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Journal Français d'Ophtalmologie
Vol 23, N° 6  - juillet 2000
pp. 587-593
Doi : JFO-06-2000-23-6-0181-5512-101019-ART7
Aspect ultrastructural des membranes épi-maculaires et de la hyaloïde postérieuredécollée dans le syndrome de traction vitréo-maculaire
 
ARTICLES SCIENTIFIQUES

COMMUNICATION DE LA SFO

Journal Français d'Ophtalmologie2000; 23: 587-593
© Masson, Paris, 2000

P. Gastaud (1), F. Bétis (1), H. Rouhette (1),P. Hofman (2)

(1)Service d'Ophtalmologie, Hôpital Saint-Roch, 5, rue Pierre-Dévoluy,06006 Nice cedex 01.
(2)Laboratoire d'Anatomie et de Cytologie Pathologique, Hôpital Pasteur,30, avenue de la Voie Romaine, BP 69, 06002 Nice cedex 01.

J. Fr. Ophtalmol., 2000 ; 23, 6: 587-593



SUMMARY

Ultrastructural findings of epimacular membrane and posterior hyaloid invitreomacular traction syndrome

P. Gastaud, F. Bétis, H. Rouhette, P. Hofman

Purpose: Vitreomacular traction syndrome is characterized by an incompleteposterior vitreous detachment and by the cortical vitreous remaining attached to themacula. In certain case epimacular membrane is clinically well defined. We studied theelectron microscopic features of epiretinal tissue and posterior hyaloid removed from theposterior pole.

Materiel and Methods: Six epimacular membranes were removed during a pars planavitrectomy, placed in 2.5% glutaraldehyde solution, embedded in Epoxy resin, and examinedin a transmission electron microscope. The detached posterior hyaloid was removed andanalyzed separately in two cases.

Results: The analysis disclosed five morphologically cell types. Fibrousastrocytes were predominant in five cases. Other cell types were less frequent and wereidentified as fibroblasts, macrophages and myofibroblasts. In one case epithelial-likecell type was predominant. The stroma was mainly composed of a thin layer of 15-nmdiameter collagen evoking a vitreous origin. Internal limiting membrane was present in onecase only. Detached posterior hyaloid was constituted by the same cellular constituents onthin layer of vitreous collagen.

Discussion: The cellular proliferation is principally constituted by fibrousastrocyte and occurs on the inner surface of cortical vitreous. Some glial cells seem topresent an epithelial differentiation.

Conclusion: The attached and detached posterior hyaloid in vitreomaculartraction syndrome is the place of glial cells migration and proliferation.

Key words : Vitreomacular traction syndrome. , ultrastructure. , epimacular membrane. , fibrousastrocyte. , cortical vitreous.

RÉSUMÉ

Aspect ultrastructural des membranes épi-maculaires et de la hyaloïdepostérieure décollée dans le syndrome de traction vitréo-maculaire

But : Le syndrome de traction vitréomaculaire est caractérisé par undécollement partiel du vitré et par la persistance d'une adhérence de la hyaloïdepostérieure à la macula. Une membrane épi-maculaire est parfois bien visiblecliniquement. Nous avons réalisé une étude ultrastructurale des tissus épirétinienset de la hyaloïde postérieure décollée, enlevés chirurgicalement.

Matériel et Méthodes : Six membranes épimaculaires ont été prélevéeslors d'une vitrectomie, fixées dans une solution de glutaraldéhyde à 2,5 %,incluses dans une résine Epoxy, et analysées en microscopie électronique. Dans deux casnous avons pu prélever et analyser séparément la hyaloïde postérieure décollée.

Résultats : On retrouve cinq morphotypes cellulaires différents. Cinqmembranes sur six sont constituées majoritairement d'astrocytes fibreux et plus rarementde fibroblastes, de macrophages et de myofibroblastes. Une membrane est constituée decellules d'allure épithéliale. Le stroma est essentiellement composé de collagène d'undiamètre de 15 nm évoquant une origine vitréenne. La hyaloïde postérieuredécollée est constituée des mêmes éléments cellulaires reposant sur une couche decortex vitréen.

Discussion : Cette prolifération cellulaire est essentiellementconstituée d'astrocytes fibreux et semble se développer en avant du cortex vitréen,adhérant et décollé. Certaines d'entres elles présentent une différentiationépithéliale.

Conclusion : La hyaloïde postérieure dans le syndrome de tractionvitréo-maculaire est le siège d'une migration et d'une prolifération cellulaireessentiellement gliale.

Mots clés : Syndrome de traction vitréomaculaire. , ultrastructure. , membraneépi-maculaire. , astrocyte fibreux. , cortex vitréen.


INTRODUCTION

Le syndrome de traction vitréomaculaire est caractérisé par un décollementpostérieur du vitré incomplet avec persistance d'adhérences de la hyaloïdepostérieure à la macula [1],[2]. La présence de tractionsvitréennes exercées sur la macula peut être à l'origine de différents désordresanatomo-cliniques responsables d'une baisse plus ou moins rapide de l'acuitévisuelle : plis maculaires, avulsion vasculaire, trou maculaire, oedème maculairecystoïde, décollement maculaire tractionnel. Dans certains cas cette hyaloïdepostérieure est le siège d'une prolifération cellulaire responsable de la survenued'une membrane épi-maculaire bien visible cliniquement. Le traitement est la vitrectomieet l'ablation complète des tissus adhérants à la rétine postérieure, permettant uneamélioration visuelle qui dépend de l'importance et de la durée des altérationsmaculaires sous jacentes [3] [4] [5]. Les rares étudesprécédentes de ces membranes épi-maculaires, ont montré qu'elles correspondaient àune réaction fibro-gliale [6][7] [8]. Nous avons réalisé uneétude ultrastructurale des membranes épi-maculaires mais aussi de la hyaloïdepostérieure décollée, enlevées chirurgicalement dans six cas de syndrome de tractionvitréomaculaire idiopathique.

MATÉRIEL ET MÉTHODES

Six yeux de six patients ont été opérés de vitrectomie pour syndrome de tractionvitréomaculaire idiopathique confirmé par le bilan angiographique et le bilananatomoclinique peropératoire figure1. Dans tous les cas une membrane épi-maculaire a été enlevée et, dans deuxcas, une surface importante de la hyaloïde postérieure décollée a pu être prélevéeet analysée séparément.

Les différents prélèvements ont été fixés dans une solution de glutaraldhéyde à2,5 % et contre fixés au tétroxyde d'osmium à 1 %. Après déhydratation ilsont été inclus dans une résine Epoxy. Les coupes semifines ont été colorées au bleude toluidine. Les coupes ultrafines ont été colorées à l'acétate d'uranyle et aucitrate de plomb puis analysées au microscope électronique à transmission (Jeol 1200 EXII).

RÉSULTATS HISTOLOGIQUES

Les membranes épi-maculaires

L'aspect en microscopie optique est celui d'un fin tissu fibro-cellulaire disposé enmonocouche cellulaire et plus rarement en couches multiples figure 2.

L'analyse ultrastructurale retrouve cinq morphotypes cellulaires distincts. Lesmembranes sont constituées majoritairement d'astrocytes fibreux dans cinq cas : ilsse présentent sous la forme de larges cellules avec de longs prolongementscytoplasmiques, un noyau riche en euchromatine et sont caractérisés par la présenceabondante dans le cytoplasme de filaments intermédiaires de 10 nm de diamètre,disposés régulièrement et tassés figure 3. On retrouve plusrarement associés à ces astrocytes trois autres morphotypes cellulaires , figure 4

  • les fibroblastes, correspondant à des cellules fusiformes riches en réticulum endosplasmique rugueux et en appareil de Golgi,
  • les myofibroblastes présentant les mêmes éléments morphologiques que les fibroblastes mais caractérisés par la présence de matériel cytoplasmique fibrillaire avec des zones denses, de 7 nm de diamètre correspondant à des filaments d'actine répartis sous la membrane plasmatique,
  • de rares macrophages sont aussi observés.

Dans un cas la membrane était composée de cellules« pseudo-épithéliales » avec des micro-villositées apicales, de nombreusesmitochondries et une membrane basale figure 5. Dans un autre casune cellule d'allure gliale exprimait des filaments intermédiaires de cytokératineévoquant une différentiation épithéliale , figure 6.

Ces cellules reposent sur un fin stroma composé de fibrilles de collagène de 10 à15 nm et de néocollagène compris entre 25 et 40 nm. Dans un cas un fragment demembrane limitante interne a été retrouvé sous la couche cellulaire.

La hyaloïde postérieure décollée

Les fragments de cortex vitréens extramaculaires prélevés sont constitués d'unecouche de collagène de diamètre inférieur à 16 nm, recouverte par une couchecellulaire composée de fibroblastes, de myofibroblastes et d'astrocytes fibreux sansmembrane basale. L'analyse de la hyaloïde postérieure décollée met donc en évidencel'existence, dans le syndrome de traction vitréo-maculaire, d'une proliférationcellulaire extrarétinienne le long du cortex vitréen figure 7.

DISCUSSION

L'analyse des tissus épimaculaires prélevés montre qu'ils correspondent le plussouvent à une membrane fibro-cellulaire simple constituée d'une monocouche cellulairerecouvrant un fin stroma collagénique. Toutefois nous constatons, en peropératoire et enhistologie, que ces membranes sont parfois plus complexes juxtaposant plusieurs plans declivage, au niveau de la hyaloïde postérieure adhérente et au niveau de la limitanteinterne, associant alors une fibrose intermédiaire figure 8, figure 9.

L'analyse des différents morphotypes cellulaires montre une prédominance d'astrocytesfibreux. Ces résultats sont en accord avec les données de la littérature [6], [7]. Si l'origine gliale descellules majoritaires de cette prolifération est clairement admise, l'origine des autresmorphotypes est moins évidente. On peut s'interroger en particulier sur la provenance descellules d'allure épithéliale de cette série. Ces cellules peuvent correspondre soit àdes cellules gliales qui ont présenté une différenciation épithéliale soit à descellules d'origine épithéliale provenant de l'épithélium pigmentaire rétinien.Cependant leurs caractéristiques morphologiques suggèrent une origine gliale. Cetteidée est confortée par l'étude de Smiddy et al. où la majorité des astrocytesfibreux présentaient un aspect polarisé avec une membrane basale, et par une autreétude, plus fondamentale, qui montrait que les cellules gliales, dans certainescirconstances, sont capables de prendre la morphologie de cellules épithéliales [6], [9].

Il existe des similitudes cellulaires avec les membranes épi-maculaires idiopathiquesdu syndrome de Jaffe. Une large étude réalisée à partir de 101 de ces membranesmontrait qu'elles correspondent dans 36 % des cas, à des membranes fibro-glialessimilaires à celle du syndrome de traction vitréo-maculaire [10]. Cependant cette même étudemontrait que ces membranes étaient dans 50 % des cas différentes, puisqueconstituées principalement de cellules épithélialesfigure 10. Leur natureépithéliale à été confirmée par des études immunohistochimiques [11]. Certains auteurs suggèrentque ces dernières proviennent de la migration et de la prolifération de cellules del'épithélium pigmentaire rétinien [10]. Cependant l'origine descellules constituant ces membranes prérétiniennes que ce soit dans le STVM ou dans lesyndrome de Jaffé, est difficile à préciser à partir d'études morphologiques, tantces cellules ont subies des transformations en proliférant hors de leur milieu d'origine.Même les études immunohistochimiques ne permettent pas toujours clairement de tranchertant certaines cellules sont parfois capables de coexprimer des microfilaments gliaux etépithéliaux [9], [11], [12]. Ainsi même si lescaractéristiques morphologiques des cellules, entre le STVM et le syndrome de Jaffé,sont globalement différentes, ces études ne permettent pas d'écarter que ces cellulespuissent correspondre à des stades différents de différentiation d'une même cellule.L'individualisation du syndrome de traction vitréomaculaire peut aussi être délicat surle plan anatomo-clinique : il existe en effet des membranes prémaculairesidiopathiques sans décollement complet du cortex vitréen postérieur. Cependant, dansces cas assez rares dont l'évolution fonctionnelle peut être spontanément favorable,l'attache vitréenne résiduelle, qui n'intéresse qu'un bord de la membrane, exerce destractions intermittentes sur celle-ci et tend à la décoller progressivement duneuroépithélium maculaire.

Nos résultats sur le stroma des membranes du STVM montrent qu'il est composé defibrilles de collagène d'un diamètre inférieur à 15 nm et de collagènenéoformé. Plusieurs études ultrastructurales retrouvent dans le stroma une couche decollagène constituée de fibrilles de diamètre inférieur à 15 nm, similaire aucollagène vitréen [6], [7], [13] [14] [15]. Une étudeimmunohistochimique au niveau de membranes épi-maculaires associées à un DPV partiel amontré que ce collagène était bien de type II [16]. Ceci suggère que le stromacomporte des fragments de cortex vitréen et que la prolifération cellulaire s'effectueen avant de ce dernier. Les MEM avec DPV présentent des différences stromales etseraient composées de collagène néoformé de type I et III [16].

La migration et la prolifération de cellules gliales à la surface rétiniennesuggèrent la présence de ruptures au sein de la membrane limitante interne qui peuventêtre secondaires aux tractions vitréo-maculaires [17]. Toutefois ces zones derupture ne suffisent pas à expliquer une migration de cellules gliales à travers lalimitante interne, ces dernières cellules étant capables de réparer le défect ensynthétisant une nouvelle membrane [18]. De plus l'ablation de lamembrane épi-maculaire dans les pathologies de l'interface vitréomaculaire s'accompagneassez souvent d'une ablation de la limitante interne et d'un arrêt du processusprolifératif. En l'absence de rupture de la MLI, certains auteurs ont émis l'hypothèseque ces cellules pouvaient migrer à partir du tissu glial péri-papillaire [6]. D'autres rapportent que lescellules gliales seraient capables de traverser une membrane limitante interne intacte [19]. Des facteurs biochimiqueshumoraux et vitréens chimiotactiques et prolifératifs sont nécessaires. Les tractionsvitréennes semblent jouer un rôle dans l'apparition de ces membranes fibro-gliales. Deuxétudes précédentes montrent la présence de membranes gliales prépapillaires dans desyeux avec DPV partiel et persistance d'une attache papillaire [20], [21]. La participation descellules de l'épithélium pigmentaire dans la formation des membranes épi-maculairesdans le syndrome de traction vitréomaculaire reste indéterminée contrairement auxmembranes prérétiniennes dans la PVR [8], [22].

Ces membranes épi-maculaires adhèrent à la membrane limitante interne (MLI) de larétine par l'intermédiaire du cortex vitréen. Dans notre série des fragments de lamembrane limitante interne sont enlevés avec la membrane dans un cas seulement. Cependantl'étude de Smiddy et al. en retrouve plus fréquemment, puisque qu'ils sontrapportés dans six cas sur sept [6].L'ablation de la limitante interne n'est pas spécifique du syndrome de tractionvitréo-maculaire puisqu'elle est retrouvée au niveau de l'exérèse chirurgicale desautres membranes en situation pré-rétiniennes [10], [23]. Bien que l'impressionperopératoire suggère une adhérence plus importante des membranes du syndrome detraction vitréomaculaire que celles du syndrome de Jaffé, des fragments de MLI sont toutaussi enlevés puisque retrouvés dans 76 % des cas de MEM idiopathiques, sanscorrélation avec le type cellulaire [10]. Pour certains auteursl'ablation de la limitante interne serait un élément de moins bonne récupérationvisuelle dans les MEM idiopathiques [24].

L'analyse de la hyaloïde postérieure décollée montre qu'elle est le siège d'uneprolifération cellulaire similaire à celle qui constitue la membrane épi-maculaire.Ceci suggère que le cortex vitréen est bien un substrat à la prolifération cellulaire.Cette constatation structurale ne peut écarter une prolifération initiale sur unehyaloïde postérieure collée à la rétine et secondairement décollée par lestractions antéro-postérieures. Il serait ainsi intéressant d'étudier la structure dela hyaloïde postérieure décollée dans les membranes épimaculaires idiopathiques. Eneffet on peut imaginer que le syndrome de Jaffé correspond à un stade évolutif dusyndrome de traction vitréo-maculaire avec décollement secondaire du vitré postérieur,le processus prolifératif continuant à évoluer au niveau de la limitante interne.Toutefois cette notion de stades évolutifs n'est pas certaine car il peut s'agir de deuxvariantes d'un même processus pathologique l'un survenant après DPV l'autre survenantsur un DPV non encore constitué.

CONCLUSION

Ainsi compte tenu de leur similarité, on pourrait penser que le syndrome de Jaffepuisse correspondre à un stade évolutif du STVM avec DPV secondaire. Cependant lesdifférences cliniques et histologiques qui semblent les distinguer, impliquent la mise enjeu de facteurs de migration, de prolifération et de différenciation probablementdifférents. Entités anatomo-cliniques différentes ou deux variantes évolutives d'unmême processus pathogénique ? La question n'a pas encore de réponse claire maisdoit être posée.

 


Figure 1. Aspect d'une membrane épi-maculaire associée au syndrome de tractionvitréomaculaire (Cliché anérythre bleu).

 


Figure 2. Aspect en microscopie optique d'une membrane épimaculaire, correspondantà une monocouche cellulaire reposant sur une base collagénique (Bleu detoluidine × 200).

 

 

Figure 3. Aspect en microscopie électronique d'une membrane épimaculairesimple composée d'une monocouche d'astrocytes fibreux reposant sur une base collagénique(3a × 3 000 ; 3b × 4 000).

3A.

3B.

 


Figure 4. Astrocytes fibreux présentant des zones denses évoquant unedifférentiation myofibroblastique, associé à un myofibroblaste (MF) reposant sur unstroma collagénique (astérisque) (× 4 000).

 


Figure 5. La membrane est composée d'une monocouche de cellules d'allureépithéliale, polarisées, avec un noyau basal, de nombreuses mithochondries, unemembrane basale (têtes de flèche), reposant sur une base collagénique dissociée(astérisque) et un fragment de la membrane limitante interne (MLI) (× 3 000).

 

 

Figure 6. Cellule d'allure gliale qui présente des microfilamentsintermédiaires intracytoplasmiques de 10 nm de cytokératine indiquant unedifférenciation épithéliale (flèche) (6a × 8 000 ; 6b × 20 000).

6A.

6B.

 

 

 

Figure 7. Analyse ultrastructurale de la hyaloïde postérieure décollée.Monocouche d'astrocytes fibreux et de myofibroblastes reposant sur une couche de cortexvitréen (astérisque) (7a × 1 500 ; 7b × 3 000).

7A.

7B.  

 

 

Figure 8. Aspect en microscopie électronique d'une membrane épimaculairecomplexe, constituée d'une couche cellulaire (8a) reposant sur couchecollagénique dense dans l'épaisseur de laquelle sont présents de nombreux fibroblastes (8b)(8a × 2 500 ; 8b × 3 000).

8A.

8B.  

 

 

Figure 9. Diagramme histopathogénique du syndrome de traction vitréomaculaire.9a : membrane épi-maculaire simple : prolifération cellulaire en avantdu cortex vitréen adhérent et décollé. 9b : membrane épi-maculairecomplexe : couches multiples avec fibrose pré-rétinienne.

9A.

9B.

 


Figure 10. Aspect en microscopie électronique d'une cellule épithélialerencontrée dans une membrane épimaculaire idiopathique. Cellule d'allure polarisée avecde nombreuses mitochondries, un noyau central nucléolé (× 5 000).

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