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Évaluation de la compensation corticale de la charge inspiratoire à l’éveil par la recherche de potentiels pré-moteurs inspiratoires, à l’état de base et sous intervention thérapeutique, chez les patients atteints de syndrome d’apnées obstructives du sommeil - 02/12/14

Doi : 10.1016/j.rmr.2014.06.019 
C. Launois, V. Attali , T. Similowski
 ER10, Pitié-Salpêtrière, 47-83, boulevard de l’Hôpital, 75013 Paris, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Organisation

Travail réalisé sous la direction de V. Attali et T. Similowski.

Introduction

Le syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS) est caractérisé par des épisodes répétitifs de collapsus des voies aériennes supérieures durant le sommeil, dus à une altération de leurs propriétés mécaniques, que l’on peut assimiler à une « charge inspiratoire ». La charge inspiratoire chez le sujet sain induit l’activation des circuits corticaux pré-moteurs, visualisables sous forme de potentiels pré-moteurs inspiratoires (PPI) à l’électroencéphalogramme (EEG). Nous avons fait l’hypothèse que les patients atteints de SAOS pouvaient se comporter comme des sujets sains soumis à une charge inspiratoire en activant les circuits corticaux pré-moteurs et que la pression positive continue (PPC) en annulant cette charge inspiratoire mettait « au repos » ces circuits de compensation (disparition du PPI).

Matériels et méthodes

Des PPI à l’éveil ont été recherchés chez 23 patients « SAOS » et 10 sujets « contrôle » (8 somnambules et 2 sujets sains), en position assise (n=33), en décubitus dorsal (n=32) et sous PPC.

Résultats

En position assise et en décubitus dorsal, la prévalence du PPI était respectivement de 56 % et 63 % dans le groupe « SAOS sévère » (IAH30/h), de 29 et 43 % dans le groupe « SAOS léger/modéré » (5IAH<30/h) et de 10 et 50 % dans le groupe « contrôle » (NS). En considérant un seuil d’IAH à 15, un PPI était retrouvé chez 54 % des patients du groupe IAH15/h et chez 15 % des patients du groupe IAH<15/h en position assise (p=0,02). Sous PPC, 5 patients « SAOS » sur 7 traités, présentaient un PPI en ventilation spontanée, et chez 4 d’entre eux, le PPI disparaissait sous PPC.

Conclusion

Cette étude met en évidence l’implication de circuits corticaux pré-moteurs dans la compensation de la charge inspiratoire dans le SAOS à l’éveil. Elle suggère également une relation entre sévérité du SAOS et compensation corticale.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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Vol 31 - N° 9

P. 882 - novembre 2014 Retour au numéro
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