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Effet analgésique du STR-324, un dérivé stable de l’opiorphine, dans un modèle de douleur neuropathique chez le rat - 07/09/15

Doi : 10.1016/j.anrea.2015.07.609 
Alain Van Elstraete 1, , Philippe Sitbon 2, 3, Leila Hamdi 2, Dan Benhamou 2, 4, Jean-Xavier Mazoit 5, 6, Catherine Rougeot 7
1 Laboratoire d’anesthésiologie, Inserm U788, université Paris-Sud I 
2 Laboratoire d’anesthésiologie, Inserm U788, université Paris-Sud, 94276 Le Kremlin-Bicêtre 
3 Anesthésie, institut Gustave-Roussy, 39, rue Camille-Desmoulins, 94805 Villejuif cedex 
4 Anesthésie-réanimation, hôpital Bicêtre, AP–HP, 94975 Le Kremlin-Bicêtre cedex 
5 Laboratoire d’anesthésiologie, Inserm U788, université Paris-Sud, 94976 Le Kremlin-Bicêtre 
6 Anesthésie-réanimation, hôpital Bicêtre AP–HP, 94275 Le Kremlin-Bicêtre cedex 
7 Institut Pasteur, 28, rue du Docteur-Roux, 757234 Paris cedex, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

L’opiorphine a été caractérisée chez l’homme en tant qu’inhibiteur double des ecto-peptidases humaines NEP et AP-N impliquées dans l’inactivation des neuropeptides opioïdes endogènes, les enképhalines [1]. Dans divers modèles de douleur chez le rongeur, l’opiorphine a démontré une activité analgésique comparable à celle de la morphine via l’activation des voies opioïdes endogènes, sans effets secondaires majeurs [2, 3]. Le STR-324 (Stragen France, Lyon) est un dérivé stable de l’opiorphine ayant la même activité pharmacodynamique. Le but de ce travail a été d’analyser les effets analgésiques du STR-324, administré en IV continue durant 7jours, dans un modèle de douleur neuropathique chez le rat.

Matériel et méthodes

Après 10jours d’acclimatation, une ligature des racines L5 et L6 gauches a été effectuée chez 34 rats mâles Sprague Dawley sous anesthésie générale, suivie par la mise en place en sous-cutané d’une pompe osmotique Alzet® de 2mL reliée à un cathéter jugulaire. Chaque pompe délivrait à un débit de 10μL/h soit du STR-324 à 10, 50 ou 250μg/h soit du sérum physiologique « véhicule » durant 7jours. Chaque jour, de j0 (avant la ligature des racines) à j7, ont été évalués l’allodynie mécanique et l’hyperalgésie thermique respectivement par la méthode des filaments de von Frey et la méthode de Hargreaves, ainsi que la douleur tonique par l’étude de l’attitude antalgique spontanée de l’animal. L’analyse statistique des résultats obtenus a été effectuée par une ANOVA suivie d’une analyse post-hoc.

Résultats

Le groupe « véhicule » a montré une allodynie mécanique, une hyperalgésie thermique et une douleur tonique significatives de j1 à j7 par rapport à j0 (p=0,0015, p=0,01 et p=0,015, respectivement). L’allodynie mécanique était significativement inhibée par rapport au groupe véhicule de j4 à j7 dans les groupes 10μg/h et 50μg/h STR-324 (p<0,01 et p<0,05 respectivement). L’hyperalgésie thermique était significativement inhibée par rapport au groupe véhicule de j2 à j6 dans le groupe 10μg/h STR-324 (p<0,05). La douleur tonique était significativement inhibée par rapport au groupe véhicule de j1 à j6 dans le groupe 50μg/h STR-324 (p<0,05).

Discussion

Dans un modèle de douleur neuropathique induite après ligature du nerf sciatique chez le rat, le STR-324 administré en IV de façon continue exerce une activité analgésique prometteuse. Cette molécule, qui n’entraîne pas aux doses analgésiques efficaces d’effets secondaires majeurs, devrait trouver par cette voie d’administration une place d’intérêt dans le cadre d’une prise en charge multimodale de la douleur neuropathique périphérique.

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Vol 1 - N° S1

P. A398 - septembre 2015 Retour au numéro
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