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RFL - Revue francophone des laboratoires
Volume 2016, n° 480
page 14 (mars 2016)
Doi : 10.1016/S1773-035X(16)30072-7
Générales

L’autotest VIH : un bon complément aux autres offres de dépistage
 

J.-M. M

L’Académie nationale de pharmacie prend position à son tour sur la mise à disposition en officines, dès le 15 septembre 2015, d’autotestVIH ® (société AAZ).

Les Sages font d’abord remarquer que scientifiques et organisations soutiennent que chez un sujet infecté l’autotest permet de réduire la progression du VIH tout en réduisant, voire en éliminant, le risque de transmission lors de rapports sexuels.

Par ailleurs, notent-ils, la lutte contre le sida passe en priorité par le développement systématique de dépistages pour que les sujets porteurs du virus bénéficient au plus tôt d’antirétroviraux (ART) aujourd’hui plus efficaces, plus simples et bien tolérés.

Sur ce point, les autotests constituent une nouvelle approche, complémentaire des offres actuelles, ce qui peut convaincre des sujets s’ignorant séropositifs et n’utilisant pas les offres de dépistage disponibles, en particulier les plus exposés, notamment les hommes ayant des rapports sexuels non protégés avec des hommes [les HSH].

En conséquence, traiter tout sujet séropositif, dès le diagnostic, quel que soit le stade clinique, est donc désormais recommandé ; en plus du bénéfice pour les patients, les ART, s’ils sont dispensés à large échelle, représentent un moyen simple et efficace pouvant largement participer à enrayer l’épidémie de VIH-sida.

L’Académie de pharmacie recommande donc d’adresser des messages ciblés, afin d’augmenter le niveau du dépistage dans les groupes exposés ; d’utiliser tous les tests pertinents existants ; d’encourager l’usage des nouveaux autotests et de faciliter leur diffusion auprès des sujets à risque, en n’oubliant pas l’indispensable accompagnement psychologique et en mobilisant les acteurs de santé, en particulier les pharmaciens dans le cadre de leurs nouvelles missions, les médecins généralistes et les services spécialisés.

Mais il faut lever des freins, notamment financiers, par une prise en charge de ces nouveaux tests mais aussi par leur mise à disposition via l’Assurance Maladie, en médecine générale ou aux urgences, etc. On doit aussi veiller à ce que la publicité pour les autotests ne ferme pas les autres pistes de dépistage, donc informer clairement sur les nouvelles offres de dépistage mais aussi sur le double effet thérapeutique et préventif du traitement antirétroviral… ce qui n’a toujours pas été fait depuis 2008. Enfin, réclame l’Académie, il faut améliorer la coordination territoriale via les ARS et les COREVIH (Coordinations régionales de lutte contre l’infection à VIH).

L’Académie nationale de pharmacie s’associe au vœu d’ONUSIDA d’une fin de pandémie en 2030, quand 90% des VIH-positifs connaîtront leur statut, 90% des sujets diagnostiqués porteurs recevront un ART et 90% des sujets traités auront une charge virale indétectable…



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