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Laser vasculaire : un traitement de la sclérose dans la sclérodermie systémique ? - 24/11/14

Doi : 10.1016/j.annder.2014.09.182 
M. Severino a, , C. Paul a, L. Lamant b, L. Legendre a, N. Kirsten a, A. Maza a, V. Planat c, J. Hautier Mazereeuw a, C. Bulai Livideanu a
a Dermatologie, CHU de Toulouse, Toulouse, France 
b Anatomopathologie, CHU de Toulouse, Toulouse, France 
c CNRS, CHU de Toulouse, Toulouse, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

Le laser vasculaire est très utilisé en dermatologie afin de traiter toutes les pathologies secondaire à une augmentation et/ou une dilatation des vaisseaux sanguins cutanés, comme l’angiome plan ou l’érythrose. Nous rapportons une utilisation inattendue du laser vasculaire chez 3 patientes atteintes de sclérose cutanée dans le cadre d’une sclérodermie systémique (SS).

Observations

La première patiente était une femme de 42 ans suivie pour une SS, SCL 70+, évoluant depuis 2008. Elle était gênée par l’atteinte scléreuse des extrémités et les ulcères digitaux. Pendant l’hiver 2013, elle était traitée par Ilomedine® tous les mois. Nous avons réalisé 4 séances de laser colorant pulsé (LCP), en mode photothermolyse, sur la main gauche (main droite : témoin) à 1 mois d’intervalle. Une amélioration clinique progressive était notée par la patiente. Au terme de 4 séances, cette amélioration a été - mise en évidence par l’échelle de la main de Cochin (main gauche à 47 vs main droite à 81) et par l’histologie qui montrait moins de sclérose réticulaire profonde à la main gauche. Les deux autres patientes étaient des femmes de 62 et 43 ans, suivies également dans notre service pour une SS. Nous avons déjà réalisé 2 séances de LCP sur une des deux mains avec un début d’amélioration clinique. Une évaluation histologique et une autoévaluation par l’échelle de la main de Cochin seront réalisées après 4 séances de LCP. Une évaluation des divers marqueurs immunologiques impliqués dans la SS par une méthode qPCR (IL-6, pro-collagène 1 et 3, TGF-bêta, IL-33, facteur XIII) sera également réalisée sur les biopsies cutanées, chez toutes les patientes, après 4 séances de laser vasculaire et après avoir obtenu leur accord écrit. Le traitement a été réalisé à l’aide du laser Cynergy™ (Cynosure) avec une pièce à main de 7 mm, une fluence de 6 à 7,5 J/cm2 et 0,5 ms, avec une bonne tolérance.

Discussion

Il s’agit des premiers cas de sclérose cutanée dans le cadre d’une SS traitée par laser vasculaire. Il existe un seul article rapportant l’efficacité du laser vasculaire sur la morphée, ce qui nous a motivé à proposer à nos patientes ce traitement après une information claire et loyale. Le mécanisme physiopathologique de cette amélioration reste encore inconnu, une des raisons pour laquelle l’évaluation des divers marqueurs immunologiques est prévue. Le LCP pourrait être un traitement complémentaire dans la sclérose cutanée des SS, permettant ainsi d’améliorer la qualité de vie de ces patients.

Conclusion

Cette observation pourrait être reproductible à une échelle plus grande, permettant ainsi d’étudier le nombre de séances nécessaires et les paramètres à utiliser afin d’obtenir la meilleure efficacité.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Laser vasculaire, Sclérodermie systémique, Sclérose cutanée, Traitement


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 Iconographie disponible sur CD et Internet.


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Vol 141 - N° 12S

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