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Mise en place de l’auto-prélèvement vulvo-vaginal systématique dans le dépistage de l’infection à Chlamydia trachomatis dans un CDAG/CIDDIST - 24/11/14

Doi : 10.1016/j.annder.2014.09.483 
S. Paggetti 1, , C. Courtieu 1, I. Mermet-Ginet 1, A.-R. Schmidt-Guerre 1, F. Pelletier 1, 2
1 CDAG CIDDIST, association hygiène sociale Franche-Comté, Besançon, France 
2 Dermatologie, CHU de Besançon, Besançon, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

Chlamydia trachomatis (CT) est la première cause d’infections sexuellement transmissibles (IST) dans les pays industrialisés. La biologie moléculaire (PCR) permet son dépistage sur auto-prélèvement vaginal (APV) ou urinaire. L’APV apparaît dans la littérature plus sensible que le recueil du premier jet urinaire mais est paradoxalement peu utilisé. L’objectif de ce travail était l’étude de faisabilité du dépistage de CT par APV au CDAG/CIDDIST de Besançon et l’évaluation de son acceptabilité et de sa sensibilité.

Observations

Une étude prospective monocentrique sur 2mois a été réalisée au CDAG/CIDDIST de Besançon incluant les femmes sexuellement actives de 18 à 30ans. Elles avaient bénéficié d’un dépistage de CT par PCR sur premier jet urinaire et par APV. Elles avaient rempli deux questionnaires : une évaluation des pratiques sexuelles et une évaluation des 2 tests, notamment à l’aide d’échelles visuelles analogiques.

Résultats

Quatre-vingt-un patientes ont été incluses dans l’étude. La prévalence de CT était de 18,5 % (15/81) et s’élevait même à 23,3 % (14/60) dans la classe d’âge des 18-24ans. Soixante-treize pour cent des femmes préféraient l’APV ou n’avaient aucune préférence entre les deux tests ; 97,5 % des femmes étaient prêtes à refaire l’APV si besoin. Elles trouvaient majoritairement nos locaux adaptés à l’APV (82,5 %) et les modes d’emploi explicites (93 %). L’APV avait permis le diagnostic de 15 infections à CT contre 13 pour l’urine. Tous les APV avaient pu être analysés.

Discussion

La prévalence de l’infection à CT dans notre série est sensiblement supérieure à celle d’autres études notamment celle du CDAG-CIDDIST de Bordeaux en 2011 où elle était de 11,4 %. On observe ainsi une tendance à l’augmentation ces dernières années. L’âge inférieur à 22ans, le changement de partenaire dans les 3 derniers mois, un antécédent d’IST chez le partenaire sont des facteurs de risque d’infection à CT. L’inconvénient de l’APV est son coût. Il a l’avantage de pouvoir être réalisé quelle que soit l’heure de la dernière miction. En cas de métrorragies, il pourrait être proposé à domicile car il se transporte et se conserve mieux que les urines. Dans notre série, conformément à la littérature, l’APV est plus sensible que l’urine. On décrit moins d’inhibiteurs en APV et donc moins de résultats classés « ininterprétables ». Il est également très bien accepté, ayant été jugé plus facile à réaliser. Seule la rapidité de réalisation est en faveur du prélèvement urinaire mais avec des notes proches.

Conclusion

Le dépistage de CT en APV est non seulement faisable mais doit être désormais considéré comme la méthode de référence. Il est efficace, bien accepté et facile à mettre en œuvre dans un CDAG/CIDDIST. L’APV permet de s’affranchir des contraintes liées à un prélèvement d’urines. De plus, les tests multiplex détectant conjointement CT et Neisseria gonorrhoeae sont désormais utilisés en routine.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Auto-prélèvement vaginal, CDAG CIDDIST, Chlamydia trachomatis


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Vol 141 - N° 12S

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