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Nutrition et cancer : pourquoi intervenir avant 5 % de perte de poids ? - 22/05/15

Doi : 10.1016/j.nupar.2015.02.001 
Xavier Hébuterne a, , b
a Service de gastro-entérologie et nutrition clinique, hôpital de l’Archet 2, CHU de Nice, 151, route de Saint-Antoine, 06200 Nice, France 
b Université de Nice Sophia-Antipolis, 28, avenue Valrose, 06103 Nice, France 

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Résumé

La prévalence de la dénutrition est élevée au cours du cancer et elle est en moyenne de l’ordre de 40 %. Ces données sont obtenues avec les critères habituels qui notamment font référence à une perte de poids de 10 % ou plus. Cependant, si l’on considère qu’un malade qui présente une perte de poids de 5 % est déjà à risque nutritionnel, la prévalence de la dénutrition est supérieure à 55 %. Enfin, seuls 15 % des malades pris en charge pour cancer n’ont pas perdu de poids. La synthèse de la littérature suggère qu’en oncologie médicale, une perte pondérale de 5 % est associée à une altération du pronostic des malades (augmentation de la morbidité et de la mortalité). De nombreuses études démontrent qu’au cours de la radiothérapie et de la radiochimiothérapie, une prise en charge diététique active basée sur le conseil diététique, associé ou non à la prise de compléments nutritionnels oraux, permet d’améliorer le pronostic des malades. Les données au cours de la chimiothérapie sont moins convaincantes mais la plupart des études ont proposé une prise en charge insuffisante chez des malades déjà dénutris. Au cours des radiochimiothérapies pour cancers des voies aérodigestives supérieures, la mise en place prophylactique d’une gastrostomie, avant toute intervention nutritionnelle, est associée à un meilleur pronostic pour le patient et est recommandée. En chirurgie, la prise en charge nutritionnelle préopératoire est recommandée chez les malades dénutris et non dénutris qui doivent bénéficier d’une chirurgie majeure et la réalimentation postopératoire précoce est associée à une réduction des complications infectieuses et de la mortalité.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Abstract

The prevalence of malnutrition is high in cancer and is on average around 40%. These data are obtained with the usual criteria that refer in particular to a weight loss of 10% or more. However, if we consider that a patient with a 5% weight loss is already at nutritional risk, the prevalence of protein-energy malnutrition is above 55%. Finally, only 15% of cancer patients have not lost any weight. The analysis of medical literature suggests that in medical oncology, a weight loss of 5% is associated with an alteration of the patient's prognosis (increased morbidity and mortality). Many studies show that, during radiotherapy and chemo-radiotherapy, dietetic counselling, associated or not with the use of oral nutritional supplements, can improve the prognosis of patients. During chemotherapy, data are less convincing but most studies have proposed insufficient support in already malnourished patients and more studies are needed. During radio-chemotherapy for cancers of the upper aerodigestive tract, prophylactic placement of a gastrostomy, before any nutritional intervention, is associated with a better prognosis for the patient and is recommended. In surgery, the nutritional preoperative load is recommended in malnourished and non-malnourished patients before major surgery and early postoperative oral or enteral nutrition is associated with a reduction in infectious complications and mortality.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Dénutrition, Conseils diététiques, Nutrition entérale, Gastrostomie, Intervention précoce

Keywords : Malnutrition, Dietetic advice, Enteral nutrition, Gastrostomy, Early intervention


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