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Journal Français d'Ophtalmologie
Vol 26, N° 2  - février 2003
pp. 143-147
Doi : JFO-02-2003-26-2-0181-5512-101019-ART4
Les céphalées en ophtalmologie
 

D. Kaimbo Wa Kaimbo [1], L. Missotten [2]
[1]  Service d'Ophtalmologie, Université de Kinshasa, République Démocratique du Congo.
[2]  Service d'Ophtalmologie, Université Catholique de Louvain, Belgique.

Tirés à part : D. Kaimbo Wa Kaimbo [2]

[3]  BP 16540, Kinshasa 1, République Démocratique du Congo.

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Les céphalées en ophtalmologie

But : Déterminer la fréquence des affections oculaires objectivées lors d'un examen ophtalmologique chez les patients avec céphalées.

Méthodes : Une étude, étalée sur 3 ans (de 1984 à 1986), des dossiers de 944 patients avec céphalées isolées ou associées à d'autres signes est rapportée. Chaque patient a subi un examen ophtalmologique de routine. Un bilan de vision binoculaire, une prise de la pression intraoculaire, un examen neuro-ophtalmologique, un champ visuel et une fluoangiographie ont été fait chez certains patients selon le cas.

Résultats : La fréquence des patients avec céphalées est de 15,6 % (944 sur 6 066 patients examinés). L'âge moyen des patients est de 30 ± 13,5 ans. Les céphalées sont plus fréquentes chez la femme (60 %) que chez l'homme (40 %). La migraine a été retrouvée chez 3,9 % des patients. Les affections oculaires suivantes ont été retrouvées chez 505 patients (54 %) : amétropies (44 %), lésions du segment postérieur (17 %), affections de la conjonctive (12 %), affections du segment antérieur (12 %), presbytie (11 %) et paralysies oculo-motrices, hétérophories, insuffisance de convergence et autres anomalies diverses (4 %). L'amétropie la plus fréquente a été la myopie avec ou sans astigmatisme (69 %). La localisation des céphalées a été dans la plupart des cas fronto-occipitale. Les signes oculaires le plus souvent associés aux céphalées sont la baisse de la vision, les douleurs oculaires, le larmoiement, la sensation de grain de sable ou le picotement, le prurit, et la gêne à la lumière.

Conclusion : Dans la recherche des causes des céphalées, un examen ophtalmologique peut être nécessaire.

Abstract
Headaches in ophthamology

Purpose: To determine the frequency of ocular abnormalities in patients with headache seen for an ocular examination.

Methods: All 944 consecutive new patients with headache examined during a 3-year period (1984-1986) at the Department of Ophthalmology, University of Kinshasa, Democratic Republic of the Congo, were enrolled in this retrospective study. All patients received an ocular examination which included measurement of visual acuity, refraction, slit lamp examination, and fundoscopy. Other examinations such as measurement of intraocular pressure, neuro-ophthalmological examination, visual field and fluoangiography were performed when needed.

Results : The frequency of patients with headache examined during this period was 15.6% (944 out of 6,066 patients) or one patient out of 16 new patients. Their average age was 30±13.5 years. Females (60%) complained more frequently of headache than males (40%) ( p <0.05). Migraine was found in 3.9% of patients. Ocular abnormalities were found in 505 (64%) patients and included refractive disorders (44%), lesions of the posterior segment (17%), abnormalities of the conjunctiva (12%), abnormalities of the anterior segment (12%), presbyopia (11%), and ocular motor palsies, heterophoria, convergence insufficiency and other ocular abnormalities (4%). Of 224 patients with ametropia, 154 (69%) were myopic with or without astigmatism. When specified, headache was most often fronto-occipital. Headache was most frequently associated with decreased vision, eye pain, epiphora, foreign body sensation, itching, and photophobia.

Conclusion : Ocular examination could be necessary in cases of patients who complain of headache.


Mots clés : Céphalées , examen ophtalmologique , affections oculaires

Keywords: Headache , ocular examination , ocular abnormalities


INTRODUCTION

Les céphalées constituent l'un des motifs les plus fréquents de consultation en ophtalmologie [1], [2]. Dans un premier cas, l'examen ophtalmologique est effectué à propos d'une céphalée dont on recherche la cause et on voudrait savoir si l'origine n'est pas oculaire ; dans un deuxième cas, l'examen ophtalmologique est effectué chez un malade qui se plaint de douleurs oculaires avec irradiations variables et point de départ se situant au niveau du globe ou de ses annexes et où un diagnostic est souhaitable [1], [3], [4], [5], [6]. Nous avons voulu par cette étude connaître les résultats de l'examen ophtalmologique chez les patients avec céphalées vus dans un Service d'Ophtalmologie pour dégager ainsi l'attitude à prendre devant ces malades.

MATÉRIEL ET MÉTHODES

Nous avons revu tous les dossiers de nouveaux patients qui ont consulté durant la période allant de 1984 à 1986, soit une période de 3 ans. Nous avons retenu les dossiers de tous les patients se plaignant de « céphalées ou maux de tête ». Sur 6 066 malades examinés durant cette période, 944 patients ont été sélectionnés. Leur âge moyen est de 30 ans ± 13,5 ans (limites 2 à 80 ans). L'examen ophtalmologique a consisté en une mesure de l'acuité visuelle corrigée et non corrigée en vision de loin et de près, une inspection des annexes, une étude de la réfraction, un examen du fond d'oeil et un examen à la lampe à fente. Dans certains cas et selon le cas, les examens suivants ont été nécessaires : un bilan de vision binoculaire avec recherche ou dépistage de phories ou d'insuffisance de convergence, une prise de la pression intraoculaire, un examen neuro-ophtalmologique avec étude de la motilité intrinsèque et extrinsèque, de la motilité palpébrale, un examen de champ visuel ou une fluoangiographie.

RÉSULTATS
La fréquence relative

Sur 6 066 nouveaux patients, 944 patients avec céphalées ont été examinés ce qui représente 15,6 % soit 1 cas sur 6.

L'âge et le sexe

Le tableau Idonne la répartition des patients en fonction de l'âge et du sexe. Sur 944 patients avec céphalées, 378 patients (40 %) sont de sexe masculin et 566 patients (60 %) de sexe féminin. La prédominance féminine est réelle quand on compare cette distribution à celle constatée à la consultation du Département d'Ophtalmologie qui est de deux hommes pour une femme d'après les données mécanographiques. Les patients d'un âge égal ou inférieur à 40 ans constituent 80 % des cas (754 sur 944 patients).

Origine des malades

Dans 43 % des cas, les malades sont venus consulter d'eux-mêmes. Dans 57 % des cas, les patients ont été référés par certaines spécialités parmi lesquelles la neuropsychiatrie avec 62 % des patients (soit 333 sur 536 patients référés) (tableau II).

Résultats de l'examen ophtalmologique

Le tableau IIIreprend les résultats de l'examen ophtalmologique chez 944 patients avec céphalées. L'examen ophtalmologique a été normal chez 439 patients (46 %) et a pu montrer des anomalies oculaires chez 505 patients (54 %).

Âge, sexe et résultat de l'examen ophtalmologique

La répartition des patients avec céphalées en fonction de l'âge et du résultat ophtalmologique est reprise au tableau IV. Il n'existe pas de différence entre les deux sexes quant au résultat de l'examen ophtalmologique et l'âge (chi 2 = 1,842 ; p = 0,17).

Examen ophtalmologique normal et affections systémiques

Parmi les 439 patients avec céphalées chez qui l'examen ophtalmologique n'a objectivé aucune lésion, 128 (29 %) de ces patients avaient une affection systémique révélée lors de l'anamnèse ou lors du transfert du patient (tableau V).

La migraine avec 36 patients (8 %), l'hypertension artérielle avec 24 patients (6 %) et la sinusite avec 20 patients (5 %) sont des maladies qui ont été rencontrées chez les patients avec examen ophtalmologique normal. Toutefois, chez 311 patients (71 %) aucune lésion ou maladie systémique n'a été retrouvée ou signalée.

Résultats de l'examen ophtalmologique et transfert des patients

La répartition des patients en fonction du résultat de l'examen ophtalmologique et du transfert est reportée au tableau VI.

L'examen ophtalmologique démontre une affection oculaire dans 71 % des cas (290 sur 408 patients) venus spontanément consulter et 40 % des cas (215 sur 536 patients) référés. Cette différence est hautement significative ( p < 0,0001).

Les amétropies et la presbytie
Les amétropies

Les amétropies se répartissent de la manière suivante

  • astigmatisme myopique : 100 patients (10 %) ;
  • myopie : 54 patients (5 %) ;
  • hypermétropie : 45 patients (5 %) ;
  • astigmatisme hypermétropique : 25 patients (3 %).

La presbytie

La presbytie a été retrouvée chez 55 patients avec céphalées soit 6 % de tous les patients.

Les lésions au niveau du segment postérieur et antérieur, de la conjonctive, et les autres anomalies
Les lésions au niveau du segment postérieur

Les lésions du segment postérieur retrouvées chez 81 patients se sont réparties comme suit

  • stase papillaire : 36 malades (44 %) ;
  • pâleur de la papille : 17 malades (21 %) ;
  • altérations vasculaires (modifications des artères et veines liées à l'hypertension artérielle) : 13 malades (16 %) ;
  • lésions de choriorétinite : 5 malades (6 %) ;
  • autres lésions (dégénérescence maculaire, décollement de la rétine, rétinite pigmentaire) : 10 malades (13 %).

Les affections de la conjonctive

Les patients sont atteints de

  • conjonctivites pour 29 patients (46 %) ;
  • ptérygions et pinguéculas : 28 patients (45 %) ;
  • hémorragie sous-conjonctivale (liée à l'hypertension artérielle) : 4 patients (6 %) ;
  • emphysème : 1 patient (1,5 %) ;
  • microfilaire loa-loa sous-conjonctivale : 1 patient (1,5 %).

Les atteintes du segment antérieur

Les atteintes du segment antérieur sont représentées par

  • la cataracte avec 23 patients (38 %) dont 21 avec cataracte sénile et 2 avec une cataracte subluxée ;
  • une uvéite : 20 patients (33 %) dont 19 patients avec une uvéite hypertensive ;
  • des atteintes cornéennes diverses : 15 patients (24 %) ;
  • épisclérite : 2 patients (3 %) ;
  • un hyphéma post-traumatique : 1 patient (2 %).

Les autres anomalies

Les autres anomalies sont représentées par

  • les paralysies oculo-motrices : 9 patients (41 %) ;
  • les atteintes de la paupière (orgelet, chalazion, plaie) : 5 patients (23 %) ;
  • les hétérophories : 3 patients (14 %) ;
  • les atteintes de l'orbite (exophtalmie, abcès orbitaire) : 3 patients (14 %) ;
  • l'insuffisance de convergence : 1 patient (4 %) ;
  • la mauvaise adaptation des verres de lunettes : 1 patient (4 %).

Localisation des céphalées

La localisation a été surtout frontale. Toutefois dans la majorité des cas, elle n'a pas été précisée. Dans les amétropies, la localisation est surtout frontale, occipitale (tableau VII). Dans la stase papillaire, les céphalées sont de type hémicrânie.

Les signes oculaires associés

Les céphalées étaient accompagnées de ou associées à des signes oculaires chez 672 patients (71 %) et étaient isolées chez 272 patients (29 %). Dans la majorité des cas, c'est la baisse de la vision qui accompagne les céphalées, suivie par les douleurs oculaires, le larmoiement, le prurit, la sensation de grain de sable, et la gêne à la lumière.

DISCUSSION

Les céphalées constituent une plainte que le clinicien rencontre souvent dans sa pratique ; elles peuvent être de plusieurs origines. Elles peuvent être psychogènes ou associées à d'autres affections ou anomalies systémiques [2], [3], [4], [5], [6].

Notre étude a montré que parmi les patients qui consultent un service d'ophtalmologie, un malade sur 6 (15 %) présente des céphalées isolées ou associées à d'autres plaintes. Cette constatation confirme que les céphalées constituent un motif assez fréquent de consultation dans un service d'ophtalmologie. Cette constatation a également été faite dans une autre étude à Kinshasa [Maertens et al. Céphalées en ophtalmologie à la Clinique Ngaliema à Kinshasa. Premières journées neuropsychiatriques du Zaïre, Kinshasa, 19-21 novembre 1987]. Dans cette étude, réalisée dans un autre service d'ophtalmologie non universitaire, sur 1 268 patients examinés, 140 patients (11 %) présentaient des céphalées, soit une fréquence de 11 %. Notre étude a montré qu'il y a une prédominance féminine (60 %) chez les patients avec céphalées. Elle a également démontré que dans 54 % des cas l'examen ophtalmologique objective une anomalie ou une affection oculaire. Il s'agit le plus souvent d'un vice de réfraction. Maertens et al. ont également trouvé 63 % de femmes contre 37 % d'hommes et 53 % des cas où on a objectivé une affection oculaire qui était dans la majorité des cas un vice de réfraction. Des études réalisées en Occident ont également montré la prédominance féminine chez des patients avec céphalées [7], [8].

Notre étude a aussi démontré comme celle de Maertens et al. que la myopie associée ou non à l'astigmatisme est le vice de réfraction le plus souvent associé aux céphalées.

Nous avons eu deux catégories de patients avec céphalées. La première est celle des patients qui sont venus consulter spontanément. Parmi eux on trouve un grand nombre avec une anomalie oculaire. Dans l'autre catégorie, ce sont les patients qui ont été référés par d'autres spécialités, probablement pour exclure une origine oculaire ou avoir un pronostic. Cela expliquerait que l'examen ophtalmologique n'ait pas trouvé une fréquence aussi élevée d'affections oculaires que chez les patients qui sont venus consulter eux-mêmes.

Les céphalées sont le symptôme le plus fréquemment associé à l'asthénopie [1], [2]. Les céphalées et la fatigue oculaire sont classiquement décrites avec l'hypermétropie et moins fréquemment dans la myopie [1]. Dans notre étude et celle de Maertens et al. , c'est plutôt la myopie qui a été fréquemment retrouvée.

La presbytie est également connue comme cause des céphalées [1]. Dans cette étude la presbytie a été retrouvée chez 55 patients soit 11 % des cas. Dans une autre étude réalisée à Kinshasa sur la presbytie, les céphalées étaient le plus souvent associées aux plaintes des patients après un certain temps de lecture [9].

Dans la plupart des cas, la localisation des céphalées est frontale, parfois occipitale [1]. Dans notre étude, la localisation a été fronto-occipitale ; toutefois dans un grand nombre des cas, la localisation n'a pas été précisée.

Les céphalées peuvent être retrouvées dans un certain nombre de lésions oculaires comme les affections du segment antérieur (lésions cornéennes, uvéites, glaucome), du segment postérieur (névrite optique), de la conjonctive (conjonctivite), de l'orbite (tumeurs, pseudotumeurs, Tolosa-Hunt syndrome). Dans une étude sur la rétinite pigmentaire par exemple, Heckenlively et al. [10]trouvent 263 patients soit 53,3 % sur 500 patients avec céphalées. Dans notre étude, les affections du segment postérieur viennent en deuxième position après les amétropies suivies par les affections de la conjonctive et celles du segment antérieur.

On peut également retrouver les céphalées dans les paralysies oculomotrices, les hétérophories et les insuffisances de convergence et d'autres affections encore [1], [6]. Celles-ci n'ont représenté que 2 % dans notre étude (22 sur 944 patients).

La migraine, qui touche 10 à 15 % de la population et qui affecte près de quatre femmes pour un homme en Occident [7], a été trouvée dans notre étude chez 3,9 % des patients (38 sur 944 patients). Cette fréquence constatée dans notre étude est inférieure à celle rapportée en Occident. C'est probablement lié au fait d'une étude rétrospective où tous les éléments de l'interrogatoire ne sont pas nécessairement repris. Dans la majorité des cas, en effet, le type de céphalées n'a pas été précisé dans notre étude. Il est également possible que ces patients avec migraine se soient dirigés d'emblée vers le service de neuropsychiatrie.

Classiquement, les céphalées peuvent être diffuses ou localisées [2], [3], [4], [5], [6]. Les céphalées diffuses peuvent l'être par vasodilatation artérielle, c'est par exemple le cas de l'hypertension artérielle, des insomnies, de surmenage, des conflits affectifs ou des intoxications par alcool, tabac ou monoxyde de carbone. Les troubles tensionnels intracrâniens (ex. hyper- ou hypotension) peuvent également provoquer les céphalées diffuses. Celles-ci peuvent être également provoquées par encombrement veineux (cas de stase veineuse céphalique, phlébite cérébrale) ou par déficit circulatoire (thrombose de la CI). Les céphalées localisées peuvent avoir plusieurs origines : dentaires, naso-sinusiennes, otique, vasculaire ou traumatique. Les syndromes topographiques (ex. syndrome du ganglion sphéno-palatin de Sluder) peuvent aussi donner lieu à des céphalées localisées.

Les résultats de notre étude ne veulent pas indiquer nécessairement la relation de cause à effet entre les constatations faites et la plainte « céphalées ». Une étude des cas témoins sur les céphalées, comprenant une interview et un examen ophtalmologique, serait plus indiquée pour montrer l'association possible entre les affections oculaires trouvées dans cette étude et les céphalées.

Références

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Duke-Elder. Ophthalmic Optics and Refraction. Vol. V. System of Ophthalmology. Henry Kimpton, London, 1970.
[2]
Massiou H, Bousser MG. Céphalées : aspects cliniques. Éditions techniques. Encycl Med Chir (Paris-France). Neurologie 17-023-A-50, 1993, 9 p.
[3]
Langermark M, Olesen J, Poulsen DL, Bech P. Clinical characterization of patients with chronic tension headache. Headache 1988;28:590-6.
[4]
Olesen J, Rasmussen BK. Classification of primary headaches. Biomed Pharmacother 1995;49:446-51.
[5]
Olesen J, Rasmussen BK. The International Headache Society Classification of chronic daily and near daily headache : a critique of the criticism. Cephalgia 1996;16:407-11.
[6]
Troost TB. Migraine and other headaches. In : Tasman, W., Jaeger, E.A. Duane's Clinical Ophtalmology. Revised edition. Philadelphia: Lippincott Williams & Wilkins; 1998 volume 2. Chapter 16, p 25-26.
[7]
Dousset V, Henry P, Michel P. Épidemiologie de la céphalée. Rev Neurol 2000;156:4S24-9.
[8]
Morgenstern LB, Huber JC, Luna-Gonzales H, Saldin KR, Grotta JC, Shaw SG et al. Headache in the emergency department. Headache 2001;41:537-41.
[9]
Kaimbo K. Presbytie. Quelques considérations cliniques chez 50 patients Zaïrois. Bull Soc PanAfr Ophtalmol 1989;3:27-31.
Heckenlively JR, Yoser SL, Friedman LH, Oversier JJ. Clinical findings and common symptoms in retinitis pigmentosa. Am J Ophthalmol 1988;105:504-11.




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