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Prévention des rechutes de mélasma par un écran solaire offrant une protection contre les UV et les longueurs d’onde courtes de la lumière visible - 24/11/14

Doi : 10.1016/j.annder.2014.09.400 
F. Boukari 1, , T. Passeron 1, 2, E. Jourdan 3, E. Fontas 4, H. Montaudié 1, E. Castela 1, J.-P. Lacour 1
1 Dermatologie, hôpital Archet 2, Nice, France 
2 Inserm U1065, équipe 12, C3M, Nice, France 
3 Laboratoire Bioderma, Lyon, France 
4 Département de recherche clinique et d’innovation, hôpital Archet 2, Nice, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

Introduction

Le mélasma est un trouble pigmentaire chronique dont le retentissement sur la qualité de vie est aujourd’hui clairement démontré. Malgré l’utilisation rigoureuse d’écrans solaires traditionnels protégeant des radiations ultraviolettes (UV), la rechute en période estivale est la règle. Nous avons récemment montré le rôle pro-pigmentant de la lumière visible, en particulier des longueurs d’onde courtes chez des sujets volontaires sains mélanocompétents de phototype III à IV.

Le but de cette étude était d’évaluer l’effet protecteur contre les récidives de mélasma d’un écran solaire teinté offrant une protection contre les UV mais aussi les longueurs d’ondes courtes du visible en comparaison avec un écran ayant la même protection anti-UVA et UVB mais dépourvu de protection contre le visible.

Matériel et méthodes

Étude monocentrique, prospective randomisée 1:1 réalisée entre mars et septembre 2013. Quarante patients ont été inclus. Après éducation sur la quantité de crème à utiliser, les patients devaient appliquer le produit au moins 2 fois par jour et toutes les 2heures en cas d’exposition solaire. Les deux produits, Photoderm M et Photoderm max SPF 50+ possédaient les mêmes filtres anti-UVA et UVB, mais le produit Photoderm M était teinté et contenait des oxydes de fer conférant une protection contre radiations du visible les plus courtes (400–450nm). Une analyse spectrophotométrique était préalablement réalisée pour évaluer le potentiel d’absorption dans le spectre visible des deux formules à des concentrations différentes (0,5, 1 et 2mg/cm2). Le principal critère de jugement était la différence du score MASI entre les deux groupes, entre la visite initiale et au 6e mois. Le calcul du score MASI était effectué à partir de photographies standardisées à la visite initiale, à 3 et à 6mois par des médecins indépendants en insu de l’écran reçu.

Résultats

Après 6mois, le score MASI a augmenté de 0,45 (0,0–1,65) dans le groupe écran Photoderm M et de 2,43 (0,45–3,68) pour l’écran Photoderm max SPF 50+ (p=0,027). La dose totale de crème appliquée n’était pas différente entre les deux groupes. La tolérance était bonne.

Discussion

L’utilisation d’un écran solaire offrant une couverture contre les UV et les longueurs d’onde courtes du visible permet une meilleure protection contre les rechutes de mélasma qu’un écran offrant la même protection contre les UV mais dépourvu de protection dans le visible.

Conclusion

Il s’agit de la première étude qui démontre l’impact de la lumière visible dans les rechutes du mélasma. Ces résultats ouvrent de nouvelles perspectives en matière de prévention et de traitement d’autres désordres pigmentaires.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Lumière visible, Mélasma, Pigmentation, Rechutes


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Vol 141 - N° 12S

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