Médecine

Paramédical

Autres domaines


S'abonner

Profils de tolérance respectifs des BRAF inhibiteurs dans le mélanome métastatique muté V600 - 24/11/14

Doi : 10.1016/j.annder.2014.09.387 
F. Amatore , S. Monestier, C. Gaudy-Marqueste, S. Mallet, M.-A. Richard, S. Hesse, J.-J. Grob
 Dermatologie, CHU Timone, AP–HM, Marseille, France 

Auteur correspondant.

Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement ou un achat à l’unité.

pages 2
Iconographies 0
Vidéos 0
Autres 0

Résumé

Introduction

Deux BRAF-inhibiteurs ont l’AMM en France dans le traitement du mélanome métastatique(MM) muté V600E : le vemurafenib (vemu) et le dabrafenib (Dabra). Leurs effets sont globalement similaires mais leur profil de tolérance semble différent. Cette étude compare le profil de tolérance du dabra et du vemu chez des patients ayant reçu successivement les 2 traitements.

Patients et méthodes

Revue rétrospective des différents effets indésirables (EI) chez des patients traités par vemu puis par dabra pour un MM muté V600. Les patients ont reçu au moins 2mois de chaque traitement, avec une période de wash-out de 1mois. La liste exhaustive des EI a été cotée selon le Common Terminology Criteria for Adverse Event.

Résultats

Huit patients ont été traités par vemu puis par dabra de janvier 2012 à juin 2014, respectivement pendant 12,5mois et 5,4mois en moyenne. Six patients sont toujours sous dabra. L’âge médian était de 53ans. La raison du switch était la photosensibilité dans 4 cas, une toxidermie dans 2 cas. L’asthénie et les arthralgies ont respectivement diminué chez 2 et 4 patients, restant stables chez les autres. 1 cas de neuropathie périphérique sous vemu ne s’est pas modifié sous dabra. Les EI digestifs étaient comparables, sauf pour un patient (diarrhée grade II sous dabra). Deux patients ont eu une hépatite médicamenteuse sous vemu sans récidive sous dabra. La photosensibilité a significativement diminué chez 7 des 8 patients au changement. 4 cas de toxidermie sous Vemu, dont 2 sévères, ne se sont pas reproduites. Les autres EI cutanés étaient soit stables soit en régression après le switch, en dehors de la kératodermie plantaire qui s’est majorée pour 4 patients. Un patient avait développé 10 carcinomes épidermoïdes (CE) pendant 24 mois sous vemu ; aucun n’est apparu sous dabra après 6mois de traitement. Aucune fièvre n’a été constatée sous dabra.

Discussion

Cette étude compare le profil de tolérance de 2 BRAFinhibiteurs en cross-over. Ses limites sont son caractère rétrospectif et l’unilatéralité du switch. Les arrêts de traitement dans l’étude pivot ayant permis l’AMM du vemu concernaient 6 % des patients et sont identiques à ceux observés chez les nôtres : arthralgies, toxidermie, photosensibilité. Les EI sous dabra pour nos patients sont aussi similaires à ceux de l’étude pivot en dehors de la fièvre spécifique, non retrouvée ici probablement du fait du faible effectif. La photosensibilité sous dabra est très rare. L’étude montre plus d’hyperkératose et moins de CE et papillomes sous dabra, mais l’hyper-prolifération cutanée survient dans les premiers mois de traitement.

Conclusion

Le profil de toxicité du vemu et du dabra est sensiblement différent, en particulier pour la photosensibilité et peut varier chez un même individu. L’intérêt de disposer de ces deux traitements d’efficacité équivalente est de pouvoir switcher en cas d’EI graves (toxidermie, hépatite) ou invalidants (photosensibilité, fièvre).

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : BRAF inhibiteurs, Dabrafenib, Mélanome, Tolérance, Vémurafenib


Plan


 Iconographie disponible sur CD et Internet.


© 2014  Publié par Elsevier Masson SAS.
Ajouter à ma bibliothèque Retirer de ma bibliothèque Imprimer
Export

    Export citations

  • Fichier

  • Contenu

Vol 141 - N° 12S

P. S399-S400 - décembre 2014 Retour au numéro
Article précédent Article précédent
  • Réintroduction d’inhibiteurs de BRAF dans le mélanome métastatique en situation d’impasse thérapeutique
  • F. Dezoteux, C. Templier, E. Desmedt, C. Maire, L. Mortier
| Article suivant Article suivant
  • À propos d’un cas de mélanome vaginal métastatique sans mutation du gène KIT détectable avec réponse favorable sous nilotinib
  • S. Alkeraye, A. Dadban, J.-P. Arnault, C. Lok, G. Chaby

Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement ou un achat à l’unité.

L'accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement ou un achat à l'unité.

Déjà abonné à cette revue ?

;

Mon compte


Plateformes Elsevier Masson

Déclaration CNIL

EM-CONSULTE.COM est déclaré à la CNIL, déclaration n° 1286925.

En application de la loi nº78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, vous disposez des droits d'opposition (art.26 de la loi), d'accès (art.34 à 38 de la loi), et de rectification (art.36 de la loi) des données vous concernant. Ainsi, vous pouvez exiger que soient rectifiées, complétées, clarifiées, mises à jour ou effacées les informations vous concernant qui sont inexactes, incomplètes, équivoques, périmées ou dont la collecte ou l'utilisation ou la conservation est interdite.
Les informations personnelles concernant les visiteurs de notre site, y compris leur identité, sont confidentielles.
Le responsable du site s'engage sur l'honneur à respecter les conditions légales de confidentialité applicables en France et à ne pas divulguer ces informations à des tiers.