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Candidose cutanée d’un membre supérieur : une étiologie insoupçonnable - 24/11/14

Doi : 10.1016/j.annder.2014.09.508 
M. Midhat , I. Jennesseaux, D. Carre, P. Bravard
 Dermatologie, groupe hospitalier du Havre, le Havre, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

Introduction

Les candidoses sont des infections opportunistes dues à des champignons levuriformes. Nous rapportons un cas rare de candidose cutanée du membre supérieur dont la transmission s’est faite au décours d’une pratique sexuelle inhabituelle.

Observations

Un homme de 44ans, sans antécédent particulier, en bon état général, apyrétique présentait des pustules à prédominance folliculaire, réparties sur la face postérieure du tiers distal du membre supérieur droit évoluant depuis 15jours. Sur le plan biologique, la NFS était normale et absence de syndrome inflammatoire biologique. Il avait été traité par pristinamycine et acide fusidique pommade sans amélioration. Les lésions se sont aggravées après l’application de bétaméthasone crème. En reprenant l’interrogatoire, il rapportait avoir eu une relation sexuelle une semaine avant l’apparition des pustules avec une partenaire qui n’était pas son épouse. Plusieurs gestes de pénétration vaginale avaient été réalisés avec la main et l’avant bras droit, alias « fisting » vaginal sans protection. Nous avons donc évoqué l’hypothèse d’une pustulose fongique sexuellement transmise. Après la réalisation de prélèvements mycologiques et bactériologiques des pustule, un traitement par kétoconazole crème a été instauré. Les prélèvements ont retrouvé de nombreuses colonies de Candida albicans, les sérologies VIH et syphilis sont revenues négatives et la glycémie était normale. Les prélèvements vaginaux chez la partenaire ont retrouvé de nombreuses colonies du C. albicans. Le patient a été revu en consultation après 8jours de traitement par kétoconazole crème, l’évolution était jugée favorable avec une guérison complète.

Discussion

Il s’agit d’une candidose cutanée transmise par un « fisting » vaginal. Nous attribuions cette candidose localisée et profuse chez un patient immunocompétent à des multiples gestes de pénétration vaginale sans protection, à la présence des poils et au dermocorticoïde. Le « fisting » vaginal est une pratique sexuelle dite “déviante” qui consiste à insérer la main dans le vagin. Les candidoses cutanée sont des infections opportunistes dues à des levures du genre Candida. Le C. albicans est l’espèce responsable de la très grande majorité des candidoses superficielles. Il n’est jamais trouvé à l’état normal sur la peau. Il est donc toujours pathogène lorsqu’il est isolé d’une lésion cutanée. Le Candida est transmis surtout par la voie endogène à partir d’une porte d’entrée digestive ou génitale alors que la transmission par la voie exogène comme la contamination périnatale ou les candidoses sexuellement transmises, reste rare. Dans notre cas, la candidose cutanée localisée au membre supérieur droit a sexuellement été transmis par la voie exogène lors d’un « fisting » vaginal. Il s’agit d’une infection sexuellement transmise atypique.

Conclusion

Nous rapportons le 1er cas de candidose cutanée transmise lors d’un rapport sexuel type « fisting » vaginal.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Infection sexuellement transmise, Candidose cutanée, Pustules


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Vol 141 - N° 12S

P. S455-S456 - décembre 2014 Retour au numéro
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