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Journal Français d'Ophtalmologie
Vol 24, N° 7  - septembre 2001
pp. 710-715
Doi : JFO-09-2001-24-7-0181-5512-101019-ART4
Biométrie oculaire à l'aide d'une fente lumineuse (Orbscan®)
 

Ocular biometric measurements with a slit-lamp method (Orbscan®)

C. Allouch, O. Touzeau, V. Borderie, M. Puech, S. Scheer, L. Laroche

Purpose To evaluate the accuracy and reproducibility of the biometric measurements obtained with the Orbscan® device in normal eyes.

Methods: Anterior chamber depth, axial length, and corneal diameter were studied in 50 normal eyes of 25 patients using the Orbscan® device and A-Scan ultrasonography. For each eye, two exams were done successively and reproducibility was calculated by analyzing the difference between both measurements.

Results: The reproducibility of anterior chamber depth and corneal diameter measurements obtained by Orbscan® was high (respectively 0.721.25 % and 0.831.40 %). The anterior chamber depth measurements by Orbscan® and A-Scan ultrasonography were strongly correlated (rs = 0.92 ;p < 0.001). The axial length measurement obtained with the Orbscan® device was less reproducible (3.554.11 %). For the axial length, the Orbscan® measurements and A-Scan ultrasonography measurement was poorly correlated. (rs= 0.64 ; p < 0.001).

Conclusion: The anterior chamber depth measurement obtained with the Orbscan® device showed high reproducibility and it was strongly correlated with the measurement obtained by A-Scan ultrasonography. Axial length measurement obtained with the Orbscan® device was less reproducible and poorly correlated with the A-Scan ultrasonography measurement. It was not relevant for clinical application.

Biométrie oculaire à l'aide d'une fente lumineuse (Orbscan®)

Objectif : Estimer la précision et l'exactitude de l'Orbscan® pour la biométrie oculaire sur des yeux normaux.

Matériel et méthodes : La profondeur de la chambre antérieure, la longueur axiale et le diamètre cornéen ont été étudiés sur 50 yeux de 25 patients « normaux » en utilisant l'Orbscan® et l'échographie en mode A. Pour chaque oeil, 2 mesures successives de l'Orbscan® ont été réalisées de façon a évaluer la précision clinique (reproductibilité).

Résultats : Les mesures de la profondeur de la chambre antérieure et du diamètre cornéen mesurés en Orbscan® sont très reproductibles (respectivement 0,72 1,25 % et 0,83 1,40 %). Pour la mesure de la profondeur de la chambre antérieure les 2 techniques sont bien corrélées (rs= 0,92 p < 0,001). La longueur axiale estimée par l'Orbscan® est moins reproductible (3,55 % 4,11). Pour la longueur axiale, la corrélation entre l'Orbscan® et l'échographie en mode A est faible (rs= 0,64 ; p < 0,001).

Conclusion : La mesure de la profondeur de la chambre antérieure de l'Orbscan® est très reproductible et bien corrélée avec l'échographie en mode A. Pour la longueur axiale, la mesure de l'Orbscan® est peu reproductible, mal corrélée à la mesure échographique et n'est pas utilisable en pratique clinique.

INTRODUCTION

L'Orbscan® est une nouvelle technique d'exploration de l'oeil qui utilise le balayage d'une fente lumineuse. L'Orbscan® calcule directement les coordonnées spatiales (x, y, z) des différentes surfaces oculaires. La mesure concerne non seulement la face antérieure de la cornée mais aussi la face postérieure de la cornée, la face antérieure du cristallin ou de l'iris. La connaissance des coordonnées spatiales de différents points permet une mesure de la distance. C'est de cette façon que l'Orbscan® mesure le diamètre cornéen et la profondeur de la chambre antérieure. De plus, le système de « Ray-Tracing »[1]ermet une extrapolation du trajet des rayons lumineux et, par là, une estimation de la longueur axiale du globe oculaire. Dans cette étude, nous évaluons la pertinence de l'Orbscan® pour la biométrie oculaire (longueur axiale, diamètre du limbe, profondeur de la chambre antérieure) en étudiant la reproductibilité et l'exactitude de la technique dans un groupe de patients normaux.

MATÉRIEL ET MÉTHODES

Description générale de l'étude

Cette étude prospective a pour objectif de valider cliniquement l'Orbscan® pour la biométrie oculaire sur des yeux « normaux » c'est à dire des yeux indemnes de toute pathologie oculaire hormis une éventuelle amétropie. Les mesures de la profondeur de chambre antérieure et de la longueur axiale obtenues à l'Orbscan® ont été comparées aux mesures effectuées grâce à la technique de référence actuelle : l'échographie en mode A (étude de l'exactitude ou fiabilité). La précision (reproductibilité) de chaque paramètre a été étudié par la réalisation de 2 Orbscan successifs[2].

Patients

Le groupe étudié comportait 50 yeux de 25 patients (13 hommes et 12 femmes) sans antécédent ophtalmologique (médical ou chirurgical) en dehors d'une éventuelle amétropie. Les patients étaient des volontaires travaillant dans le service d'ophtalmologie. L'âge moyen était de 35 ans 15 ans.

Appareil et protocole de mesure

La version 3.0 de l'Orbscan II®Orbtek, Bausch & Lomb, Salt Lake city, Utah) a été utilisée. L'Orbscan® a été réalisé avant instillation de collyre et avant la réalisation de l'échographie oculaire. Les mesures ont été effectuées dans une obscurité presque totale pour augmenter le contraste et pour éviter l'interférence avec les rayons lumineux parasites. La tête était fixée de façon à limiter les mouvements. Les réglages par défaut de l'appareil ont été conservés (surface de référence sphérique calculée sur un diamètre de 10 mm avec une détermination du centre libre (« floating »). Les critères de qualité de l'examen Orbscan® comprenaient : des cartes complètes sans zones défectueuses au niveau de la région centrale ou para-centrale, des mires du disque de Placido recouvrant l'ensemble de la surface cornéenne, les 2 mires lumineuses alignées. Les examens qui ne remplissaient pas ces critères ont été refaits. La profondeur de chambre antérieure qui a été évaluée comportait la mesure de la chambre antérieure depuis la surface cornéenne (épithélium) jusqu'à la surface antérieure du cristallin. (« epithelium depth »). La précision a été évaluée par le quotient de la différence entre les 2 examens successifs sur la moyenne de ces 2 examens. L'ensemble des examens a été réalisé par le même examinateur[2].

L'échographie oculaire à été réalisée à l'aide de l'appareil l'Ophthascan B (Alcon, biophysic médical s.a., Clermont Ferrand). La sonde utilisée était une sonde A de 6,35 mm de diamètre externe, de fréquence de 10 MHz. Le patient était assis et fixait avec l'oeil controlatéral. Après anesthésie topique par oxybucaprocaine (tétracaine®), la sonde était posée directement sur la cornée de façon aussi orthogonale que possible en essayant de la déprimer le moins possible. L'acquisition des données était faite en mode automatique. La moyenne de 3 mesures consécutives a été retenue pour la profondeur de la chambre antérieure et la longueur axiale.

Examen des patients

Outre la détermination de la réfraction subjective, l'examen clinique comportait une bio-microscopie, un examen du pôle postérieur de l'oeil (sans dilatation pupillaire) pour éliminer une éventuelle pathologie oculaire. Nous n'avons pas pratiqué de cycloplégie mais nous avons recherché une éventuelle hypermétropie par la méthode du brouillard.

Méthodes statistiques

Les analyses statistiques ont été faites à l'aide de tests non paramétriques. La comparaison de 2 séries appariées a été faite à l'aide du test de Wilcoxon. Les comparaisons portant sur plusieurs sous-groupes ont été faites à l'aide du test de Kruskal-Wallis. Les corrélations entre les variables ont été faites à l'aide du test de Spearman (rs). La limite de significativité statistique retenue était de 0,05 (formulation bilatérale). L'analyse statistique a été réalisée à l'aide du logiciel Statbox Pro (Grimmer® logiciel, Paris) et du logiciel SPSS® (Boulogne, France).

RÉSULTATS

Étude de reproductibilité (précision) de l'Orbscan®

L'étude de la reproductibilité de l'Orbscan® (longueur axiale, profondeur de la chambre antérieure, diamètre du limbe) est donnée par le Tableau I. Pour un même patient, la précision entre les 2 yeux, que ce soit pour la mesure de la chambre antérieure ou de la longueur axiale, n'est pas significativement différente (p > 0,05).

Étude de l'exactitude de la mesure de la profondeur de la chambre antérieure et de la longueur axiale moyenne

La Figure 1 reproduit la corrélation entre la profondeur de la chambre antérieure mesurée en Orbscan® et celle mesurée en échographie. La Figure 2 reproduit la corrélation entre la longueur axiale mesurée en Orbscan® et la longueur mesurée en échographie.

Étude de corrélation avec les données cliniques et l'échographie

Leonne la corrélation entre les données biométriques de l'Orbscan® (longueur axiale, profondeur de la chambre antérieure, diamètre du limbe) et les paramètres cliniques (équivalent sphérique subjectif) ou échographiques (longueur axiale, profondeur de la chambre antérieure).

DISCUSSION

L'Orbscan® est une nouvelle technique d'exploration du segment antérieur de l'oeil qui utilise le balayage d'une fente lumineuse. Il calcule directement les coordonnées spatiales (x, y, z) de différentes surfaces oculaires (face antérieure de la cornée, face postérieure de la cornée, face antérieure de l'iris ou du cristallin). La soustraction des coordonnées de différents points permet d'obtenir une mesure réelle des différents paramètres. Ces mesures seraient plus anatomiques que celles obtenues par les autres appareils de mesure car elles ne reposent sur aucune hypothèse ou approximation. La soustraction des valeurs d'élévation (z) entre la surface cornéenne antérieure et la surface antérieure de l'iris ou du cristallin permet d'obtenir une carte de la profondeur de la chambre antérieure Figure 1Figure 2. La soustraction des coordonnées de 2 points cornéens diamétralement opposés donne une mesure du diamètre du limbe Figure 3.

La longueur axiale de l'oeil n'est pas mesurée directement mais est estimée. L'oeil est assimilé à une succession de dioptres sphériques centrés. Cette hypothèse permet d'utiliser la relation des dioptres sphériques qui lie la déviation du rayon incident, la puissance réfractive (ou le rayon de courbure) et les indices de réfraction des 2 milieux.

L'application des lois de la réfraction, permet de reconstruire le trajet des rayons lumineux à partir de la mesure des puissances (ou le rayon de courbure) et des différents indices de réfraction (système de ray tracing). Le point où se focalisent les rayons lumineux est considéré comme étant la fovéa d'un oeil emmétrope. Dans le cas d'une amétropie, ce point est déplacé en fonction de l'équivalent sphérique. C'est à partir de ce point et du centre géométrique de la cornée que l'Orbscan® estime la longueur axiale de l'oeil Figure 4

Les 2 principaux paramètres pour apprécier la qualité d'une technique de mesure sont l'exactitude et la reproductibilité. L'exactitude d'une mesure est définie par rapport à sa valeur exacte. Celle-ci peut être mesurée à partir d'un objet de référence dont les caractéristiques sont connues. Or, un objet inerte, ne présente pas de saccades involontaires comme l'oeil. Une étude sur l'oeil reflètera donc mieux la réalité clinique. De plus, la valeur exacte des paramètres biométriques de l'oeil est impossible à connaître, nous avons donc comparé les valeurs obtenues par l'orbscan à celles obtenues par la technique de référence actuelle ; l'échographie oculaire. La précision (reproductibilité) est la capacité à retrouver le même résultat lors de la répétition de l'examen. La précision a été calculée par le rapport entre la différence en valeur absolue des 2 mesures sur la moyenne des 2 mesures pour le paramètre étudié.

La précision de la mesure de la chambre antérieure en Orbscan® est excellente puisqu'il y a 0,02 mm soit moins de 1 % d'écart entre 2 mesures successives.

La résolution spatiale de l'échographie oculaire dépend essentiellement de la sonde. Plus la fréquence est élevée, plus la résolution est grande mais plus la pénétration dans les tissus est faible. Actuellement, la meilleure résolution est obtenue grâce à une sonde de 50 MHz[3],[4],[5],[6]. La précision de cette sonde a été évaluée à 0,9 % pour la mesure de la profondeur de chambre antérieure[7]. La mesure de la chambre antérieure en Orbscan® est très corrélée à la mesure échographique en mode A (rs= 0,92 ; p < 0,001) conformément aux résultats précédemment retrouvés par Auffarth[8],[9]Figure 5.

Il existe de nombreuses techniques pour mesurer la profondeur de chambre antérieure de l'oeil. La méthode de Smith permet une mesure directe de la chambre antérieure à partir de la lampe à fente[10]. Le pachomètre de Goldmann utilise un oculaire à coïncidence optique monté sur la lampe à fente[11]. Un procédé optique dédouble l'image de la cornée à partir d'un rayon incident constitué d'une fente fine et très lumineuse. Le principe est fondé sur l'observation simultanée des reflets sur la face antérieure de la cornée et la face antérieure du cristallin. Ces méthodes présentaient une subjectivité importante (variabilité interobservateur) et une précision moins bonne (de l'ordre de 0,1 mm soit 5 %)[12],[13],[14]. Récemment, l'utilisation de l'interférométrie a été proposée pour la biométrie. Cette technique est en cours d'évaluation clinique (Optical Coherence Tomography, Iolmaster de Zeiss®)[15],[16].

La mesure de la chambre antérieure a de nombreux intérêts cliniques. La possibilité de mise en place d'un implant intraoculaire en chambre antérieure (implantation du phaque) est liée à la profondeur de la chambre antérieure. Compte tenu du risque endothélial, l'implantation en chambre antérieure est déconseillé en dessous d'une profondeur de 2 mm. La connaissance de la profondeur de la chambre antérieure permettrait également le calcul de la puissance des implants intraoculaires de chambre postérieure (formule de Binkhorst). La profondeur de la chambre antérieure est également un élément essentiel pour apprécier le risque de glaucome par fermeture de l'angle irido-cornéen. Ainsi, une corrélation significative a été établie entre la profondeur de la chambre antérieure et la fréquence de survenue d'un glaucome par fermeture de l'angle[17]. L'Orbscan® apporte plus d'information que la seule mesure centrale de la profondeur de la chambre antérieure. Cet appareil mesure la profondeur de la chambre antérieure des milliers de points permettant une véritable cartographie Figure 1. Il en déduit le volumede la chambre antérieure de l'oeil, information qui pourrait avoir un intérêt capital en pharmacocinétique (en particulier dans le glaucome).

La longueur oculaire a comme principale utilité la détermination de la puissance des implants intraoculaires. La précision de la longueur axiale estimée par l'Orbscan® est médiocre puisqu'il existe entre 2 mesures successives une différence de 0,86 mm soit 3,5 % environ. Cette mesure n'est pas utilisable en clinique car elle correspond à une imprécision de plus de 2 D. Au contraire, l'échographie en mode A, a une précision élevée de l'ordre de 0,1 à 0,3 mm en fonction des conditions d'examens (en immersion ou non) et de la fréquence de la sonde [18],[19],[20].

L'une des causes d'erreur de l'échographie est liée à la mauvaise orientation de la sonde. Idéalement, la sonde doit mesurer la distance entre le centre géométrique de la cornée et la fovéa, c'est à dire qu'elle doit être alignée avec l'axe optique. Si la sonde est placée sous un autre angle, les mesures biométriques seront faussées. Dans la plupart des appareils, l'acquisition des mesures est actuellement automatique. Tout éloignement de l'orthogonalité diminue le pourcentage d'énergie réfléchie directement vers la sonde. Il existe un seuil d'énergie réfléchie minimum, témoignant de la bonne orientation de la sonde en deçà de laquelle la sonde ne fonctionne plus. Les ondes réfléchies ne sont pas reçues si la sonde s'éloigne de plus de quelques degrés de la perpendiculaire. On peut augmenter la précision de l'échographie en réalisant une moyenne de plusieurs mesures obtenues.

Pour la variable « longueur axiale », les techniques Orbscan® et ultrasonique sont mal corrélées entre elles Figure 6. L'Orbscan® ne prend pas en compte le dioptre cristallinien postérieur car l'intensité lumineuse du rayon incident devient insuffisante après la traversée du cristallin. La longueur axiale est estimée par l'Orbscan® à partir d'une valeur constante pour le dioptre cristallinien postérieur quelles que soient les caractéristiques de l'oeil. De plus, le segment postérieur qui est plus long que le segment antérieur (20 mm contre 3 mm) est totalement ignoré.

L'Orbscan permet une détermination de la distance entre 2 points quelconques du segment antérieur sélectionnés après acquisition de l'examen Figure 3. L'appareil indique automatiquement la moyenne du diamètre du cornéen. La précision de la mesure du diamètre cornéen est excellente puisqu'elle est de 0,10 mm soit moins de 1 %. Pour la détermination des distances du segment antérieur, l'Orbscan® est donc une technique de mesure précise.

Les mesures biométriques obtenues par l'Orbscan® et l'échographie sont corrélées entre elles et sont concordantes avec la clinique Tableau II. Ainsi, la longueur axiale et la mesure de la profondeur de la chambre antérieure sont significativement corrélées de façon négative avec l'équivalent sphérique subjectif. Autrement dit, il existe une relation linéaire entre les mesures biométriques et la réfraction. Les valeurs de ces mesures sont plus grandes dans le cas d'un oeil myope que dans le cas d'un oeil hypermétrope. Enfin, pour ces différentes mesures, il existe une forte corrélation entre les 2 yeux d'un même patient.

Les techniques optiques présentent plusieurs avantages. Il n'y a pas contact avec la cornée évitant les risques infectieux et les problèmes liés à la décontamination des sondes (prions). Du fait de l'absence de contact oculaire, il n'y a pas de biais de mesure induite par l'indentation cornéenne comme en échographie. Le caractère non invasif permet la répétition des mesures. L'examen est facilement réalisable après une courte période d'apprentissage. De plus cet examen peut être réalisé par une personne ne connaissant pas l'anatomie de l'oeil. La mesure de la chambre antérieure par l'Orbscan® est une mesure directe sans approximation. La biométrie ultrasonique mesure des délais entre des pics lors des changements d'interface. Les durées sont converties ensuite en distance en utilisant une vitesse standard moyenne (1 550 m/sec). Cette vitesse n'est pas calculée mais est considérée comme une constante qui prend en compte l'impédance acoustique des différents milieux intraoculaires calculées sur des yeux emmétropes.

Les techniques ultrasonores présentent elles aussi certains avantages. Elles sont utilisables en cas d'opacification cornéenne (oedème, taie…) ou cristallinienne. L'échographie en mode A est une technique simple, rapide et relativement peu onéreuse d'où sa grande diffusion. L'échographie en mode B apporte des informations supplémentaires indispensables pour les cataractes obturantes (exploration de la rétine) et la myopie importante (conus myopique).

Finalement l'Orbscan® peut utilement remplacer l'échographie dans les situations nécessitant une détermination de la profondeur de la chambre antérieure sans la longueur axiale (calcul d'un implant phaque, détermination du risque de glaucome par fermeture de l'angle).

CONCLUSION

L'Orbscan® est une nouvelle technique optique qui permet, entre autres, une mesure directe de certaines grandeurs anatomiques de l'oeil. La précision de la mesure de la chambre antérieure avec l'Orbscan® est excellente. Cette mesure est bien corrélée avec la mesure échographique en mode A. L'Orbscan® fournit également une mesure précise du diamètre du limbe. Par contre, l'estimation de la longueur axiale de l'Orbscan®, qui est indirecte, n'est pas utilisable en clinique en raison de son manque de précision et de sa mauvaise corrélation avec la technique de référence.

Références

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Illustrations




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Figure 1. Carte colorimétrique de la profondeur de la chambre antérieure en Orbscan. L'appareil indique la profondeur de la chambre antérieure au niveau de l'axe optique. Le curseur permet de connaître les coordonnées et la profondeur de n'importe quel point.


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Figure 2. Analyse de la chambre antérieure (coupe de profil). Visualisation des faces cornéennes antérieure et postérieure, de la face antérieure du cristallin et de l'iris.


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Figure 3. Mesures biométriques du segment antérieur de l'oeil. L'Orbscan® mesure automatiquement le diamètre moyen de la cornée et de la pupille. Il est possible de mesurer la distance entre deux points quelconques à partir des coordonnées spatiales. Sur cet exemple, mesure du diamètre du greffon cornéen ; diamètre de trépanation de 8,00 mm.


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Figure 4. Estimation de la longueur axiale par l'Orbscan®. Les puissances des dioptres cornéens antérieur et postérieur et du dioptre cristallinien antérieur sont mesurés par l'Orbscan®. À partir de l'équivalent sphérique subjectif mesuré par l'examinateur, l'Orbscan® mesure la longueur axiale.


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Figure 5. Corrélation entre les mesures de l'Orbscan® et l'échographie pour la profondeur de la chambre antérieure.


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Figure 6. Corrélation entre les mesures de l'Orbscan® et l'échographie pour la longueur axiale.


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