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Le problème des faibles doses en radiothérapie : quel risque de carcinogenèse radio-induite ? - 23/03/15

Doi : 10.1684/bdc.2013.1855 
Cyrus Chargari 1, 2, Jean-Marc Cosset , 3, 4
1 Hôpital d’instruction des armées du Val-de-Grâce, service d’oncologie-radiothérapie, 75005 Paris, France 
2 Institut Gustave-Roussy, Inserm 1030, radiothérapie moléculaire, 94805 Villejuif, France 
3 Institut Curie, département d’oncologie-radiothérapie, 75005 Paris, France 
4 Hôpital privé des Peupliers, unité de radiothérapie, groupe Générale de Santé, 8, place de l’Abbé-Georges-Hénocque, 75013 Paris, France 

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Résumé

Plusieurs études suggèrent fortement qu’il existe une augmentation du risque de seconds cancers chez les patients longs survivants d’un premier cancer et ayant reçu une radiothérapie dans l’historique de leurs traitements. Le plus souvent, les cancers radio-induits surviennent dans les volumes exposés aux plus fortes doses d’irradiation. Cependant, l’impact des « faibles » doses (<5Gy) dans la carcinogène radio-induite est d’autant plus important à considérer que les techniques modernes de radiothérapie conformationnelle avec modulation d’intensité (RCMI) ou de radiothérapie stéréotaxique augmentent significativement les volumes concernés par ces faibles doses. Le risque inhérent à ces nouvelles technologies est discuté et les estimations réalisées sont étroitement dépendantes du modèle de risque utilisé. Ainsi, le modèle linéaire sans seuil, remis en question par certains auteurs, suggère que la RCMI pourrait doubler le risque de seconds cancers. Il semble que seule la protonthérapie permette de protéger les tissus sains à la fois des faibles et des fortes doses. À l’exception notable des tumeurs pédiatriques, où le risque de seconds cancers (beaucoup plus important que chez l’adulte) doit impérativement être pris en compte, les données épidémiologiques tendent à relativiser le risque de second cancer lié aux faibles doses. Cependant, le recul clinique demeure encore insuffisant et une augmentation même modérée du risque de seconds cancers pourrait dans certains cas contrebalancer le bénéfice lié à une radiothérapie de haute précision. Il demeure donc indispensable d’intégrer le risque inhérent aux nouvelles technologies d’irradiation dans une évaluation au cas par cas intégrant les objectifs thérapeutiques mais également les cofacteurs de risque, tels que l’âge (essentiellement), les chimiothérapies associées ou le mode de vie.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Abstract

Several studies have well documented that the risk of secondary neoplasms is increasing among patients having received radiation therapy as part of their primary anticancer treatment. Most frequently, radiation-induced neoplasms occur in volume exposed to high doses. However, the impact of “low” doses (<5Gy) in radiation-induced carcinogenesis should be clinically considered because modern techniques of intensity-modulated radiation therapy (IMRT) or stereotactic irradiation significantly increase tissue volumes receiving low doses. The risk inherent to these technologies remains uncertain and estimates closely depend on the chosen risk model. According to the (debated) linear no-threshold model, the risk of secondary neoplasms could be twice higher with IMRT, as compared to conformal radiation therapy. It seems that only proton therapy could decrease both high and low doses delivered to non-target volumes. Except for pediatric tumors, for which the unequivocal risk of second malignancies (much higher than in adults) should be taken into account, epidemiological data suggest that the risk of secondary cancer related to low doses could be very low, even negligible in some cases. However, clinical follow-up remains insufficient and a marginal increase in secondary tumors could counterbalance the benefit of a highly sophisticated irradiation technique. It therefore remains necessary to integrate the potential risk of new irradiation modalities in a risk-adapted strategy taking into account therapeutic objectives but also associated risk factors, such as age (essentially), chemotherapy, or life style.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : faibles doses, irradiation, seconds cancers, radiothérapie avec modulation d’intensité

Key words : low doses, irradiation, secondary neoplasms, intensity-modulated radiation therapy


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P. 1333-1342 - décembre 2013 Retour au numéro
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