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Annales de Dermatologie et de Vénéréologie
Sous presse. Epreuves corrigées par l'auteur. Disponible en ligne depuis le jeudi 31 mars 2016
Doi : 10.1016/j.annder.2016.02.020
Received : 29 May 2015 ;  accepted : 12 February 2016
Exposition solaire en milieu scolaire : évaluation du risque (dose érythémale), du bénéfice (synthèse de vitamine D) et des comportements des enfants
Sun exposure at school: Evaluation of risk (erythema dose), benefits (vitamin-D synthesis) and behaviour among children in France
 

E. Mahé a, , M. de Paula Corrêa b, c, I. Vouldoukis d, S. Godin-Beekmann c, M.-L. Sigal a, A. Beauchet e
a Service de dermatologie, centre hospitalier Victor-Dupouy, 69, rue du Lieutenant-Colonel-Prud’hon, 95107 Argenteuil cedex, France 
b Natural Resources Institute, Federal University of Itajubá, Itajubá, Brésil 
c Service d’aéronomie (LATMOS), CNRS, laboratoire atmosphères, milieux, observations spatiales, université de Versailles–Saint-Quentin-en-Yvelines, 78280 Guyancourt, France 
d Inserm, UPMC-UMRS 945, centre hospitalier universitaire de la Pitié-Salpêtrière, 91, boulevard de l’Hôpital, 75634 Paris cedex 13, France 
e Département de santé publique, CHU Ambroise-Paré, Assistance publique–Hôpitaux de Paris, 9, avenue Charles-de-Gaulle, 92104 Boulogne-Billancourt cedex, France 

Auteur correspondant.
Résumé
Introduction

Afin de mieux appréhender le risque potentiel lié à l’exposition solaire pendant la période scolaire, nous avons voulu évaluer dans des conditions de vie courante le risque (mesuré par l’indice UV ou IUV), la dose érythémale minimale (DEM) et le bénéfice (synthèse de vitamine D) de l’exposition solaire d’enfants en primaire, l’impact de l’environnement sur ces données et enfin, les modalités de prévention solaire mises en œuvre pour les enfants.

Matériel et méthodes

Nous avons réalisé une étude sur une journée ensoleillée (24 juillet) dans une école d’Antony (92). Des mesures de l’IUV (et les calculs de DEM) et de la quantité de vitamine D synthétisée en fonction de la surface corporelle exposée et des phototypes ont été réalisées tous les quarts d’heure de 9 à 17h. Les effets de l’albédo et de l’ombre sur la réduction de l’IUV ont été évalués sur huit points différents au sein de l’école. Les mesures de protection solaire mises en œuvre par les enfants ont été évaluées de façon systématique.

Résultats

Sur la journée, 57 enfants ont été évalués, l’IUV maximal était de 7,2, la température maximale de 30,7°C. Quels que soient le phototype et les modalités vestimentaires de photoprotection, la DEM était atteinte dès le matin, et la quantité de vitamine D synthétisée par la peau, suffisante avant midi. L’albédo avait peu d’impact sur l’irradiation. L’ombre était de qualité photoprotectrice extrêmement variable, maximale sous le préau (99,5 % de réduction de l’IUV) et minimale sous l’ombre de certains bâtiments (jusqu’à 53,7 % de réduction de l’IUV). En respectant des conditions strictes de protection solaire, l’enfant atteint une DEM avant de synthétiser suffisamment de vitamine D, alors que l’utilisation de vêtements « adaptés à la température » autorisait une synthèse cutanée de vitamine D suffisante avant d’atteindre une DEM. Il a été observé un faible respect des mesures de photoprotection. Quel que soit le temps d’exposition dans la journée (modèle minimal : deux récréations+pause du midi) et le phototype, le seuil de 1,5 DEM au moins est atteint dans la journée.

Limites

Il s’agit d’une étude expérimentale ne tenant pas compte du comportement réel des enfants (mobilité, sueur, application de produits de protection solaire…), ni de l’angle d’exposition de la peau au soleil. D’autre part, pour des raisons météorologiques, ce travail a été réalisé en juillet en centre de loisir et non en période scolaire « normale ».

Conclusion

L’enfant devrait être une cible majeure des campagnes de prévention primaire pour plusieurs raisons liées au risque solaire et à l’apprentissage. Ce travail illustre la complexité du lien entre UV, DEM et vitamine D, et la difficulté à mettre en place des mesures de prévention solaire à l’école.

The full text of this article is available in PDF format.
Summary
Background

To better understand the potential risk associated with sun exposure during the school year, we decided to evaluate behaviour, risk [UV index (UVI), minimal erythema dose (MED)] and benefits (vitamin-D synthesis) of sun exposure in primary schoolchildren in France, as well as the various sun protection methods used for children.

Material and methods

We performed the study on a sunny day (July 24) in a school in Antony (France). Evaluation of UVI (with calculation of MED) and the amount of vitamin D synthesized according to exposed body surface area and phototype were performed every 15minutes from 9 a.m. to 5 p.m. The effects of albedo and shade on UVI were assessed in 8 different locations at the school. The sun-protection measures used by the children were systematically evaluated.

Results

Fifty-seven children were evaluated; the maximum UVI was 7.2 and the maximum temperature was 30.7°C. Irrespective of phototype and clothing, 1 MED was reached and an adequate level of vitamin D was synthesized in the skin before midday. Albedo had little impact on irradiation. The amount of protection afforded by shadow varied greatly, with the highest level occurring in the covered courtyard (99.5% reduction of UVI) and the lowest in the shadow of buildings (53.7% reduction of UVI). With strict sun protection measures concerning dress, children reached 1 MED before synthesizing 1000IU of vitamin D, but with clothing “suited to high temperatures”, 1000IU of vitamin D were synthetized before 1 MED was reached. Compliance with photoprotection measures was poor. Regardless of duration of exposure during the day (minimal model: two play breaks+lunchtime break) and of skin phototype, at least 1.5 MED was reached during the day.

Study limitations

This was an experimental study ignoring children's actual behaviour (movement, sweating, application of sun protection products, etc.). Moreover, due to weather conditions, the study was performed at a recreation centre in July and not during the “standard” school year.

Conclusion

Sun protection campaigns should naturally be directed chiefly towards children for several reasons relating to solar risk and learning. This study shows the complex link between UV, MED, vitamin D as well as the difficulties of implementing solar protection measures in schools in France.

The full text of this article is available in PDF format.

Mots clés : Ultraviolets, Vitamine D, Enfants, Facteurs de risque, Indice de confort cutané

Keywords : Ultraviolet, Vitamin D, Children, Risk factor, Skin discomfort index



 Les résultats préliminaires de cette étude ont été présentés lors des Journées dermatologiques de Paris 2014, et lors des 17es Journées nationales de photodermatologie (Angers, 2015).



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