Le « Cough Hypersensitivity Syndrome ». Revue analytique de 42 cas - 04/04/15
Résumé |
Introduction |
Le concept de « Cough Hypersensitivity Syndrome » (CHS) ou toux chronique définie par sa durée plus de 8semaines représente jusqu’à 25 % des consultations en allergologie/ORL et pose de difficiles problèmes de diagnostiques et thérapeutiques. Nous avons donc entrepris un travail sur un nombre restreint de patients chez qui une sensibilisation aux pneumallergènes était particulièrement suspectée.
Méthodes |
Étude rétrospective portant sur 42 dossiers de patients ayant consulté entre janvier 2013 et septembre 2014 pour une toux réfractaire rebelle à tout traitement. Aucun patient n’avait un trouble ventilatoire obstructif, confirmé par une EFR et radiographie thoracique.
Résultats |
L’atopie familiale a été notée chez 31 patients (75 %). La moyenne d’âge est de 32ans±8,1 avec une prédominance féminine de 54 %. La poussière de maison, le froid et l’émotion sont les facteurs déclenchant les plus fréquents. La rhinite précède la toux dans 20 cas (47 %), le CHS précède la rhinite dans 13 cas (32 %), la toux et rhinite sont diagnostiquées simultanément dans 8 cas (21 %). Les principaux pneumallergènes sont les blattes (67 %), les acariens (52 %), les moisissures (9 %), suivis des phanères des animaux (7 %) et les pollens (4 %). Nous n’avons noté aucun cas de mono sensibilisation.
Discussion |
Le CHS peut être d’origine de pathologie classique comme asthme/BPCO ou syndrome d’apnée du sommeil, rhino sinusites chroniques, ou toux d’origine digestive essentiellement par reflux gastro-œsophagien. Dans notre étude, l’analyse multivariée montrait que le phénotype CHS était associé à une sensibilisation aux pneumallergènes. Le traitement par anti-histaminique entraîne une nette amélioration de la toux. Le CHS peut donc alors être simplement considéré comme un symptôme d’une pathologie allergique.
Conclusion |
Cette petite étude souligne l’importance du bilan allergique chez les patients ayant une toux réfractaire. Il convient de confirmer cette notion sur une plus grande échelle et la nécessité d’une prise en charge spécialisée multidisciplinaire.
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Vol 55 - N° 3
P. 254 - avril 2015 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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