Article

PDF
Access to the PDF text
Service d'aide à la décision clinique
Advertising


Free Article !

Journal Français d'Ophtalmologie
Vol 22, N° 3  - juillet 1999
p. 302
Doi : JFO-04-1999-22-3-0181-5512-101019-ART3
Traitement du syndrome d'insuffisance en cellules souches limbiques unilatéral parautogreffe de limbeTraitement du syndrome d'insuffisance en cellules souches limbiques unilatéral parautogreffe de limbe
 
ARTICLE ORIGINAL



JFO
1999; 22: 302-309
© Masson, Paris, 1999

S.-M. Moldovan(1), , V. Borderie(1), , M. Baudrimont(2), ,L. Laroche(1)
(1)Service d'Ophtalmologie, Hôpital Saint-Antoine, APHP, 184, rue duFaubourg Saint-Antoine, 75571 Paris Cedex 12.
(2)Service d'Anatomie Pathologique, Hôpital Saint-Antoine, APHP, 184, ruedu Faubourg Saint-Antoine, 75571 Paris Cedex 12.

SUMMARY

Limbal autograft for reconstruction of the ocular surface in patients with unilaterallimbal stem cell deficiency

S.-M.Moldovan, V.Borderie, M.Baudrimont, L.Laroche

Purpose

To evaluate the improvement of the ocular surface after limbal autograft in patientswith unilateral limbal stem cell deficiency related to chemical burns.

Materials and methods

Limbal autograft was performed in five patients with unilateral limbal stem celldeficiency related to chemical burns. Thereafter, four patients underwent penetratingkeratoplasty. The limbal graft was obtained from the fellow eye, and was secured withinterrupted sutures. Patient follow-up ranged from 10 to 47 months. Limbus andcorneas were studied by means of light microscopy.

Results

All five patients reported subjective improvement. Vascularization decreased in onecornea. Visual acuity improved in one eye and did not change in the remaining four eyes.After penetrating keratoplasty, graft reepithelialization was achieved after respectively3, 4, 21, and 30 days. Light microscopy showed the presence of goblet cells in thelimbal epithelium in four cases. After limbal autograft, the corneal epithelium was devoidof goblet cells in three out of four cases.

Conclusion

Limbal autograft improves the ocular surface and the prognosis of subsequentpenetrating keratoplasty in patients with unilateral limbal stem cell deficiency relatedto chemical burn.

Key words : Limbal autograft. , limbal stem cell. , ocular burn.

RÉSUMÉ


Traitement du syndrome d'insuffisance en cellules souches limbiques unilatéral parautogreffe de limbe

But de l'étude

Évaluer l'amélioration de la surface oculaire après autogreffe de limbe, chez despatients présentant un syndrome d'insuffisance en cellules souches limbiques secondaireà des brûlures oculaires unilatérales.

Matériel et méthodes

Cinq patients ayant un syndrome d'insuffisance en cellules souches limbiquesunilatéral secondaire à des brûlures chimiques de la surface oculaire ont bénéficiéd'une autogreffe de limbe. Quatre patients ont subi secondairement une kératoplastietransfixiante. Après préparation du lit de la greffe, des greffons de 3 mm sur 80à 120o ont été prélevés sur l'Sil adelphe et suturés à la cornée et àla conjonctive. Le suivi des patients va de 10 à 47 mois. Les limbes et les cornéesont été étudiés en microscopie optique.

Résultats

Tous les patients ont décrit une amélioration subjective, avec une disparition dessignes fonctionnels. Les néovaisseaux ont régressé dans un cas sur 5. L'acuitévisuelle est restée stable, sauf dans un cas où elle s'est améliorée. Aprèskératoplastie transfixiante, la réépithélialisation du greffon a été complèterespectivement aux 3e, 4e, 21e et 30e jours.L'histologie montrait, dans quatre cas sur cinq, des lésions de l'épithélium limbiquecaractérisées par la présence, en plus ou moins grand nombre, de cellules caliciformes.Après la greffe de limbe, l'épithélium cornéen était dépourvu de cellulescaliciformes dans trois cas sur quatre.

Conclusion

En présence d'un syndrome d'insuffisance en cellules souches limbiques unilatéral,l'autogreffe de limbe améliore la surface oculaire, ainsi que le pronostic deskératoplasties transfixiantes réalisées chez ces patients.

Mots clés : Autogreffe. , brûlure oculaire. , cellule souche. , limbe.


Les agressions graves de la surface oculaire (brûlures chimiques ou thermiques,notamment) peuvent se compliquer d'ulcérations cornéennes épithéliales récidivantes,de néovascularisation et d'opacification stromale, d'irritation et inflammationchroniques de la surface oculaire, échappant à tout traitement médical. La greffe decornée, sur de tels terrains, est de mauvais pronostic à cause du risque important derejet et de la mauvaise qualité de la réépithélialisation. Les premières tentativesde restauration de la surface oculaire de ces patients ont été décrites par Thoft, en1977, qui utilisait des greffes autologues de conjonctive [1]. Depuis, beaucoup d'argumentssont venus renforcer la théorie selon laquelle le renouvellement de l'épithéliumcornéen se fait à partir des cellules souches situées dans la couche basale del'épithélium limbique. En effet, chaque division d'une de ces cellules donneranaissance, à terme, à des cellules épithéliales matures, ainsi qu'à une autre cellulesouche. Leur destruction (ou dysfonctionnement) est à l'origine de l'envahissement de lacornée par des cellules conjonctivales accompagné d'une néovascularisation cornéennesuperficielle, d'opacification et d'ulcérations chroniques. Le traitement en seraitl'apport de cellules souches par la greffe de limbe. Lorsqu'un seul Sil est atteint, legreffon peut être prélevé sur l'Sil adelphe sain (autogreffe de limbe). Il n'y a alorsaucun risque de rejet. Cette étape du traitement vise d'une part à améliorer les signesfonctionnels par le biais de la guérison des ulcérations chroniques et, d'autre part, àassurer une réépithélialisation de bonne qualité en cas de kératoplastietransfixiante.

Nous rapportons ici 5 cas consécutifs d'autogreffe de limbe (technique encore peuutilisée) faite pour des brûlures caustiques de la surface oculaire. Dans tous les cas,nous avons pratiqué des études histologiques des limbes ainsi que des cornéestrépanées.

MATÉRIEL ET MÉTHODES

Patients

Nous avons étudié rétrospectivement 5 autogreffes de limbe consécutives,réalisées entre octobre 1993 et novembre 1996 chez 5 patients ayant un syndromed'insuffisance en cellules souches limbiques unilatéral. La pathologie cornéenneinitiale était une brûlure chimique. Tous les patients souffraient de douleurs liéesaux ulcérations épithéliales chroniques, de photophobie, de blépharospasme et delarmoiement chronique. Les trois premiers patients (numéro 1 à 3) avaient présenté,dans les suites du traumatisme chimique, des ulcères trophiques. Ils ont tousbénéficié d'une autogreffe de limbe, dont le but était d'améliorer la surfaceoculaire. Les cornées étaient néovascularisées et opacifiées à des degrés divers.L'épithélium cornéen était opaque, irrégulier et présentait des ulcérationsépithéliales chroniques dans tous les cas. L'examen des yeux adelphes était normal,avec une acuité visuelle corrigée de 10/10. Quatre patients ont bénéficiésecondairement d'une kératoplastie transfixiante. La présentation synthétique des5 patients figure aux tableaux I,(tableau II)II et (tableau III)III.

Technique chirurgicale

L'autogreffe de limbe a été réalisée à distance du traumatisme initial (entre 32et 144 mois, en moyenne 87,2 mois) sous anesthésie générale ouloco-régionale (péribulbaire). Le premier temps opératoire consiste à préparer le litde la greffe. Après une péritomie limbique sur 80 à 160o, une ablation dupanus vasculaire est réalisée en regard du siège de la greffe, sur 2 mm parrapport au limbe. La largeur de la pièce réséquée est donc d'environ 3 mm. Ledeuxième temps concerne le prélèvement du greffon sur l'Sil adelphe. Ce greffon a unelargeur de 3 mm (1 mm en cornée périphérique, 2 mm en conjonctive) et,le plus souvent, une longueur de 80 à 120o. La dissection commence sur leversant cornéen, afin de faciliter le geste et d'éviter la gêne provoquée par lesaignement conjonctival ; la conjonctive est incisée à 2 mm du limbe et leprélèvement du greffon est terminé aux ciseaux ou au couteau (figure 1). Laconjonctive est réinsérée au limbe par des points séparés de Vicryl® 8/0.Dans un troisième temps, le greffon est suturé, en position anatomique, à la cornéepar des points séparés de Nylon® 10/0 et à la conjonctive avec des pointsséparés de Vicryl® 8/0. Nous n'avons pas mis en place de lentilles etn'avons pas pratiqué de tarsorraphies. Le traitement postopératoire comportait uncollyre à la dexaméthasone et à la néomycine 4 fois par jour et parfois deslarmes artificielles.

Les kératoplasties transfixiantes ont été réalisées selon une technique classiquedéjà décrite [2].

Études réalisées
Étude histologique

Les limbes et les cornées ont été coupés chacun en deux fragments, l'un pour lescolorations standards (coupes en paraffine) et l'autre pour la coloration au bleu detoluidine (coupes semifines). Les différents prélèvements ont été fixés dans duliquide de Carson. Les fragments pour l'histologie classique, après inclusion enparaffine (coupes à 7 microns), ont été colorés par l'hématéine-éosine-safranou par l'hématéine-éosine. Les autres fragments ont été inclus en Epon, coupés aucouteau diamant et colorés par le bleu de toluidine.

Suivi clinique des patients

Il a comporté l'évaluation de la qualité de l'épithélium cornéen, de lanéovascularisation, des signes fonctionnels ainsi que l'évolution de la kératoplastietransfixiante.

RÉSULTATS

Évolution clinique des patients (tableau II)

Le recul moyen par rapport à la greffe de limbe est de 24,8 mois (de 10 à47 mois). Tous les patients ont décrit une amélioration subjective, avec unedisparition des signes fonctionnels (douleurs, photophobie, blépharospasme et larmoiementchronique). Les néovaisseaux ont régressé dans un cas sur 5 en regard du greffon.L'acuité visuelle est restée stable, aussi bien du côté donneur que du côtéreceveur, à l'exception d'un patient dont l'acuité visuelle de l'Sil greffé s'estaméliorée. Nous n'avons pas observé de complication peropératoire ni postopératoire.Quatre patients ont bénéficié d'une kératoplastie transfixiante (tableau III). Laréépithélialisation du greffon a été complète respectivement aux 3e, 4e,21e et 30e jours. Un des greffons a été rejeté deux moisaprès la kératoplastie transfixiante et les trois autres sont restés clairs (figure 2). La surfacecornéenne est restée stable et de bonne qualité dans deux cas sur trois, pendant unsuivi de 3 et 24 mois. Un appel néovasculaire est survenu dans le troisième cas.Nous n'avons pas observé de complication à titre d'ulcération chronique après cesquatre kératoplasties.

Histologie des pièces opératoires tableau IV, (figure 2)fig. 3et6)

Quatre des cinq patients avaient des lésions de l'épithélium limbiquecaractérisées par la présence, en plus ou moins grand nombre, de cellules caliciformes.Quand la membrane de Bowman était présente sur le prélèvement, elle était dissociéepar un infiltrat inflammatoire (2 patients sur 5). Dans tous les cas, on retrouvaitdes infiltrats inflammatoires autour des vaisseaux sanguins. L'examen de la cornée desquatre patients ayant bénéficié secondairement d'une kératoplastie transfixiantemontrait un épithélium cornéen dépourvu de cellules caliciformes dans trois cas surquatre. Dans le 4e cas, l'épithélium était de type conjonctival avec 3à 8 assises cellulaires et de nombreuses cellules caliciformes.

DISCUSSION

Dans une série de 5 autogreffes de limbe consécutives faites pour un syndromed'insuffisance en cellules souches limbiques secondaire à une brûlure caustique de lacornée, nous avons observé une amélioration de la symptomatologie fonctionnelle danstous les cas. L'étude histologique a montré la présence de cellules caliciformes dansl'épithélium limbique dans quatre cas sur cinq, permettant d'affirmer la présence d'unsyndrome d'insuffisance en cellules souches limbiques. L'acuité visuelle a étéaméliorée par la greffe de limbe dans un cas. Elle est restée stable dans les quatreautres cas. L'histologie des patients ayant subi une kératoplastie transfixiantesecondairement a montré une disparition du syndrome d'insuffisance en cellules soucheslimbiques dans trois cas sur quatre, caractérisé par l'absence de cellules caliciformesdans l'épithélium cornéen. Dans le quatrième cas, le syndrome d'insuffisance encellules souches limbiques était toujours présent, sans qu'il existe de différencenotable en terme de technique opératoire. Par ailleurs le greffon est resté clair avecun recul de trois mois. Tous les greffons se sont correctement reépithélialisés, aprèsun délai allant de 2 à 30 jours. Trois greffons sont restés clairs après un suivide 3 à 12 mois, et un greffon a été rejeté au 2e mois. L'acuitévisuelle finale des patients greffés va de 1/10 à 4/10.

L'épithélium cornéen est un tissu qui se régénère de façon constante [3]. Pour expliquer ce fait onadmet actuellement l'existence de cellules souches [4, 5] : celles-ci peuvent donnernaissance à des cellules transitoires amplificatrices, qui, à leur tour, donnerontnaissance à des cellules post-mitotiques différenciées. Néanmoins, l'existence descellules souches de l'épithélium cornéen est encore discutée. Un certain nombred'arguments plaident pour leur présence au niveau de la couche basale de l'épithéliumlimbique [4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20].

Les signes subjectifs du déficit en cellules souches comportent la baisse de l'acuitévisuelle (liée à l'altération de la transparence cornéenne), les douleurs, laphotophobie et le larmoiement. Les signes objectifs sont la métaplasie conjonctivale del'épithélium cornéen, la néovascularisation cornéenne, les ulcérationsépithéliales chroniques et les opacités épithéliales linéaires et ponctuées [8, 21]. Le diagnostic positif dudéficit en cellules souches est réalisé par impression cytologique conjonctivale. Lediagnostic est retenu s'il existe des cellules caliciformes au niveau de la surfacecornéenne. Cette anomalie indique la présence de l'épithélium conjonctival dans unezone réservée normalement à l'épithélium cornéen(« conjonctivalisation » de la surface cornéenne). Elle est l'un des signesles plus fidèles du déficit limbique. Dans notre série le diagnostic a été porté surles signes cliniques et confirmé par l'examen anatomo-pathologique des limbes prélevéslors de l'autogreffe de limbe. Actuellement, nous utilisons la technique des empreintesconjonctivales.

On distingue trois groupes d'étiologies des déficits en cellules souches limbiques [9]

  • déficit par destruction et perte totale des cellules souches : brûlures chimiques et thermiques, chirurgie et cryothérapies multiples du limbe, syndrome de Steven-Johnson, kératopathie induite par les lentilles de contact, kératites microbiennes sévères ; la greffe de limbe est susceptible d'améliorer ces surfaces oculaires ;
  • déficit par perte ou kératites associées à des déficits endocriniens multiples, kératopathies inflammatoires périphériques ou limbites (limbites chronique, pseudopemphigoïde) ; ces étiologies impliquent que le fonctionnement des cellules souches est sous la dépendance des facteurs liés au développement, facteurs hormonaux, neurologiques, vasculaires ou inflammatoires ;
  • déficits idiopathiques.

Le traitement du déficit en cellules souches comporte la suppression des facteursaggravants [22], puis, aprèsla fin des phénomènes inflammatoires [22], la greffe de cellulessouches limbiques au niveau du limbe de l'Sil déficient : autogreffe (en cas dedéficit unilatéral), allogreffe (en cas de déficit bilatéral) ou thérapie cellulairefaisant appel à une culture cellulaire (encore du domaine de la recherche). Les butsrecherchés sont l'amélioration de la surface oculaire et la préparation du lit d'unefuture kératoplastie transfixiante par l'apport de cellules souches limbiques permettantla réépithélialisation du greffon après la kératoplastie. En effet, les patientsprésentant des altérations sévères de la surface oculaire, avec des défectsépithéliaux récidivants et une néovascularisation importante, représentent un terrainpeu favorable à la greffe de cornée. Par ailleurs, la greffe de limbe permetd'améliorer le confort du patient. Le succès est apprécié sur la diminution de lanéovascularisation cornéenne, l'amélioration de l'acuité visuelle et/ou la diminutionde la photophobie et du blépharospasme [23].

La technique opératoire a été décrite en détail par Kenyon et coll. [4], ainsi que par d'autres auteurs[5, 16, 24, 25]. Kenyon [4] a publié une série de26 autogreffes de limbe, avec un suivi supérieur à 6 mois dans 21 des cas. Lesdifférences par rapport à la technique que nous avons utilisée concernent la péritomie(pratiquée sur 360o), l'ablation du panus cornéen (sur toute la surface de lacornée), et, surtout la longueur des greffons (2 fois 4 heures).

Par rapport à la série de Kenyon [4], nous n'avons pas observéd'amélioration de l'acuité visuelle (sauf dans un seul cas). L'amélioration visuellerapportée par Kenyon est peut-être due à la grande longueur des greffons utilisés(2 × 120o). Il nous semble qu'une telle déperdition en cellulessouches risquerait d'induire un déficit limbique au niveau de l'Sil donneur. Celui-cipeut être latent et se manifester à l'occasion d'une agression de la surface oculaire.Par ailleurs, l'objectif principal de ce type de chirurgie est de préparer le lit d'unefuture kératoplastie transfixiante, et pas nécessairement d'améliorer l'acuitévisuelle. Il reste aussi à déterminer les indications exactes de la kératectomiesuperficielle, la taille des greffons et le délai entre la brûlure et l'autogreffe delimbe. Une ablation trop étendue du limbe pourrait induire un déficit limbique du côtédonneur.

Une voie intéressante de recherche a été ouverte par Lindberg et coll. [26]. En utilisant un modèle deculture optimisée pour les cellules épidermiques, ils ont obtenu un épithéliumlimbique de structure normale à partir de biopsies humaines d'épithélium limbique(d'une surface de 1 mm²). Pellegrino et coll. [27] ont greffé avec succès del'épithélium cornéen cultivé à partir d'une biopsie du limbe de l'Sil adelphe. Enfin,une voie complémentaire est représentée par la greffe de membrane amniotique, associéeou non à une greffe de limbe [28].

CONCLUSION

Dans le cas du syndrome d'insuffisance en cellules souches limbiques unilatéral,l'autogreffe de limbe améliore le pronostic d'une kératoplastie transfixianteultérieure. L'utilisation des facteurs de croissance pourrait, dans l'avenir, ouvrir lavoie à un traitement médical.


(Les tableaux sont exclusivement disponibles en format PDF).


(Les tableaux sont exclusivement disponibles en format PDF).


(Les tableaux sont exclusivement disponibles en format PDF).

AV : acuitévisuelle ; AGL : autogreffe de limbe ; CLD : compte les doigts ;KT : kératoplastie transfixiante ; PL : perception lumineuse.

 


(Les tableaux sont exclusivement disponibles en format PDF).

 

Figure 1.

Prélèvement d'un greffon de limbe.

1a) Incision sur le versant cornéen.

1b) Incision sur le versant conjonctival.

 

Figure 2. Cas no 1, quatre ans après l'autogreffe de limbe et deux ansaprès la kératoplastie transfixiante : greffon clair, bonne surface épithéliale,acuité visuelle : 4/10.

 

Figure 3.

Cas no 1. Histologie.

3a) Présence de cellules caliciformes (flèches) au niveau de l'épithélium limbique(hématéine-éosine, × 300).

3b) Cornée du même patient, au moment de la kératoplastie transfixiante, et aprèsautogreffe de limbe. Remarquez l'absence de cellules caliciformes et la régularité del'épithélium (hématéine-éosine-safran, × 200).

 

Figure 4. Cas no 2.

4a)Présence de cellules caliciformes (flèches) au niveau de l'épithélium limbique(hématéine-éosine, × 200).

4b) Présence d'un infiltrat inflammatoire sous l'épithélium limbique (coupessemifines, × 300).

4c) Cornée du même patient, au moment de la kératoplastie transfixiante, et aprèsautogreffe de limbe. Remarquez l'absence de cellules caliciformes et la régularité del'épithélium (hématéine-éosine-safran, × 250). Le stroma est le siège denéovaisseaux et d'un infiltrat inflammatoire.

 

Figure 5. Cas no 4.

5a) Présence de cellules caliciformes (flèches) au niveau de l'épithélium limbiquequi est irrégulier (hématéine-éosine, × 300).

5b) Présence d'un infiltrat inflammatoire sous l'épithélium limbique (coupesemifine, × 300).

 

Figure 6. Cas no 5. Présence de cellules caliciformes (flèches) auniveau de l'épithélium limbique (hématéine-éosine, × 1250).



REFERENCE(S)

[1] Thoft RA. Conjonctival transplantation. Arch Ophthalmol 1977 ; 95 : 1425-7.

[2] Borderie VM, Lopez M, Vedie F, Laroche L. ABO antigen blood group compatibility in corneal transplantation. Cornea 1997 ; 16 : 1-6.

[3] Kruse FE, Tseng SC. Serum differentially modulates the clonal growth and differentiation of cultured limbal and corneal epithelium. Invest Ophthalmol Vis Sci 1993 ; 34 : 2976-89.

[4] Kenyon KR, Tseng SC. Limbal autograft transplantation for ocular surface disorders. Ophthalmology 1989 ; 96 : 709-23.

[5] Tan DTH, Ficker LA, Buckley RJ. Limbal transplantation. Ophthalmology 1996 ; 103 : 29-36.

[6] Schermer A, Galvin S, Sun TT. Differentiation-related expression of a major 64K corneal keratin in vivo and in culture suggest limbal location of corneal epithelial stem cells. J Cell Biol 1986 ; 103 : 49-62.

[7] Costarelis G, Cheng SZ, Dong G, Sun TT, Lavker RM. Existence of slow-cycling limbal epithelial basal cells can be preferentially stimulated to proliferate : implications on epithelial stem cells. Cell 1989 ; 57 : 201-9.

[8] Tseng SC. Concept and application of limbal stem cells. Eye 1989 ; 3 : 141-57.

[9] Puangsricharern V, Scheffer C, Tseng SC. Cytologic evidence of corneal diseases with limbal stem cell deficiency. Ophthalmology 1995 ; 102 : 1476-85.

[10] Buck RC. Measurement of centripetal migration of normal corneal epithelium in the mouse. Invest Ophthalmol Vis Sci 1985 ; 26 : 1296-99.

[11] Dua HS, Forrester JV. The corneoscleral limbus in human corneal epithelial wound healing. Am J Ophthalmol 1990 ; 110 : 646-56.

[12] Williams KA, Brereton HM, Aggarwal R, Sykes PJ, Turner DR, Russ GR, Coster DJ. Use of DNA polymorphism and the polymerase chain reaction to examine the survival of a human limbal stem cell allograft. Am J Ophthalmol 1995 ; 120 : 342-50.

[13] Kenyon KR. Limbal autograft transplantation for chemical and thermal burns. In : Draeger J, Winter R, eds. Developments in Ophthalmology, Basel : S. Karger 1989 ; 53-8.

[14] Tsubota K, Toda I, Saito H, Shinozaki N, Shimazaki J. Reconstruction of the corneal epithelium by limbal allograft transplatation for severe ocular surface disorders. Ophthalmology 1995 ; 102 : 1486-96.

[15] Coster DJ, Aggarwal RK, Williams KA. Surgical management of ocular surface disorders using conjunctival and stem cell allografts. Br J Ophthalmol 1995 ; 79 : 977-82.

[16] Clinch TE, Goins Km, Cobo LM. Treatment of contact lens related ocular surface disorders with autologous conjunctival transplantation. Ophthalmology 1992 ; 99 : 634-38.

[17] Copeland RA Jr, Char DH. Limbal autograft reconstruction after conjunctival squamous cell carcinoma. Am J Ophthalmol 1990 ; 110 : 412-5.

[18] Chen JJ, Tseng SC. Corneal epithelial wound healing in partial limbal deficiency. Invest Ophthalmol Vis Sci 1990 ; 31 : 1301-14.

[19] Tsai RJ, Sun TT, Tseng SC. Comparison of limbal and conjunctival autograft transplantation in corneal surface reconstruction in rabbits. Ophthalmology 1990 ; 97 : 446-55.

[20] Chen JJ, Tseng SC. Abnormal corneal epithelial wound healing in partial thickness removal of limbal epithelium. Invest Ophthalmol Vis Sci 1991 ; 32 : 2219-33.

[21] Kruse FE. Stem cells and corneal epithelial regeneration. Eye 1994 ; 8 : 170-83.

[22] Pfister RR. Corneal stem cell disease : concepts, categorisation, and treatement by auto-and homotransplantation of limbal stem cells. CLAO Journal 1994 ; 20 : 64-72.

[23] Kwitko S, Marinho D, Barcaro S, Bocaccio F, Rymer S, Fernandes S, Neumann J. Allograft conjunctival transplantation for bilateral ocular surface disorders. Ophthalmology 1995 ; 102 : 1020-5.

[24] Tseng SC, Tsai RJ. Limbal transplantation for ocular surface reconstruction - a review. Fortschr Ophthalmol 1991 ; 88 : 236-42.

[25] Jenkins C, Tuft S, Liu C, Buckley R. Limbal transplantation in the management of chronic contact-lens-associated epitheliopathy. Eye 1993 ; 7 : 629-33.

[26] Lindberg K, Brown ME, Chaves HV, Kenyon KR, Rheinwald JG. In vitro propagation of human ocular surface epithelial cells for transplantation. Invest Ophthalmol Vis Sci 1993 ; 34 : 2672-9.

[27] Pellegrini G, Traverso CE, Franzi AT, Zingirian M, Cancedda R, De Luca M. Long-term restoration of damaged corneal surfaces with autologus cultivated corneal epithelium. Lancet 1997 ; 349 : 990-3.

[28] Tseng SC, Prabhasawat P, Barton K, Gray T, Meller D. Amniotic membrane transplantation with or without limbal allografts for corneal surface reconstruction in patients with limbal stem cell deficiency. Arch Ophthalmol 1998 ; 116 : 431-41.


© 1999 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.
EM-CONSULTE.COM is registrered at the CNIL, déclaration n° 1286925.
As per the Law relating to information storage and personal integrity, you have the right to oppose (art 26 of that law), access (art 34 of that law) and rectify (art 36 of that law) your personal data. You may thus request that your data, should it be inaccurate, incomplete, unclear, outdated, not be used or stored, be corrected, clarified, updated or deleted.
Personal information regarding our website's visitors, including their identity, is confidential.
The owners of this website hereby guarantee to respect the legal confidentiality conditions, applicable in France, and not to disclose this data to third parties.
Close
Article Outline
You can move this window by clicking on the headline
@@#110903@@