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Traitements systémiques des cancers du sein inflammatoires : un état des lieux - 14/03/15

Doi : 10.1684/bdc.2014.2014 
Audrey Monneur 1, , François Bertucci 1, 2, 3, Patrice Viens 1, 2, 3, Anthony Gonçalves 1, 2, 3
1 Institut Paoli-Calmettes, Oncologie médicale, 232, boulevard Sainte-Marguerite, 13009 Marseille, France 
2 Inserm U1068-CNRS U7258, Aix-Marseille Université, Centre de recherche en cancérologie de Marseille, 13009 Marseille, France 
3 Aix-Marseille Université, 13001 Marseille, France 

*Tirés à part

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Résumé

Le mauvais pronostic du cancer du sein inflammatoire (CSI) est lié à son fort potentiel métastatique. Durant les trois dernières décennies, l’introduction de la chimiothérapie (CT) néoadjuvante, puis son amélioration avec les rajouts successifs des anthracyclines, puis des taxanes, ont permis de doubler la survie. Mais, la survie à cinq ans reste inférieure à 50 %. La réponse complète histologique (RCH) à la CT néoadjuvante est un facteur pronostique majeur. Depuis 1995, plusieurs approches innovantes ont été évaluées : initialement, la CT à hautes doses avec autogreffe de cellules souches hématopoïétiques, dont les résultats prometteurs n’ont pas modifié les standards de prise en charge, en raison notamment de sa toxicité. Plus récemment, certaines thérapies ciblées, en association avec la CT conventionnelle, ont été évaluées en raison de la fréquente surexpression de HER2 et EGFR et l’importante vascularisation des CSI. Le trastuzumab, anticorps monoclonal ciblant HER2, a montré un net avantage en termes de réponse et survie dans des essais dédiés aux cancers du sein localement avancés HER2-positifs incluant des CSI. Le lapatinib, inhibiteur tyrosine kinase anti-HER2 et EGFR, a montré une efficacité notable en termes de réponse histologique dans deux essais de phase II dédiés aux CSI HER2-positifs. L’intérêt du double blocage anti-HER2 par la combinaison trastuzumab-pertuzumab associée au docétaxel a été démontré en termes de réponse histologique dans l’étude NEOSPHERE qui incluait des CSI HER2-positifs. Parmi les molécules anti-angiogéniques testées dans des essais dédiés aux CSI, le bévacizumab a donné les résultats les plus intéressants en termes de rapport efficacité/toxicité. Dans l’essai Beverly 2 limité aux CSI HER2-positifs et traités par l’association chimiothérapie, trastuzumab et bévacizumab, le taux de RCH est de 64 %, la DFS à trois ans est de 68 % et la survie globale de 90 % ; l’augmentation des cellules endothéliales circulantes est inversement corrélée à la probabilité de RCH. Tous ces traitements ont été extrapolés à partir des cancers du sein non inflammatoires. Ainsi, une connaissance moléculaire approfondie des CSI apparaît cruciale pour développer des traitements ciblant leur agressivité si particulière.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Abstract

The poor prognosis of inflammatory breast cancer (IBC) is due to its strong metastatic potential. During the last three decades, the introduction of neoadjuvant chemotherapy (CT), and its improvement with successive additions of anthracyclines and then taxanes, allowed to double the survival. However, the 5-year survival still remains lower than 50%, with the pathological complete response (pCR) to neoadjuvant CT being a major prognostic factor. Since 1995, several innovative approaches have been evaluated. Initially, the trials of high-dose CT with hematopoietic stem cell transplantation have generated promising results, but ultimately failed to change standards of treatment, in particular because of its toxicity. More recently, a few targeted therapies, combined to conventional CT, have been assessed, due to the frequent overexpression of HER2 and EGFR and the important vascularization of IBC. Trastuzumab, a monoclonal antibody targeting HER2, has shown a clear advantage in terms of pCR and survival in studies dedicated to, HER2-positive locally advanced breast cancers, including IBC. Lapatinib, a dual tyrosine kinase inhibitor anti-HER2 and EGFR, has shown significant activity in two phase II studies dedicated to HER2-positive IBC. The interest of HER2-double blockade by the combination of trastuzumab-pertuzumab combined to docetaxel has been demonstrated in term of pCR in the NEOSPHERE study which also included HER2-positive IBC. Among the anti-angiogenic drugs tested in studies dedicated to IBC, bevacizumab has given the most interesting results in term of efficacy/toxicity ratio. In the Beverly 2 study HER2-positive IBC patients were treated by the combination chemotherapy, trastuzumab and bevacizumab: the rate of pCR was 64%, and the 3-year disease-free and overall survivals were 68% and 90%, respectively; the increase of endothelial cells circulating was inversely correlated to the probability of pCR. All those treatments have been extrapolated from standard breast cancers. Thus, a deep molecular knowledge of IBC appears to be critical in order to develop specific treatments effectively targeting its particular aggressiveness.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : cancer du sein inflammatoire, trastuzumab, bévacizumab, lapatinib, pertuzumab, taxanes, anthracyclines, chimiothérapie

Key words : inflammatory breast cancer, trastuzumab, bevacizumab, lapatinib, pertuzumab, taxanes, anthracyclin, chemotherapy


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Vol 101 - N° 12

P. 1080-1088 - décembre 2014 Retour au numéro
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