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Maladie du greffon contre l’hôte chronique photo-induite - 24/11/14

Doi : 10.1016/j.annder.2014.09.399 
J.M. Hardy 1, , M.-C. Marguery 1, P.A. Apoil 2, L. Lamant 3, C. Alberto 1, C. Pauwels 1, M. Thomas 1, C. Borel 4, A. Huynh 4, C. Paul 1, C. Bulai Livideanu 1
1 Service de dermatologie, université Paul-Sabatier, Toulouse, France 
2 Service d’immunologie, CHU de Toulouse, Toulouse, France 
3 Anatomie pathologique, Oncopôle IUC, Toulouse, France 
4 Hématologie, Oncopôle IUC, Toulouse, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

L’atteinte cutanéo-muqueuse dans le cadre de la maladie du greffon contre l’hôte chronique (GvHc) est fréquente. Nous rapportons deux cas de GvHc, dont un photo-induit et un autre photo-aggravé.

Observations

Cas 1 : un homme de 64ans avait comme principal antécédent une allogreffe de cellules souches phénoidentiques pour myélodysplasie, réalisée en juillet 2012. Début 2013, il présentait une toxoplasmose, raison pour laquelle un traitement par cotrimoxazole était débuté en janvier 2013 et tout immunosuppresseur était arrêté en février 2013. En juin 2013, le patient présentait un érythème du visage et le cotrimoxazole était remplacé par l’atovaquone. Devant l’aggravation de la symptomatologie il nous était adressé en septembre 2013, le même jour de l’arrêt de l’atovaquone. Le diagnostic de photosensibilisation aux sulfamides était évoqué. Cependant, l’arrêt de tout médicament ne permettait pas une régression de l’éruption, qui s’aggravait et s’étendait progressivement à la face dorsale des mains et au haut du dos. En novembre 2013 les lésions étaient lichénoïdes, dyschromiques. Le diagnostic de GvHc était évoqué et confirmé par la présence en quantité importante d’ADN de donneur dans la peau malade. Le phototest polychromatique itératif (3 DEMs× 3jours) montrait à j8 un aspect érythémato-pigmenté légèrement infiltré avec desquamation importante. L’examen histologique du phototest (épiderme atrophique orthokératosique, présence d’une incontinence pigmentaire dans un derme scléro-oedémateux papillaire) confirmait le photodéclenchement UVB de la réaction de GvHc de type lichénoïde. Une corticothérapie générale permettait d’obtenir une bonne amélioration des lésions. Par la suite le patient a pu reprendre le cotrimoxazole en prophylaxie de la toxoplasmose, sans récidive de la photosensibilité.

Cas 2 : un patient de 19ans, allogréffé en avril 2013 dans le cadre d’une leucémie aiguë lymphoblastique, était traité depuis fin décembre 2013 par photo-chimiothérapie extracorporelle (PEC) pour une GvHc lichénoïde des muqueuses. Fin mars 2014, le patient présentait un exanthème maculo-papuleux photodistribué du visage et du décolleté mais également de zones photo-protégées (thorax) avec aggravation de l’atteinte des muqueuses suite à une après-midi d’exposition solaire pour une partie de chasse (à distance de toute séance de PEC). L’aspect clinique cutané était compatible avec une GvHc de type overlap.

Discussion

Nous rapportons 2 cas originaux de GvHc avec photosensiblité où les UVB ont été impliqués dans le déclenchement des lésions (cas 1). En 1984, Glazier et al., rapportaient un effet préventif de l’irradiation UVB du receveur sur l’apparition d’une GvHc, de même que Mermet et al. en 2007 dans l’atteinte sclérodermiforme. En revanche, en 1993, Kitajima et al., ont suggéré un rôle inducteur des UVB et Yüksel et al., corroborait, en 2006, ce résultat chez 8 patients.

Conclusion

La GvHc doit être classée dans les dermatoses photo-aggravées.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : GVH chronique, Phototest, UVB


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Vol 141 - N° 12S

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