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Cabines de bronzage : étude des motivations et croyances des utilisateurs et non-utilisateurs dans la population lilloise - 24/11/14

Doi : 10.1016/j.annder.2014.09.304 
C.S. Scalbert 1, , M. Grenier 2, C. Maire 1, O. Cottencin 3, A. Bonnevalle 1, H. Béhal 4, A. Duhamel 4, R. Glantenet 2, L. Mortier 1
1 Dermatologie, CHRU de Lille, Lille, France 
2 Département de médecine générale, CHRU de Lille, Lille, France 
3 Service de psychiatrie, CHRU de Lille, Lille, France 
4 Unité de méthodologie et de biostatistiques, pôle santé publique, Lille, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

L’utilisation non contrôlée des cabines de bronzage pose un problème majeur de santé publique. Le rôle des UV dans la cancérogenèse cutanée est en effet démontré. L’objectif principal de cette étude était d’évaluer les motivations et les croyances de la population lilloise concernant l’utilisation des cabines UV. Les objectifs secondaires étaient de comparer les connaissances des utilisateurs et des non-utilisateurs et de rechercher des critères d’addiction parmi les utilisateurs.

Patients et méthodes

L’étude, menée entre avril et juin 2013 dans le centre de Lille, était transversale et descriptive. Les motivations des participants étaient obtenues par un questionnaire à choix multiples. Une échelle de Likert était utilisée pour l’évaluation des croyances et un questionnaire m-CAGE pour le dépistage d’une addiction.

Résultats

Sur les 200 personnes interrogées, 30 % (n=60) avaient déjà utilisé, au moins une fois, des cabines UV dans un cadre non médical. L’âge médian de début d’utilisation était de 23ans (15–59) ; 11,7 % avaient débuté avant l’âge autorisé de 18ans. « Préparer la peau au soleil » était l’argument majoritaire (68,3 %) justifiant la fréquentation des cabines UV. Étaient ensuite évoquées des raisons esthétiques (58,3 %) et l’effet de bien-être (11,7 %). La population étudiée était consciente que leur utilisation favorisait l’apparition de cancers cutanés et le vieillissement cutané. Les utilisateurs adhéraient plus que les non-utilisateurs à l’idée que faire des UV en cabine « prépare la peau au soleil » (75 % contre 49,6 %, p=0,0009) et « favorise le cancer de la peau » (56,9 % contre 36,2 %, p=0,0444). Un comportement addictif était dépisté chez 3,3 % (2/60) des utilisateurs.

Discussion

Dans notre étude, malgré une bonne connaissance du risque carcinogène, la motivation principale des utilisateurs de cabines UV était de préparer la peau au soleil (68,3 %). Ces résultats concordaient avec l’étude SUVIMAX menée en 2001. Malgré l’information donnée par l’OMS sur l’absence de « préparation de la peau au soleil » par la réalisation d’UV en cabine, certains prestataires du bronzage en cabine continuent à diffuser cet argument publicitaire mensonger. L’interdiction d’accès aux moins de 18ans n’était pas respectée dans notre étude, il est souhaitable qu’une politique plus stricte de contrôle des cabines UV soit menée en appliquant la réglementation déjà existante.

Conclusion

Les utilisateurs connaissent le risque carcinogène des cabines à UV mais s’exposent pensant préparer leur peau au soleil. Cette notion erronée doit être combattue.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Cabine de bronzage, Addiction, Croyance, UV


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 Iconographie disponible sur CD et Internet.


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Vol 141 - N° 12S

P. S360 - décembre 2014 Retour au numéro
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