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Caractéristiques et parcours de soins de 81 cas de gale hospitalisés en CHU - 24/11/14

Doi : 10.1016/j.annder.2014.09.474 
N. Bentaleb 1, 2, , S. Mallet 1, S. Adnot 2, A. Loundou 3, B. De Sainte Marie 1, R. Piarroux 4, C. Gaudy 1, J.-J. Grob 1, M.-A. Richard 1
1 Dermatologie, hôpital Timone, Marseille, France 
2 Département universitaire de médecine générale, Marseille, France 
3 Unité d’aide méthodologique à la recherche clinique, faculté médecine Timone, Marseille, France 
4 Laboratoire de parasitologie et mycologie, hôpital Timone, Marseille, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

Introduction

L’échec des traitements de la gale en ambulatoire conduit parfois à des hospitalisations (hospit) coûteuses.

Objectifs

Décrire le profil des patients hospitalisés pour scabiose et évaluer l’efficacité du traitement en milieu hospitalier.

Patients et méthodes

Étude rétrospective descriptive des patients hospitalisés pour gale dans un service de dermatologie de CHU en 2013. Recueil standardisé sur : données sociodémographiques, historique des consultations (cs), traitements des cas et des sujets contacts avec observance, mesures de décontamination de l’environnement, la qualité de l’information médicale, traitements en milieu hospitalier. Les patients étaient rappelés plus de 6semaines après l’hospit pour juger de l’efficacité du traitement. Échec du traitement après hospit défini par la persistance ou la récidive d’un prurit.

Observations

Quatre-vingt-un cas (25 familles et 13 individus) étaient analysés. Âge moyen : 22,6ans. Premiers symptômes évoluant en moyenne (moy) depuis 14 semaines (1–56). Nombre moyen de cs préalables chez le médecin traitant et le dermatologue respectivement de 1,1(0–4) et 1,2(0–4). Durée moy de la cs initiale en ville de 20min (5–60). Statut social précaire (couverture CMU/chef de famille sans emploi) chez 44 % des patients. Les 58 patients traités avant l’hospit avaient déjà reçu en moy 2,6(1–10) traitements : 71 % par Stromectol® (dont 41 %2 prises), 70 % par traitement local (dont 58 %2 applications) dont Spregal® (70 %), Ascabiol® (48 %) ou permethrine (12 %). Dans chaque foyer vivaient en moy 3,6(1–7) personnes. Seuls 41 % des sujets contacts avaient été traités. La décontamination de l’environnement était jugée comme correctement réalisée dans 76 % des cas. Seules 3 familles avaient reçu un document informatif sur la prise en charge de la gale ; 82,3 % des patients hospitalisés étaient traités par l’association de Stromectol® à un traitement topique (50 % avec Spregal®, 18,7 % avec Ascabiol®, 11,2 % avec Antiscabiosum®, 1,3 % avec perméthrine) et 18,7 % des patients avec un seul traitement (13,7 % par Ascabiol®, 2,5 % par Antiscabiosum®, 1,25 % par Stromectol®, 1,25 % par perméthrine). Sur 68 patients recontactés, 10 avaient un prurit persistant ou récidivant (15 %) nécessitant un nouveau traitement.

Discussion

La contrainte de l’accès aux soins (délai de cs, précarité, traitements non remboursés, informations insuffisantes) et l’absence de traitement synchrone de tous les membres d’un même foyer expliquent une partie des échecs des traitements ambulatoires conduisant à des hospit coûteuses. Si les produits utilisés en hospit sont identiques à ceux préalablement prescrits en externe mais pour un contrôle final de la gale qui semble correct, la gestion globale avec un traitement systématique et synchrone de l’ensemble des cas dans la famille semble l’élément clé qui à permis la guérison de 85 % des patients.

Conclusion

L’efficacité des traitements antiscabieux reste à évaluer.

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Mots clés : Gale, Hospitalisation, Traitement


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Vol 141 - N° 12S

P. S439-S440 - décembre 2014 Retour au numéro
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