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Érosions et ulcérations buccales en dermatologie : étude prospective à propos de 33 patients - 24/11/14

Doi : 10.1016/j.annder.2014.09.426 
I. Ramli , F. Tbatou, H. Amarouch, H. Rachadi, M. Ait ourhroui, N. Ismaili, K. Senouci, B. Hassam
 Dermatologie et vénérologie, CHU Ibn Sina Rabat - Salé, Rabat, Maroc 

Auteur correspondant.

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Résumé

Introduction

L’érosion et l’ulcération sont des lésions élémentaires dont les étiologies sont orientées prioritairement par l’anamnèse et l’examen clinique. Ces pertes de substance de la muqueuse buccale peuvent autant être le signe d’une affection locale que précéder ou s’ajouter au tableau clinique d’une affection dermatologique ou systémique.

Patients et méthodes

Nous avons mené une étude prospective sur une période d’une année incluant des patients présentant des ulcérations buccales. Notre objectif était de déterminer le profil épidémiologique, les manifestations cliniques, les étiologies, le traitement et l’évolution clinique des ulcérations et érosions buccales chez ces patients dans le but d’améliorer leur prise en charge thérapeutique.

Résultats

Trente-trois patients (21 femmes, 12 hommes) atteints d’érosions et/ou d’ulcérations buccales ont été inclus ; leur âge moyen était de 47,5ans. Le diagnostic retenu était une DBAI dans 15 cas (45,4 %), une maladie de Behçet dans 8 cas (24,2 %), une toxidermie dans 7 cas (21,2 %) et une maladie de système dans 3 cas (9,1 %). Les lésions évoluaient selon un mode chronique chez 15 patients (45,5 %), aigu chez 10 patients (30,3 %) et récidivant chez 8 patients (24,2 %). Le début des lésions buccales variait entre 2jours et 20ans. Les lésions étaient primaires chez 26 patients (78,8 %) et post-bulleuses chez 7 patients (21,2 %) dont 6 présentaient une DBAI. Des lésions cutanées étaient associées chez 24 patients (72,7 %). Le traitement privilégiait la corticothérapie par voie générale chez 18 patients (54,5 %), suivie de la corticothérapie locale chez 17 patients (51,5 %) ; l’azathioprine était utilisé dans 9 cas (27,3 %), particulièrement dans le PV (8/11) ; la colchicine était prescrite chez 5 patients (15,2 %) dont 3 ayant une maladie de Behçet. La rémission était complète dans 13 cas (39,4 %), notamment dans les groupes DBAI (7/15) et toxidermies (5/7).

Discussion

À notre connaissance, il s’agit de la première étude prospective s’intéressant de manière globale aux érosions et ulcérations buccales dans un service de dermatologie. Les DBAI, et en particulier le PV, occupent la première place parmi les étiologies de ces lésions buccales sous nos climats, suivies des aphtoses. Le retard diagnostique intervient surtout lorsque les lésions buccales sont isolées et pourrait s’expliquer également par l’inaccessibilité aux examens complémentaires, notamment l’immunofluorescence directe. La prise en charge devrait être conjointe avec les confrères odontologues et stomatologues d’autant plus que l’hygiène bucco-dentaire demeure défectueuse dans notre contexte.

Conclusion

D’autres études comparatives portant sur les facteurs favorisants l’apparition d’érosions et d’ulcérations buccales ainsi que leur évolution à long terme apporteraient une valeur ajoutée à la prise en charge de ces patients.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Érosions, Muqueuse buccale, Ulcérations


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Vol 141 - N° 12S

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