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Journal Français d'Ophtalmologie
Volume 40, n° 4
pages 297-302 (avril 2017)
Doi : 10.1016/j.jfo.2016.12.008
Received : 17 September 2016 ;  accepted : 16 December 2016
Expérience sénégalaise des conjonctivites virales aiguës
Senegalese experience with acute viral conjunctivitis
 

A.S. Sow a, H. Kane a, , A.M. Ka b, F.T. Hanne a, J.M.M. Ndiaye a, J.-P. Diagne b, M. Nguer a, S. Sow b, Y. Saheli a, E.H.M. Sy b, M.E. De Meideros Quenum b, P.A. Ndoye Roth a, E.A. Ba a, P.A. Ndiaye b
a Hôpital Aristide-Le-Dantec, BP 3001, avenue Pasteur, Dakar, Sénégal 
b Hôpital Abass-Ndao, BP 45831, Dakar, Sénégal 

Auteur correspondant.
Résumé
But

Étudier les aspects épidémiologiques et cliniques des conjonctivites aiguës à entérovirus et à adénovirus.

Patients et méthode

Une étude prospective a été menée entre le 1er janvier et le 31 octobre 2015, conjointement entre deux services d’ophtalmologie et un laboratoire de virologie, qui a permis de recenser 51 patients. Étaient inclus tous les patients présentant un œil rouge non douloureux, sans baisse de l’acuité visuelle, associée à des secrétions évoluant depuis moins de 4 semaines.

Résultats

L’âge moyen était de 32 ans et le sex-ratio de 1,1. Plus de la moitié de nos patients (61 %) provenait de quartiers populaires. Une notion de contage était rapportée par 30 patients (59 % des cas). Le test virologique était positif pour 35 patients (68,7 % des cas). Plus de 90 % des échantillons collectés durant la première semaine d’évolution des signes étaient positifs.

Conclusion

La conjonctivite virale est une affection contagieuse, dont l’expansion est favorisée par la promiscuité. L’adénovirus et l’entérovirus qui en sont les principaux responsables, sont présents sur un mode endémique au Sénégal, d’où l’intérêt d’une meilleure surveillance épidémiologique afin d’en limiter l’expansion.

The full text of this article is available in PDF format.
Summary
Purpose

To study the epidemiological and clinical aspects of acute enteroviral and adenoviral conjunctivitis.

Patients and methods

A prospective study was conducted between January 1st and October 31st, 2015, jointly between two Ophthalmology services and a virology laboratory, which identified 51 patients. Were included all patients who presented a painful red eye without loss of visual acuity associated with secretions,evolving for less than 4weeks

Results

The mean age was 32 years, and the sex ratio 1:1. Over half of our patients (61%) came from populous districts. A history of the virus “going around” was reported by 30 patients (59% of cases). Virological testing was positive in 35 patients (68.7% of cases). Over 90% of samples collected during the first week of clinical signs were positive.

Conclusion

Viral conjunctivitis is a contagious condition, the spread of which is favored by promiscuity. Adenovirus and enterovirus are the main causative agents. They are present on an endemic scale in Senegal; thus, the need for better epidemiological surveillance in order to limit spread.

The full text of this article is available in PDF format.

Mots clés : Conjonctivites virales, Expérience sénégalaise

Keywords : Viral conjunctivitis, Senegalese experience


Introduction

La conjonctivite aiguë virale est une affection généralement bénigne, souvent négligée, mais qui peut entraîner des complications graves, notamment dans les pays en voie de développement.

Notre travail avait pour but d’étudier les aspects épidémiologiques et cliniques, des conjonctivites à entérovirus et à adénovirus.

Patients et méthode

Une étude prospective menée entre le 1er janvier et le 31 octobre 2015, conjointement entre un service d’ophtalmologie et un laboratoire de virologie, a recensé 51 patients. Étaient inclus tous les patients présentant un œil rouge non douloureux, sans baisse de l’acuité visuelle, associé à des secrétions (muqueuses, séromuqueuses ou mucopurulentes) évoluant depuis moins de 4 semaines.

Sur une fiche d’enquête étaient précisés les données de l’état civil, les signes fonctionnels, l’aspect des sécrétions conjonctivales et l’existence ou non d’adénopathies cervicales. À l’aide d’un écouvillon avec milieu de transport, les larmes étaient recueillies par absorption, ainsi que les sécrétions conjonctivales.

Le diagnostic de genre pour les 2 groupes de virus les plus incriminés dans la survenue des conjonctivites virales (entérovirus et adénovirus) a été effectué en utilisant des techniques d’isolement sur cultures cellulaires permissives complétées par des techniques de biologie moléculaire. Les virus ont été isolés sur 2 lignées cellulaires selon la méthode préconisée par l’OMS/WHO. Les cultures étaient quotidiennement observées pendant 5jours à la recherche d’un éventuel effet cytopathique (ECP). À l’issue de cette étape, l’isolement était soit négatif, soit positif avec isolement d’un entérovirus non-polio et/ou d’un adénovirus. Les séquences utilisées pour le diagnostic de genre des virus sont présentées dans les Tableau 1, Tableau 2.

Résultats
Données épidémiologiques

L’âge moyen était de 32 ans, avec des extrêmes de 9 mois et 75 ans. Le sex-ratio était de 1,1 (27 hommes contre 24 femmes).

Plus de la moitié de nos patients (61 %) provenait de quartiers populaires, où règne la promiscuité, avec les risques accrus de contamination.

Dix-huit patients (35,3 % des cas) étaient élèves ou étudiants, 17 patients (33,3 % des cas) travaillaient dans le secteur formel, et 16 patients (31,4 % des cas) dans le secteur informel.

Deux pics de conjonctivite à entérovirus ont été notés, le 1er au mois de juin et le 2e au mois d’octobre. C’est pendant ce deuxième pic que 14 patients ont été inclus dans l’étude. Les autres données épidémiocliniques sont présentées dans la Figure 1.



Figure 1


Figure 1. 

Type de virus retrouvé par rapport au mois.  : adénovirus ;  : entérovirus.

Zoom

Notion de contage

Une notion de contage était rapportée par 30 patients (59 % des cas). Elle était notée chez 70 % des patients infectés par un entérovirus et 72 % de ceux infectés par un adénovirus.

La prévalence des conjonctivites était proportionnelle au nombre de personnes occupant une chambre, 53 % pour 3 personnes par chambre et 47 % pour 1,8 personnes par chambre.

Délai de consultation

Quarante-trois patients (84,3 % des cas) avaient consulté durant la première semaine d’évolution des signes, sept patients (13,7 % des cas) entre le 8e et 14e jour, et 1 patient (2 % des cas) entre le 15e et le 30e jour d’évolution.

Signes physiques

Tous les patients présentaient une hyperhémie conjonctivale diffuse. Vingt-huit patients (54 % des cas) présentaient un œdème palpébral et treize patients (25,5 % des cas) avaient un chémosis. Les autres signes sont présentés dans le Tableau 3.

L’isolement viral

Cinq échantillons ont donné un ECP en culture sur la lignée Hep 2C.

Résultats de biologie moléculaire

Le test virologique était positif pour 35 patients soit 68,7 % des cas.

Parmi eux, 24 échantillons étaient positifs pour les entérovirus (68,6 % des cas) et 11 prélèvements pour les adénovirus (31,4 % des cas).

Détection de virus par rapport au délai de consultation

Parmi les échantillons collectés durant la première semaine d’évolution des signes, 93,3 % étaient positifs.

C’est durant cette première semaine que 90 % des entérovirus et 81,8 % des adénovirus avaient été détectés.

Relation entre l’aspect des secrétions et le virus responsable

Quatre-vingt-quatre pour cent des patients infectés par un entérovirus avaient des sécrétions séromuqueuses. Dans le cas des infections par un adénovirus, ce taux était de 40 %. Les autres corrélations sont rapportées dans la Figure 2.



Figure 2


Figure 2. 

Type de sécrétions retrouvées selon le virus causal.  : adénovirus ;  : entérovirus.

Zoom

Discussion
Données épidémiologiques

L’âge moyen était de 32 ans avec une prévalence plus faible chez les patients âgés de moins de 5 ans.

Aoki et Tarawa [1] trouvaient que le groupe d’âge entre 20 et 39 ans était le plus touché, et celui de 0 à 9 ans le moins touché. Tandis que Sane et al. [2] rapportaient une prévalence particulièrement élevée chez les enfants de 2 à 10 ans.

Hovding [3] trouvait que l’incidence de la conjonctivite pouvait être influencée par l’âge.

Le sexe ratio de 1,1 se rapprochait de celui de Tounkara [4], qui était de 1,25.

Sane et al. [2] rapportaient une protection relative chez les personnes de sexe masculin, en particulier entre 20 et 40 ans. Ce qui n’était pas le cas chez les femmes. Il l’explique par le fait que les femmes étaient exposées à un inoculum particulièrement important, en raison des contacts plus étroits avec les enfants pourvoyeurs d’infection.

Deux pics de conjonctivite à entérovirus avaient été notés pendant l’étude, dont l’un au cours de l’épidémie du Sénégal d’octobre 2015. Durant cette période, le nombre de cas avait quadruplé passant d’environs 5 cas par mois à 20. Parmi ces cas, dix-sept prélèvements étaient revenus positifs dont 87,5 % à l’entérovirus. Pendant la même période au Mali, une épidémie de conjonctivite aiguë hémorragique avait été signalée sans toutefois qu’une étude virologique n’ait été menée. Cependant, la capacité d’expansion des entérovirus au-delà des frontières pourrait expliquer la présence simultanée d’une épidémie dans ces 2 pays frontaliers. Dans notre pays, les épidémies de conjonctivites virales sont plus fréquentes pendant l’hivernage, qui correspond à une période de grande chaleur.

Aoki et Tarawa [1] avaient trouvé que l’incidence mensuelle des conjonctivites à adénovirus variait entre 9 et 83 cas avec une hausse durant la saison estivale.

Ceci concorde avec d’autres séries [3, 5, 6] qui rapportaient une augmentation de la fréquence en été.

Plus de la moitié de nos patients provenait de quartiers populaires où règne la promiscuité qui accroît le risque de contamination.

La notion de contage était rapportée par 59 % des patients, confirmant le caractère hautement contagieux de l’affection. Le contage était signalé par 70 % des patients infectés par un entérovirus et 72 % de ceux infectés par un adénovirus. L’adénovirus serait donc plus contagieux, notamment grâce à l’absence d’enveloppe virale qui lui confère une meilleure résistance en milieu extérieur [7].

Kaufman [7] confirme le caractère hautement contagieux de la conjonctivite virale à adénovirus, avec un risque de transmission variant entre 10 % et 50 %.

L’incidence des conjonctivites était proportionnelle au nombre de personnes occupant une même chambre, 47 % pour 1,8 personnes par chambre, et 53 % pour 3 personnes par chambre. Ce qui rejoint les données de Sane et al. [2] qui trouvait un taux de 23 % pour 1,9 personnes par chambre, et de 43 % pour plus de 3,5 personnes par chambre.

De plus, les élèves et étudiants étaient les plus atteints (35,3 % des cas), avec une notion de contage scolaire ou dans les aires de jeux. Ce qui confirme encore le rôle de la promiscuité dans l’expansion virale.

Données cliniques

La rougeur et le larmoiement étaient rapportés par tous les patients. Ce taux était de 88,9 % pour Tounkara [4]. Les signes fonctionnels ne variaient pas beaucoup en fonction du virus mais la photophobie était moins fréquente dans les conjonctivites à entérovirus.

Nous avons observé un flou visuel en rapport avec le larmoiement important et la photophobie. L’œdème des paupières était présent chez 37,3 % des patients.

Les follicules et papilles étaient retrouvés dans moins de 20 % des cas, ce qui concorde avec les résultats de Tounkara [4].

L’hyperhémie conjonctivale diffuse était notée chez tous les patients et l’hémorragie sous-conjonctivale chez 3,9 % des patients. L’incidence des hémorragies sous-conjonctivales ne variait pas en fonction du virus responsable. Les deux patients qui présentaient une hémorragie sous-conjonctivale avaient des prélèvements positifs (l’un à adénovirus et l’autre à entérovirus).

Nos résultats différaient de ceux de Tounkara [4] qui trouvait une hyperhémie diffuse dans 80 % des cas et une hémorragie sous-conjonctivale dans 30 % des cas.

Une adénopathie prétragienne satellite avait été trouvée dans 27,4 % des cas, rejoignant les données d’Aoki et Tarawa [1] qui trouvaient un taux variant entre 20 à 34 % des cas. Mahmood et Narang [8] rapportaient des taux presque deux fois plus élevés (50 %). Tandis que Tounkara [4] n’avait pas relevé d’adénopathie prétragienne chez ses patients. L’adénopathie prétragienne était présente chez 20 % des patients qui avaient une conjonctivite à entérovirus, et 50 % de ceux qui étaient infectés par un adénovirus.

Notre étude confirme le tropisme des adénovirus pour les ganglions prétragiens au cours des conjonctivites virales. Nos données rejoignent Renard [9] qui trouvait une adénopathie dans 15 à 95 % des cas dans les conjonctivites à adénovirus.

Un patient âgé de 8 ans présentait une complication à type de kératite ponctuée superficielle.

Les secrétions séromuqueuses étaient retrouvées dans 70,6 %, et les sécrétions séreuses dans 9,8 % des cas. L’entérovirus était associé à une sécrétion séromuqueuse dans 84 % des cas. Quarante pour cent des patients qui avaient une conjonctivite à adénovirus présentaient des sécrétions mucopurulentes, en rapport probablement avec une surinfection. Ces résultats confirment que la clinique ne permet pas toujours de faire la différence entre une conjonctivite virale et une conjonctivite bactérienne en se basant uniquement sur l’aspect des sécrétions.

Yannof et Duker [10] trouvaient que l’écoulement aqueux était plus caractéristique de la conjonctivite virale.

Alors que pour O’Brien et al. [11], 65 % des sécrétions séreuses étaient dues à des souches d’adénovirus.

Plus de 60 % des conjonctivites d’allure virale (68,7 %) avaient donné des résultats virologiques positifs à la culture. L’entérovirus était isolé dans 68,6 % des cas tandis que pour Yannof et Duker [10], c’est l’adénovirus qui était isolé dans 65 % à 90 % des cas. Ce taux était de 24 % pour Rezig et al. [12].

Parmi les échantillons collectés chez les patients reçus pendant la première semaine d’évolution des signes, plus de 90 % (93,3 %) étaient positifs. Quatre-vingt-dix pour cent des patients ayant une conjonctivite à entérovirus et 81,8 % de ceux atteints d’une conjonctivite à adénovirus avaient consulté pendant la première semaine d’apparition des signes. Ces résultats montrent que la détection des virus est proportionnelle au délai d’évolution et que les adénovirus restent détectables plus longtemps que les entérovirus.

Données thérapeutiques

Les patients ont bénéficié de conseils sur les mesures d’hygiène individuelle tels que, se laver régulièrement les mains à l’eau savonneuse, éviter de se frotter les yeux et se nettoyer les yeux avec de l’eau propre ou un mouchoir en papier à usage unique.

Selon Kaufman [7], le virus se propage par contact direct à travers les doigts contaminés, les instruments médicaux, l’eau de piscine. Dans son série, 46 % des personnes infectées avaient des cultures positives issues d’écouvillonnage de leurs mains.

Chez nos patients, en plus des mesures d’hygiènes, nous avons prescrit un traitement symptomatique, associant des antiseptiques, des antibiotiques locaux et/ou des anti-inflammatoires.

Ohnsman [13] a préconisé que, quelle que soit la cause de la conjonctivite, les élèves doivent être traités avec des antibiotiques avant de retourner à l’école.

Selon l’étude menée par Bulher et al. [14], la majorité (60 %) des conjonctivites virales se résout spontanément en 1 à 2 semaines. Son étude révèle aussi que la clinique ne suffit pas toujours pour différencier les causes. Ainsi, 30 % des cultures étaient positives pour des conjonctivites présumées bactériennes et 52 % pour des conjonctivites à priori virales.

Bulher et al. [14] préconise un traitement antibiotique pour un soulagement rapide des patients, une diminution de l’incidence des complications et une réduction de la contagiosité.

O’Brien et al. [11] ont quant à eux contre-indiqué l’utilisation d’antibiotiques car, selon eux, ils ne protègeraient pas contre les infections secondaires et favoriseraient la survenue de résistance aux antibiotiques.

Skevaki et al. [15] utilisent plutôt des larmes artificielles, des antihistaminiques topiques et des compresses froides.

II n’existe donc pas de consensus sur le traitement. Cependant, tous ces auteurs contre-indiquent l’association d’antibiotiques et de stéroïdes en gouttes. Les stéroïdes pouvant diminuer la latence des adénovirus.

Hormis la complication à type de kératite superficielle, tous les patients ont guéri entre 5 et 7jours sans aucune séquelle.

Levêque et al. [6] notaient également une évolution favorable, la guérison survenant dans un délai de trois à cinq jours.

Conclusion

La conjonctivite virale est une affection contagieuse, dont l’expansion est favorisée par la promiscuité. L’adénovirus et l’entérovirus qui en sont les principaux responsables, sont présents sur un mode endémique au Sénégal, d’où l’intérêt d’une meilleure surveillance épidémiologique afin d’en limiter l’expansion.

Déclaration de liens d’intérêts

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


 Cet article n’a fait l’objet d’aucune publication.

Références

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Tounkara M. La conjonctivite aigue hémorragique épidémique à l’institut d’ophtalmologie tropicale[Thèse de doctorat d’état en médecine].   Bamako: Université de Bamako Faculté de médecine,de pharmacie et d’odonto-stomatologie (2005). 
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