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Une éruption familiale des oreilles plus complexe qu’il n’y paraît - 24/11/14

Doi : 10.1016/j.annder.2014.09.354 
A.-C. Bursztejn 1, , F. Gebhard 2, E. Raffo 3, E. Schmitt 4, B. Leheup 3, Y.J. Crow 5
1 Service de dermatologie, CHU de Nancy, Vandoeuvre-les-Nancy, France 
2 Cabinet de Pediatrie, Frouard, France 
3 Médecine infantile 3 et génétique clinique, CHU de Nancy, Vandoeuvre-les-Nancy, France 
4 Neuroradiologie, CHU de Nancy, Nancy, France 
5 Génétique médicale, université de Manchester, Manchester, Royaume-uni 

Auteur correspondant.

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Résumé

Introduction

Le syndrome d’Aicardi-Goutières (SAG) est un spectre de maladies avec une signature interféron (IFN). Les symptômes vont d’une atteinte cutanée pure (chilblain lupus [CL]) jusqu’à un tableau neurologique sévère. Nous présentons un cas familial de SAG avec signes cliniques variés.

Observations

Un jeune garçon était vu en dermatologie pour des lésions croûteuses des oreilles récidivantes en période hivernale évoluant depuis l’âge d’1 an. Il avait aussi des lentigines des extrémités sans photo-exposition préalable et un discret retard des acquisitions motrices. L’IRM cérébrale montrait des hypersignaux de la substance blanche périventriculaire. Son frère cadet présentait des lésions cutanées similaires apparues à 15 mois. Il avait un retard des acquisitions motrices et une tétraparésie spastique. L’imagerie cérébrale montrait un retard de la myélinisation et l’absence de calcification. Leur père avait des ulcérations hivernales des oreilles depuis l’âge de 7 mois avec cicatrisation dystrophique, des lentigines des extrémités, des lésions kératosiques des coudes et genoux, des déformations articulaires des interphalangiennes des mains et pieds sans rhumatisme inflammatoire préalable et une hypoplasie des racines des dents définitives justifiant un appareillage complet. Devant les lésions cutanées évocatrices de CL, une signature IFN était évaluée et trouvée, puis une mutation délétère du gène IF1H1 identifiée. Une maladie du spectre AG était affirmée.

Discussion

Le SAG associe encéphalopathie précoce, calcifications cérébrales, démyélinisation de la substance blanche et parfois atteinte cutanée à type de CL voire déformations articulaires des extrémités. Six gènes sont associés à des formes surtout autosomiques récessives de SAG. Récemment, le gène IF1H1 a été identifié chez des patients avec SAG autosomique dominant. Ce même gène est associé au syndrome de Singleton-Merten (SSM) associant des calcifications vasculaires extensives à des anomalies dentaires et orthopédiques ainsi que des lésions psoriasiformes. La famille rapportée présente des symptômes variés à type de CL, malgré l’absence d’atteinte des extrémités et jamais décrits dans le cadre de mutation IF1H1, du SAG pour l’atteinte neurologique bien que peu sévère et du SSM pour l’atteinte dentaire. Les lentigines n’ont jamais été décrites dans le SAG, mais sont présentes au cours de la dyschromatose héréditaire liée à l’un des gènes (ADAR1) du SAG.

Conclusion

Ces cas illustrent l’intérêt mais la complexité d’interprétation d’analyses génétiques devant des tableaux cliniques variés rapportés à un spectre de maladies. Cette analyse a permis de rechercher une atteinte vasculaire chez ces patients et nous rendra vigilant sur l’atteinte dentaire chez les enfants. La signature IFN identifiée permet d’envisager des traitements anti-inflammatoires, notamment à visée neurologique, dans l’attente d’un traitement ciblé.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Chilblain lupus, IF1H1, Syndrome d’Aicardi-Goutieres


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Vol 141 - N° 12S

P. S383-S384 - décembre 2014 Retour au numéro
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