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IgE anti-infliximab, tests allergologiques et intérêt des inductions de tolérance dans les hypersensibilités immédiates à l’infliximab - 24/11/14

Doi : 10.1016/j.annder.2014.09.410 
E. Fréling 1, , C. Poreaux 1, J.-L. Schmutz 1, A. Morali 2, J.-L. Guéant 3, L. Peyrin-Biroulet 4, A. Barbaud 1
1 Département de dermato-allergologie, CHU de Nancy, Vandoeuvre-Les-Nancy, France 
2 Inserm U954, service de médecine infantile et génétique clinique, CHU de Nancy, Vandoeuvre-Les-Nancy, France 
3 Inserm U954, laboratoire de biochimie et biologie moléculaire, CHU de Nancy, Vandoeuvre-Les-Nancy, France 
4 Inserm U954, service d’hépato-gastro-entérologie, CHU de Nancy, Vandoeuvre-Les-Nancy, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

L’infliximab (IFX) est un anticorps monoclonal chimérique dirigé contre le TNF-α. Lors de son utilisation dans le traitement des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI), des réactions d’hypersensibilité immédiate sont fréquemment rapportées.

Matériel et méthodes

L’objectif principal était de rechercher une hypersensibilité immédiate IgE-dépendante chez les patients ayant eu une réaction immédiate à l’IFX. Les objectifs secondaires étaient d’étudier la corrélation entre réaction d’hypersensibilité immédiate et présence d’IgE anti-IFX, d’évaluer l’intérêt de la réalisation de prick-tests et tests intradermiques (IDR) à l’IFX et la prise en charge thérapeutique ultérieure. Etude prospective, unicentrique, incluant 24 patients atteints de MICI ayant présenté une réaction d’hypersensibilité immédiate à l’IFX. En cas de négativité des prick-tests et IDR à l’IFX et de la recherche d’IgE anti-IFX, la reprise de l’IFX était proposée avec doublement de la durée de perfusion, sous couvert d’une prémédication par Polaramine®. En cas de positivité ou de récidive d’une réaction lors de la reprise, une induction de tolérance (IDT) en 12 étapes était proposée.

Résultats

Les réactions d’hypersensibilité à l’IFX ont eu lieu entre la 1re et la 78e cure (moyenne 12,8 ; médiane 6 ; écart-type 18). Dans 3 cas (12,5 %), il s’agissait d’une reprise de l’IFX après arrêt prolongé. Les réactions étaient de grade 1 dans 33 % des cas, 2 dans 46 % et 3 dans 21 %. Les prick-tests à l’IFX étaient négatifs dans tous les cas ; seul un patient avait 1 IDR positive. Le dosage des IgE anti-IFX était négatif pour 90,5 % des patients et douteux pour 9,5 % des patients ; 11/24 patients ont bénéficié d’un relais par adalimumab (45,8 %). Après bilan allergologique négatif, l’IFX était réintroduit à un débit plus lent chez 9/24 patients (37,5 %). Seuls 3 patients ont bien toléré la reprise ; ceux-ci avaient reçu plus de 20 cures antérieurement à la réaction, les 6 autres en ayant reçu moins de 10, chez 2/6 l’IDT à l’IFX était faite et bien tolérée. Une autre option thérapeutique sans IFX était décidée pour les 4 autres. Enfin, une IDT à l’IFX a été réalisée d’emblée chez 2/24 patients (8 %), accompagnée d’une réaction de grade 2 pour l’un d’entre eux.

Discussion

Dans cette étude, les réactions d’hypersensibilité immédiate à l’IFX (que certains rapportent à la présence d’IgG anti-IFX) paraissent IgE-indépendantes, et la recherche d’IgE anti-IFX comme le bilan allergologique ont peu d’intérêt. Pour poursuivre l’IFX, la réintroduction à un débit plus lent sous couvert d’une prémédication paraît intéressante chez les patients ayant reçu plus de 20 cures d’IFX avant la survenue de l’intolérance. Avec un protocole certes lourd, les IDT peuvent être une option thérapeutique intéressante bien tolérée chez 3/4 de nos patients, lorsque l’IFX est absolument nécessaire chez les patients.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : IgE anti-infliximab, Induction de tolérance, Infliximab, Réaction d’hypersensibilité immédiate


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Vol 141 - N° 12S

P. S410 - décembre 2014 Retour au numéro
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