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Apparition d’une maladie de Verneuil sous biothérapie : une série de 14 cas - 24/11/14

Doi : 10.1016/j.annder.2014.09.451 
C. Faivre 1, , F. Aubin 2, M. Bottaro 3, J.-D. Cohen 4, F. Durupt 5, D. Lipsker 6, S. Debarbieux 7, G. Jeudy 8, J. Morel 9, E. Toussirot 10, M. Faure 1, D. Jullien 1
1 Dermatologie, hôpital Édouard-Herriot, Lyon, France 
2 Dermatologie, CHU de Besançon, Besançon, France 
3 Rhumatologie, centre Hospitalier de Valence, Valence, France 
4 Rhumatologie, CHU Lapeyronie, Montpellier, France 
5 Dermatologie, CHU de Lyon, Lyon, France 
6 Dermatologie, CHRU de, Strasbourg, France 
7 Dermatologie, CHLS de Strasbourg, Lyon, France 
8 Dermatologie, CHU de Dijon, Dijon, France 
9 Rhumatologie, CHU de Montpellier, Montpellier, France 
10 Rhumatologie, CHU de Besançon, Besançon, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

Les biothérapies sont aujourd’hui largement prescrites dans les maladies inflammatoires chroniques, elles peuvent être responsables de manifestations cutanées paradoxales. Récemment plusieurs études ont montré l’efficacité des anti-TNF alpha dans la maladie de Verneuil. L’apparition d’une maladie de Verneuil sous biothérapie est exceptionnellement décrite dans la littérature.

Matériel et méthodes

L’objectif de cette étude était d’étudier plus précisément le tableau de maladies de Verneuil induites/développées sous biothérapies utilisées au cours des maladies inflammatoires chroniques. Un appel à cas a été proposé aux membres de la SFD et du CRI. La maladie de Verneuil devait être confirmée par un dermatologue ou le praticien devait disposer d’un prélèvement histologique compatible ou de photos cliniques permettant d’adjudiquer le cas.

Résultats

Quatorze cas ont été rapportés de manière rétrospective, provenant de 7 centres différents. Parmi ces 14 cas, 4 étaient des hommes, 10 des femmes, avec un âge moyen de 41ans (22–54). L’indication de la biothérapie était la polyarthrite rhumatoïde dans 6 cas, la maladie de Crohn dans 4 cas, des spondylartropathies dans 3 cas et le psoriasis dans 1 cas.

Six patients recevaient de l’adalimumab, 3 de l’infliximab, 2 du rituximab, 2 de l’etanercept, et 1 du tocilizumab. Le délai moyen entre l’introduction de la biothérapie et la survenue de la maladie de Verneuil était de 25,5 mois (2 à 120mois).

La localisation aux aisselles était la plus fréquente (71 %) suivie des localisations aux fesses et plis inguinaux (57 %). Le score de Hurley moyen à la zone la plus atteinte était à 1,58. Seul 1 patient avait des lésions stade III. Chez 11 patients un drainage chirurgical a été nécessaire. Cinq patients présentaient un psoriasis induit de manière concomitante.

L’arrêt de la biothérapie a été nécessaire chez 10 patients pour permettre le contrôle de la maladie de Verneuil. Après arrêt ou changement de biothérapie, sur 10 patients : 4 étaient en rémission complète, 4 en rémission partielle, 2 patients n’obtenait pas de bénéfice. Chez 1 patient la réintroduction de la molécule à distance a provoqué une récidive de la maladie. La durée moyenne de suivi était de 18mois.

Discussion

La survenue d’une maladie de Verneuil sous biothérapie semble être rare. La molécule la plus représentée est l’adalimumab, mais c’est aussi la molécule la plus prescrite. Environ 35 % des patients avaient de manière concomitante un psoriasis induit, suggérant une physiopathologie proche dans ces 2 manifestations.

Conclusion

Le développement d’une maladie de Verneuil sous biothérapie pourrait être imputée à l’agent biologique réalisant un nouvel effet paradoxal pour les anti-TNF alpha. L’évolution de la maladie de Verneuil est plutôt favorable dans notre série mais au prix de l’arrêt ou du changement de biothérapie.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Biothérapie, Effet paradoxal, Hidrosadénite suppurée, Maladie de Verneuil


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Vol 141 - N° 12S

P. S429 - décembre 2014 Retour au numéro
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