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Avis dermatologiques à distance : enquête interrégionale - 24/11/14

Doi : 10.1016/j.annder.2014.09.312 
A.M. Tesnière 1, , P. Leloup 2, G. Quereux 2, H. Maillard 3, S. Pédailles 4, S. Kerever 5, M.-T. Leccia 6, A. Dompmartin 1
1 Dermatologie Caen, université de Caen Basse-Normandie, Caen, France 
2 Dermatologie, CHU de Nantes, Nantes, France 
3 Dermatologie, centre hospitalier du Mans, Le Mans, France 
4 Dermatologie, CIC, Alençon, France 
5 Centre UMR 1153 Inserm, université Denis Diderot, Paris, France 
6 Dermatologie, CHU de Grenoble, Grenoble, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

Les dermatologues sont souvent sollicités pour des avis sur photographies numériques. Au cours d’une réunion du groupe de télémédecine de la Société française de dermatologie, il a récemment été proposé de réaliser un état des lieux de ces avis à distance, afin d’évaluer leur volume des demandes et les moyens utilisés.

Matériel et méthodes

Nous avons mené une enquête durant deux mois sous la forme d’un questionnaire en ligne, adressé aux dermatologues libéraux et hospitaliers, auprès de trois régions sélectionnées : les Pays de la Loire, la région Rhône-Alpes, et la Basse Normandie. Les praticiens précisaient lors de chaque avis reçu : statut du praticien sollicité, région d’origine, statut du demandeur, structure d’exercice, support utilisé, type de pathologie, question posée, temps de réponse, résultat de l’avis.

Résultats

Trente praticiens ont participé à cette étude : 2 praticiens universitaires et hospitaliers (PU-PH), 10 praticiens hospitaliers (PH), 5 chefs de cliniques (CCA), 2 assistants spécialistes régionaux (ASR), 11 dermatologues libéraux, avec un total de 287 réponses, provenant de médecins généralistes (30 %), de dermatologues (29 %) et de spécialistes (19 %), exerçant en cabinet libéral (43 %), en CHG (22 %) ou CHU (15 %). La plupart étaient adressés via une messagerie professionnelle (49 %), mais également personnelle (15 %), et smartphones (29 %). Les questions concernaient le plus souvent la pédiatrie (23 %), la cancérologie (21 %), la prise en charge de plaies (14 %) et la dermatologie générale (14 %). L’avis était diagnostique seul ou diagnostique et thérapeutique dans 70 % des cas pour les médecins généralistes et thérapeutique uniquement pour 39 % des dermatologues. Sur l’ensemble des avis, 121 (42 %) n’ont nécessité qu’un avis ponctuel ; il y a eu 81 consultations programmées et 21 décisions d’hospitalisation. Quarante-sept pour cent des réponses nécessitaient moins de 5minutes.

Discussion

Nos résultats soulignent le besoin d’avis de dermatologie générale pour les médecins généralistes et d’hyperspécialité pour les dermatologues. Cependant, ils restent difficiles à modéliser sous la forme d’un réseau entre ville et hôpital car ponctuels. Neuf régions françaises viennent d’être sélectionnées pour des expérimentations en médecine de ville et une réflexion sur le paiement de l’acte de télémédecine. Enfin, bien qu’utiles dans la filtrage des consultations, ces pratiques ne répondent pas aux critères de télémédecine tels que précisés par le décret du 12/10/2010 en lien avec la loi hôpital patients santé et territoires (HPST).

Conclusion

Cette enquête non exhaustive est l’illustration de l’intérêt des avis à distance et la nécessité de leur organisation sous peine de risques médico-légaux.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Avis à distance, Télémédecine, Valorisation


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Vol 141 - N° 12S

P. S363 - décembre 2014 Retour au numéro
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