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Efficacité du PANITUMUMAB chez un patient atteint de carcinome épidermoïde cutané avancé, une alternative au CETUXIMAB en cas d’immunogénicité - 24/11/14

Doi : 10.1016/j.annder.2014.09.206 
A. Marti 1, , G. Fidelin 1, A. Fauconneau 1, F. Siberchicot 2, N. Ouabrache 3, O. Cogrel 1, M. Beylot-Barry 1, 4, A. Pham-Ledard 1, 4
1 Service de dermatologie, CHU de Bordeaux, Pessac, France 
2 Service de chirurgie maxillo-faciale, CHU de Bordeaux, Bordeaux, France 
3 Service de radiothérapie, CHU de Bordeaux, Pessac, France 
4 EA2406, histologie et pathologie moléculaire des tumeurs, University Bordeaux, Bordeaux, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

Introduction

Nous rapportons le cas d’un patient suivi pour un carcinome épidermoïde cutané (CEC) avancé localement traité efficacement par PANITUMUMAB, après intolérance au CETUXIMAB. Il s’agit d’un anticorps monoclonal entièrement humain anti-récepteur du facteur de croissance épidermique (EGFR).

Observations

Un homme de 89ans était suivi pour CEC évolué de la pyramide nasale. Il s’agissait d’une tumeur de 35mm, ulcérée, avec envahissement du cartilage sous-jacent. Devant le caractère inopérable, une radiothérapie était effectuée (40Gy en 10 fractions de 4Gy). Cependant, la tumeur progressait de manière explosive quelques semaines après la fin d’irradiation. Devant les lourds antécédents cardiovasculaires et l’âge avancé du patient, un traitement par anti-EGFR en monothérapie était proposé. La première perfusion de cetuximab était rapidement interrompue devant un choc anaphylactique dès le début de l’injection. Un traitement par panitumumab, 6mg/kg tous les 15jours était alors proposé. L’évolution clinique était rapidement favorable avec un affaissement net du bourrelet périphérique tumoral, puis disparition de la tumeur et persistance d’une ulcération avec mise à nu du cartilage après 5 mois de traitement.

Discussion

Les CEC avancés localement ou à distance représentent 7 % de l’ensemble des CEC. La contre-indication ou l’échec à une chirurgie ou une radiothérapie peut amener à proposer un traitement médical. La chimiothérapie par sels de platine peut être difficile à envisager chez les patients âgés. Le CETUXIMAB, anticorps monoclonal IgG1 chimérique anti-EGFR (35 % murin et 65 % humain) a été approuvé pour le traitement des cancers colorectaux, des carcinomes épidermoïdes de la tête et du cou, et a montré son efficacité dans les CEC, avec des études de phase 2 comportant un nombre limité de patients et des cas isolés. Le PANITUMUMAB, anticorps monoclonal IgG2 recombinant entièrement humain, est indiqué dans les cancers colorectaux et est en cours d’évaluation dans les carcinomes épidermoïdes de la tête et du cou. Il n’existe pas de publication dans les CEC. Il s’administre à un rythme d’une perfusion toutes les 2 semaines, alors que le CETUXIMAB s’administre de manière hebdomadaire. La tolérance du PANITUMUMAB est en règle générale bien meilleure que l’anticorps chimérique. Les réactions liées à la perfusion sont rapportées dans 0 à 3 % contre 3,5 à 7,5 % avec le CETUXIMAB. Les réactions cutanées à type de folliculite sont également moins fréquentes sous PANITUMUMAB (3 à 9,9 %) que sous CETUXIMAB (4,9 à 16 %).

Conclusion

Notre observation suggère que le PANITUMUMAB peut représenter une alternative thérapeutique intéressante au CETUXIMAB chez des patients atteints de CEC évolués, de par un risque moindre de réactions anaphylactoïdes.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Carcinome épidermoïde, Cetuximab, EGFR, Panitumumab


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Vol 141 - N° 12S

P. S313-S314 - décembre 2014 Retour au numéro
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