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Quand les habits aident au diagnostic d’une photodermatose rare - 24/11/14

Doi : 10.1016/j.annder.2014.09.398 
H. Haim , H. Dutartre, M. Saint-Jean, A. Brocard, L. Peuvrel, G. Querreux, B. Dréno
 Service de dermatologie, CHU Hôtel Dieu, Nantes, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

Introduction

L’urticaire solaire (US) est une forme rare d’urticaire physique déclenchée par l’exposition solaire. Nous présentons ici un cas de sémiologie trompeuse chez une patiente dont le T-shirt, porté le jour de la consultation, permettait d’évoquer une US avant sa confirmation par des phototests.

Observations

Une patiente de 30ans, sans antécédents d’atopie, s’est présentée pour une éruption intermittente érythémateuse et prurigineuse évoluant depuis 3ans et atteignant uniquement le tronc en été et parfois le visage en hiver, sans symptômes systémiques associés. Le jour de sa consultation, la patiente portait un T-shirt sans manches, rouge rayé de blanc. L’éruption était érythémateuse, prurigineuse, légèrement papuleuse, uniquement située au niveau des bandes blanches, sans aucune atteinte des zones photo-exposées. Le diagnostic d’US était suspecté devant le déclenchement rapide après 1/4h d’exposition solaire et surtout leur disparition après mise à l’ombre (<1h). Il n’y avait pas d’arguments en faveur d’une urticaire cholinergique ou d’une urticaire de contact à la chaleur, qui peut être un diagnostic différentiel. Le déclenchement à l’âge adulte n’était pas en faveur d’une protoporphyrie érythrocytaire, le dosage des protoporphyrines érythrocytaires était normal.

Les phototests ont confirmé le diagnostic d’US et déterminé son spectre : la lumière visible.

Un double traitement anti-histaminique H1 à double dose a permis une nette amélioration cutanée. Une induction de tolérance solaire au printemps par expositions répétées de plus en plus longues sous antihistaminique a été proposée à la patiente.

Discussion

L’US est une photodermatose dont l’agent photosensibilisant n’est pas encore connu, survenant habituellement chez des femmes entre 20 et 40ans. Elle est caractérisée par des plaques urticariennes prurigineuses siégeant au niveau des zones exposées habituellement couvertes avec possibilité d’association à des signes systémiques. L’évolution est chronique avec des poussées estivales.

La tolérance acquise l’été sur les zones exposées (visage et dos des mains) est fréquente et peut être déroutante pour le diagnostic d’une photodermatose. L’atteinte paradoxale des zones couvertes comme le tronc peut être expliquée par les rayons qui traversent les vêtements légers et clairs, comme l’illustre bien notre observation.

Les phototests confirment le diagnostic. Le spectre d’action intéresse le plus souvent les UVA, le visible et moins fréquemment les UVB.

Les traitements proposés restent symptomatiques et n’ont qu’un effet suspensif. La photoprotection vestimentaire et les antihistaminique H1 associées à l’acquisition d’une tolérance à la lumière par des expositions répétées sont les traitements de base. D’autres thérapeutiques (immunoglobulines IV, omalizumab, αMSH) peuvent être proposées dans les formes réfractaires impactant la qualité de vie des patients.

Conclusion

En consultation dermatologique, tout détail même banal peut constituer une aide majeure au diagnostic.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Lumière visible, Photodermatose, Urticaire solaire


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Vol 141 - N° 12S

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