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Co-infection VIH et virus de l’hépatite B au service d’hématologie de l’hôpital national Ignace Deen (Guinée-Conakry) - 24/11/14

Doi : 10.1016/j.annder.2014.09.479 
M. Keita 1, , A.G. Fadiga 2, M.M. Soumah 1, D. Sylla 3, F.A. Traore 4, B. Biané 1, T.M. Tounkara 1, A.D. Camara 1, H. Baldé 1, A. Camara 1, A. Doumbouya 1, M. Cissé 1
1 Dematologie-MST, université Gamal Abdel Nasser, CHU de Conakry, Conakry, Guinée 
2 Hématologie, université Gamal Abdel Nasser, CHU de Conakry, Conakry, Guinée 
3 Unité de soins intensifs, CHU de Conakry, Conakry, Guinée 
4 Maladies infectieuses et tropicales, CHU de Conakry, Conakry, Guinée 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

En Afrique subsaharienne la prévalence de la co-infection VIH et l’hépatite B varie entre 10 et 20 % en régions ouest africaine et centrale. Or dans ces zones la prévalence de l’infection par le VIH varie de 6 à 20 % et la co-morbidité pose ainsi un réel problème de santé publique, avec un portage chronique actif du VHB deux à trois fois plus élevée dans la population de patients co-infectés. Les objectifs de cette étude étaient de déterminer la prévalence et décrire les caractéristiques sociodémographiques et cliniques des malades co-infectés par le VIH et l’hépatite B.

Patients et méthodes

Étude prospective de type descriptif réalisée de janvier 2012 à décembre 2013. Elle a concerné les malades infectés par le VIH hospitalisés dans le service d’hématologie de l’hôpital national Ignace Deen. Le diagnostic de l’hépatite était fait sur la base d’éléments cliniques et la positivité de l’antigénémie HBs. Les dosages de l’antigène HBe et l’anticorps anti-HBe ont permis d’établir l’évolutivité de l’hépatite. Chaque malade avait bénéficié d’une sérologie rétrovirale par des tests rapides selon l’algorithme national. Les stades de l’infection à VIH étaient déterminés selon la classification OMS. Tous les malades co-infectés VIH/VHB ont été inclus. Les données ont été recueillies sur une fiche d’enquête préétablie. Les variables étudiées étaient la fréquence, les données démographiques habituelles (âge, sexe) les signes cliniques et biologiques, les infections opportunistes et les stades de l’infection VIH.

Résultats

Sur 306 cas de VIH+, nous avons enregistré 26 (8,49 %) cas d’association avec le VHB dont 15 cas de forme aiguë et 11 cas d’hépatite chronique (8 cas de portage inactif, 3 cas de portage actif). Il s’agissait de 16 femmes et 10 hommes tous infectés par le VIH1. L’âge moyen était de 36ans avec des extrêmes de 16 et 55ans. Les femmes au foyer (26,92 %) et les ouvriers (15,38 %) étaient les plus touchés. Le délai d’évolution variait de 3mois à plus de 6mois. Tous les malades étaient hétérosexuels (100 %) ; cependant 5 % des malades pratiquaient des rapports bucco-génitaux. L’ictère (76,92 %) et l’hépatomégalie (34,61 %) étaient les signes cliniques les plus rencontrés. La candidose digestive (50 %), la tuberculose pulmonaire (26,92 %) et la maladie de Kaposi (7,69 %) étaient les infections opportunistes prédominantes ; 55 % des malades étaient classés au stade III de l’OMS avec un taux de CD4<200cellules/mm3.

Discussion

Avec 26 cas diagnostiqués en 12 mois notre étude prouve que la co-infection VIH/Hépatite B n’est pas rare. La prévalence et les caractéristiques démographiques sont proches de celles décrites par la plupart des auteurs.

Conclusion

Le dépistage systématique du VHB chez les sujets infectés par le VIH faciliterait la prise en charge globale de l’affection.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : CHU de Conakry, Clinique, Épidémiologie, Hépatite B, VIH


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Vol 141 - N° 12S

P. S442 - décembre 2014 Retour au numéro
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  • Profil épidémiologique, clinique, thérapeutique et évolutif des malades infectés par le VIH hospitalisés dans le service de dermatologie-MST du centre hospitalier universitaire de Conakry
  • M. Keita, M. Diakité, M.M. Soumah, B. Diané, F.A. Traoré, T.M. Tounkara, D. Sylla, H. Baldé, A.D. Camara, A. Camara, M. Cissé
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