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Évaluer les situations nécessitant le recours à l’O2 mural dans une réanimation ou la principale source d’O2 sont des extracteurs d’oxygène - 07/09/15

Doi : 10.1016/j.anrea.2015.07.391 
Pierre-Julien Cungi 1, , Julien Bordes 1, Pierre Esnault 1, Cédric Nguyen 1, Jean cotte 1, Erwan d’Aranda 1, Eric Kaiser 2, Alain Benois 3
1 Anesthesie-réanimation 
2 HIA Sainte-Anne, Toulon, France 
3 Anesthesie-réanimation, HMC Bouffard, Djibouti, Djibouti 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

La réanimation ne peut se concevoir sans oxygène (2). L’approvisionnement, le transport et le stockage de l’O2 demandent des ressources importantes, rendant la disponibilité de celui-ci aléatoire dans les pays en voie de développement [1] et sur les théâtres d’opérations extérieures. Une alternative à l’O2 pressurisé ou liquide est l’extraction de l’O2 de l’air par un extracteur d’oxygène (EO). Le couple EO/ventilateur dont nous disposons permet de délivrer [2, 3], une FiO2 de 80 %. Le but de cette étude est d’évaluer les situations nécessitant le recours a l’O2 mural dans une réanimation ou la principale source d’O2 sont les EO.

Matériel et méthodes

L’EO en dotation est le CO Integra 10™ (10L/min à FiO2 92 %), les ventilateurs en dotation sont les LTV 1000 et 1200 (Pulmonetic system). Sont inclus tous les patients admis en réanimation nécessitant une oxygénothérapie (ventilation spontanée au masque, ventilation non invasive en pression positive, ventilation mécanique invasive). Le suivi débute à l’admission du patient en réanimation et est réalisé quotidiennement jusqu’à sa sortie. Tous les patients inclus sont oxygénés par EO par défauts. L’échec d’oxygénation par EO est défini par la nécessité de recours à l’O2 mural :

– impossibilité technique de délivrer de l’O2 par le CO ;

– un rapport PaO2/FiO2<100 malgré optimisation de la PEEP et manœuvres posturales.

Résultats

Vingt patients ont été inclus du 12/07/2014 au 17/10/2014. 65 % de femme et 35 % d’hommes âgés en moyenne de 38,9ans (13–70ans). Les motifs d’admission étaient médicaux dans 50 % des cas, traumatologique dans 30 % des cas et chirurgicaux pour les 20 % restants. Les scores APACHE II étaient de 14,45 en moyenne (0–35) et IGS2 de 31,8 (0–74). La durée de séjour moyenne était de 4,45 jour en moyenne (1–9). Le taux de patient traité pour une infection est de 66,9 %. Quatre patients (20 %) sont décédés dont 3 après limitation et/ou arrêt des thérapeutiques actives. Le nombre de jours d’oxygénothérapie sous EO était au total de 112 (38jours de ventilation invasive, 74jours de VS ou VNI), avec 6jours de recours a l’O2 mural (5,3 %).

Les causes de recours a l’oxygène mural/bouteille étaient :

– SDRA sévère avec PaO2/FiO2<100 malgré une thérapeutique approprié ;

– les patients traumatises ou chirurgicaux de retour du bloc ou en partance pour le bloc ;

– défaillance respiratoire aiguë nécessitant une intubation en extrême urgence.

La FiO2 moyenne délivrée était de 44,6 % (25–75) pour des débit d’O2 moyen de 4,1L/min (1–10) pour une ventilation minute de 8,3L/min (5,2–12,1).

Discussion

Les EO permettent une économie d’O2 au sein d’une réanimation, l’utilisation d’O2 hyperbare est indispensable dans des situation urgente (arrêt respiratoire, intubation en urgence), pour les patients nécessitant des FiO2>80 % ou le transports des patients. Il paraît donc raisonnable d’utiliser les EO comme source principale d’O2 en réanimation dans les pays ou un accès fiable a l’oxygène est difficile, mais ceux ci ne permettent pas de s’affranchir de l’utilisation épisodique d’une source d’O2 hyperbare.

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