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Existe-t-il un intérêt à poursuivre les frottis de dépistage du cancer du col utérin après 65 ans ? Ètude rétrospective sur 53 644 femmes - 25/03/15

Doi : 10.1684/bdc.2012.1556 
Raphaël Meyer 1, , Anne-Lise Lemay 1, Xavier Guy 1, Céline Giraud 2, Patrice Mathevet 3, 4, Marie Flori 1
1 Université Claude-Bernard – Lyon-I, faculté de médecine Lyon-Est, département de médecine générale, 8, avenue Rockefeller, 69008 Lyon, France 
2 CHU Mère-Enfant, centre d’investigation clinique de Lyon, groupement hospitalier Est, EPICIME, 52, boulevard Pinel, 69003 Lyon, France 
3 CHU Mère-Enfant, service de gynécologie obstétrique, 59, boulevard Pinel, 69677 Bron, France 
4 Université Claude-Bernard – Lyon-I, Inserm U664, site Laennec, 7-11, rue Guillaume-Paradin, 69372 Lyon Cedex 08, France 

*Tirés à part:

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Résumé

Contexte

Un tiers des cancers du col utérin est découvert après 65 ans. Or, les recommandations françaises, concernant le dépistage du cancer du col, sont d’exclure du dépistage les femmes après 65 ans ayant eu au moins deux frottis normaux consécutifs.

Objectif

Étudier la fréquence des lésions cytologiques chez les femmes âgées de plus de 65 ans dont le rythme de suivi cytologique antérieur avait été normal et suffisant, afin de déterminer s’il existe un intérêt de poursuivre les frottis de dépistage après 65 ans.

Patientes et méthodes

Étude rétrospective multicentrique à partir des données de trois laboratoires de cytopathologie de la région Rhône-Alpes. Étude d’une population de 53 644 femmes de plus de 65 ans chez qui un frottis a été réalisé entre 2004 et 2008.

Résultats

Des lésions précancéreuses et cancéreuses du col sont découvertes après 65 ans malgré un suivi antérieur suffisant. Le taux de frottis pathologique pour ce groupe de femmes est de 14,2 ‰ et il est de 1,4 ‰ pour les frottis évocateurs de cancer.

Conclusion

Il existe un intérêt à poursuivre les frottis de dépistage après 65 ans. Cette approche semble raisonnable tant du point de vue médical qu’économique.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Abstract

Background

One third of cervical cancers are discovered after age 65. French guidelines allow women to cease having cervical pap smears at age 65, providing they have had a minimum of two consecutive negative smears.

Aim

To study the frequency of pathological smears in the group of women aged over 65 with a normal and sufficient cytological follow-up, according to the guidelines. To analyze the smear results and the former follow-up of this population to determine whether there is an interest to continue the smear screening after age 65.

Methods

This is a retrospective multicenter study based on collecting data from three pathology laboratories of the region Rhone-Alpes. We study a population of women 65 and older with smears that have been made between 2004 and 2008.

Results

Precancerous lesions and cervical cancer can be discovered after age 65 despite an adequate former follow-up. The rate of these women for having a pathological smear is 14,2‰, including 1,2‰ with cytological abnormalities in favour of cancer.

Conclusion

These results show that there is interest to continue the smear tests after age 65 at least, while considering medical and financial issues of a reasonable screening strategy

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : cancer du col de l’utérus, frottis cervico-utérin, dépistage, femmes après 65 ans

Key words : cancer of the cervix, cervical cancer, cervical smear, screening, women over 65


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Vol 99 - N° 4

P. 409-415 - avril 2012 Retour au numéro
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