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Annales de Dermatologie et de Vénéréologie
Volume 143, n° 4S1
page 7 (avril 2016)
Doi : 10.1016/S0151-9638(16)30100-4
Conférences

CONF1 : Évolution de la pigmentation, 7 millions d’années d’histoire des humanoïdes
 

Jean Revuz
 11 chaussée de la Muette, 75016 Paris 

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La séparation entre les grands singes et les humanoïdes s’est faite entre 7 et 8 M d’années ; ceux-ci ont quitté la forêt primitive pour la savane et de profondes modifications physiologiques et morphologiques sont survenues en plusieurs millions d’années.

Les modifications de la peau ont été déterminantes dans l’adaptation à un nouvel environnement et à des activités nouvelles : la perte des poils, la multiplication des glandes sudorales eccrines ont permis à nos ancêtres d’avoir une activité physique intense et prolongée sans qu’une élévation trop importante de leur température corporelle menace leur survie.

L’évolution de la pigmentation- commandée par plusieurs dizaines de gènes- a suivi les migrations des hominidés partis d’Afrique en plusieurs vagues pour s’établir dans les 6 continents. La répartition géographique des pigmentations raconte cette histoire ; elle est en effet superposable à celle de l’intensité des radiations solaires et témoigne du fait que le « moteur » de cette évolution et de cette distribution est à trouver dans les interactions du rayonnement UV avec des molécules vitales : la vitamine D dont la synthèse est régie par les UV ; l’acide folique qui est détruite par les UV et dont la carence entraîne des anomalies fœtales. Mais d’autres hypothèses ont été formulées mettant en cause les interactions entre la mélanine et la fonction barrière de la peau.

Certains éléments sont frappants :

L’indépendance de la pigmentation par rapport à d’autre caractéristiques phénotypiques et la rapidité (à l’échelle de ces phénomènes) de changement dans la couleur de la peau : ainsi les européens il y a 8 500 ans (autant dire hier !) étaient noirs de peau avec les yeux bleus.
Quelle que soit la couleur d’une population les sujets de sexe féminin sont toujours légèrement plus clairs : une origine du Xeesal ?

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Mots-clés : Pigmentation, hominidés, histoire, vitamine D, Xeesal




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