marie a, S. Labbé c, A. Renaux d, S. Simon b, e, f, B. Carme f, M. Demar b, e, f, P. Couppié a, b, e
a Dermatologie, centre hospitalier de Cayenne, Cayenne, France 
b Équipe EA3593-EPaT, université de Guyane, France 
c Anatomopathologie, centre hospitalier de Cayenne, Cayenne, France 
d Chirurgie ORL, centre hospitalier de Cayenne, Cayenne, France 
e Centre national de référence des leishmanioses-laboratoire associé, centre hospitalier de Cayenne, Cayenne, France 
f Parasitologie, centre hospitalier de Cayenne, Cayenne, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

En Guyane, les leishmanioses tégumentaires sont dues à Leishmania guyanensis dans environ 90 % des cas et L. braziliensis dans environ 10 % des cas. Les localisations muqueuses seraient rares (inférieures à 1 % des cas) et secondaires à l’une ou l’autre de ces 2 espèces. Cependant, aucune étude n’a été réalisée à ce jour en Guyane concernant ces formes cutanéomuqueuses (LCM). L’identification d’espèce par PCR-RFLP développée en Guyane depuis 8 ans permet d’analyser les données concernant ces formes avec focalisation muqueuse.

Matériel et méthodes

Une étude rétrospective, descriptive était réalisée dans le service de dermatologie du centre hospitalier de Cayenne entre janvier 2006 et décembre 2013. Le diagnostic parasitologique était fait sur frottis, anatomopathologie ou culture d’une biopsie cutanée ou muqueuse. L’espèce de leishmanie était déterminée par PCR-RFLP. Étaient inclus uniquement les patients ayant bénéficié d’une identification d’espèce.

Observations

Sur un total de 430 cas de leishmanioses cutanées (LC) et/ou muqueuses avec identification d’espèce, 9 cas de LCM étaient décrits (2 %). Le sex-ratio était de 8/1 et la moyenne d’âge de 37 ans. Six cas étaient dus à L. guyanensis et 3 cas à L. braziliensis. Rapportés par espèces identifiées, les taux de formes muqueuses étaient respectivement de 1,6 % pour L. guyanensis et de 6,8 % pour L. braziliensis. Chez 7 patients une LC avait précédé les symptômes muqueux (78 %) avec un délai moyen de 5 ans (3 mois–10 ans). Pour 6 patients, il y avait une atteinte concomitante cutanée et muqueuse (67 %) : une LC localisée pour 3 d’entre eux et une LC diffuse pour les 3 autres. L’atteinte muqueuse était nasale chez tous les patients mais aussi labiale pour 1 patient. Quatre des patients étaient coinfectés par le VIH (3 patients infectés par L. guyanensis et 1 par L. braziliensis). Le traitement de 1re intention était le Glucantime®. Chez les patients coinfectés avec le VIH, la moyenne du nombre de lignes de traitement pour la LCM était de 2,3 alors que les patients séronégatifs avaient en moyenne 1,4 ligne thérapeutique.

Discussion

Ces résultats indiquent un risque non négligeable de complication type atteinte muqueuse concernant L. braziliensis ce qui était déjà bien connu mais aussi concernant L. guyanensis, ce qui est peu rapporté dans la littérature médicale. L’infection par le VIH apparaît comme un facteur favorisant les focalisations muqueuses.

Conclusion

En Guyane, L. guyanensis est le parasite le plus fréquemment en cause dans la leishmaniose, cutanée ou muqueuse.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Guyane, Leishmania brasiliensis, Leishmania guyanensis, Leishmaniose cutanéomuqueuse, VIH


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Vol 141 - N° 12S

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