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RFL - Revue francophone des laboratoires
Volume 2016, n° 480
page 12 (mars 2016)
Doi : 10.1016/S1773-035X(16)30067-3
Générales

Les LBM et le dépistage de l’infection à VIH, 2003-2014
 

J.-M. M

Le BEH du 1er décembre1 a publié une actualisation du bilan du dépistage du VIH. L’Institut de veille sanitaire (InVS) publie chaque année les données de dépistage en laboratoires d’analyses de biologie médicale : LaboVIH.

En 2014, 89% des LBM ont participé à LaboVIH : 91% hospitaliers et 89% de ville, participation variant selon la région (84% à 100%) et le département (20% à 100%).

En 2014, on estime que les LBM ont réalisé 5,27 millions de sérologies VIH, soit 80 sérologies/1 000 [79 à 81]. En 2014, les LBM de ville ont réalisé environ 76% des sérologies VIH. Après avoir augmenté en 2011 (+4%, p<10-3), le nombre de sérologies s’est stabilisé en ville. À l’hôpital, ce nombre a augmenté jusqu’en 2014 (+11% entre 2010 et 2014 ; p<10-3) ; 7% des sérologies ont été réalisées dans un cadre anonyme (le plus souvent en CDAG/Ciddist), proportion stable dans le temps, soit environ 351 000 sérologies.

Le nombre de sérologies VIH confirmées positives en 2014 est estimé à 11 013 [10 435-11 592], soit 167 [158-175] par million.

En Île-de-France et dans les DOM, le nombre de sérologies positives est stable depuis 2011. En métropole hors IdF, il a augmenté entre 2007 et 2013 et ne s’est stabilisé qu’en 2014. Les LBM de ville étaient à l’origine de 38% des sérologies positives en 2014. Le nombre de sérologies positives a augmenté depuis 2011 à l’hôpital (+13%, p<10-3), mais non en ville.

La proportion des sérologies confirmées positives en 2014 a été estimée à 2,1/1 000 pour la France entière, avec des proportions plus élevées en Guyane (7,2), Île de France (4,0), Guadeloupe (3,4), Martinique et Mayotte (2,5). Dans les autres régions, elles varient de 0,4 à 1,9/1 000. La proportion de sérologies positives reste chaque année plus élevée pour celles réalisées dans un cadre anonyme (3,4/1 000 en 2014) que celles réalisées dans un cadre nominatif confidentiel (2,0/1 000 en 2014).

LaboVIH bénéficie d’une très bonne participation des biologistes (exhaustivité de 89% en 2014), qui permet l’estimation nationale et régionale avec précision du dépistage du VIH.

L’usage des TROD en milieu associatif et la disponibilité des autotests en pharmacie donnent l’occasion de voir des sujets ne fréquentant habituellement pas les centres de dépistage ou les centres de soins, dit l’InVS. Qui tient à souligner le rôle majeur des LBM dans le dépistage et à les remercier de la transmission de leurs données, notamment LBM de ville (40% des sérologies positives), réalisant un diagnostic plus précoce que l’hôpital !

L’InVS souligne enfin l’intérêt d’associer le dépistage du VIH et des hépatites B et C du fait de modes de contamination communs.



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Reference

Cazein F, Le Strat Y, Ramus C, Pillonel J, Lot F. Dépistage de l’infection par le VIH dans les laboratoires d’analyses médicales, 2003-2014. Bull Epidémiol Hebd. 2015 ;(40-41):769-71 (1/12/2015) . 2015_40-41_4.html


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