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Journal Français d'Ophtalmologie
Vol 26, N° 5  - mai 2003
pp. 510-511
Doi : JFO-05-2003-26-5-0181-5512-101019-ART13
Avant-propos
Foreword
 

C. Burillon
[1]  Hôpital Edouard Herriot, Clinique ophtalmologique, Place d'Arsonval, 69437 Lyon cedex 03.

Tirés à part : C. Burillon , à l'adresse ci-dessus.

La chirurgie de la cataracte est actuellement en France l'acte chirurgical le plus réalisé : environ 400 000 procédures par an. L'amélioration des techniques chirurgicales et la diffusion d'implants intraoculaires de plus en plus sophistiqués (surfacés, pliables, injectables) ont permis une certaine banalisation de cette chirurgie devenue sûre et reproductible.

Pour ces raisons, la survenue de complications est très mal vécue par le patient et par son chirurgien. Néanmoins, elles existent car l'acte chirurgical reste soumis à certains évènements soit impondérables soit prévisibles si la cataracte est dite pathologique.

L'étude des différentes maladies oculaires pouvant compliquer la chirurgie et compromettre la mise en place d'un implant intraoculaire est réalisée grâce au travail des différents participants de cette table ronde sur les cataractes pathologiques.

Les uvéïtes sont des inflammations intraoculaires d'origine loco-régionales ou associées à des maladies générales chroniques. La cataracte apparaît progressivement en raison du facteur inflammatoire et de la corticothérapie au long cours.

Le noyau cristallinien est volontiers dur, les capsules fragilisées, la zonule partiellement détruite. Il peut exister des synéchies irido-cristalliniennes, rendant la dilatation pupillaire impossible. La réalisation de la chirurgie nécessite une connaissance parfaite de tous les risques et les suites chirurgicales pourront malgré tout être marquées par quelques complications : hypertonie ou hypotonie, hyphéma, reprise de l'inflammation… Le Professeur Phuc LeHoang a résumé l'ensemble de ces problèmes en insistant sur la conduite à tenir thérapeutique. Son texte ne nous sera malheureusement pas remis.

L'existence d'un traumatisme oculaire préalable avec ou sans plaie va modifier la conduite à tenir chirurgicale. La voie d'abord peut être modifiée si la zonule est largement rompue ou si la capsule postérieure est déjà ouverte. Le chirurgien, gêné par une cicatrice cornéenne de plaie, devra décider de la nécessité d'associer une greffe de cornée à la chirurgie de la cataracte. La correction de l'aphakie résiduelle post-traumatique reste difficile en pratique courante : elle est néanmoins fondamentale chez les jeunes enfants pour éviter l'amblyopie et chez les moins jeunes pour permettre la restitution d'une vision binoculaire et la poursuite d'une activité professionnelle. Le Docteur Philippe Gain nous présentera une magnifique iconographie de ces cataractes traumatiques.

Un glaucome connu et mal équilibré doit être opéré dans le même temps opératoire afin de ne pas compromettre le résultat visuel d'une cataracte bien opérée. Néanmoins, même si la sclérectomie profonde a réduit les complications post-opératoires, son indication doit être posée et elle doit être réalisée par un chirurgien compétent dans ce domaine afin d'être efficace et sans danger. Le Professeur Philippe Denis insistera sur les pièges cliniques et chirurgicaux à éviter.Parmi les maladies générales, le diabète est une des causes les plus fréquentes de cataracte présénile pour le diabète gras et de cataracte pathologique chez le diabétique insulinodépendant quelque soit son âge. Cette cataracte est volontiers associée à une pathologie rétinienne qu'il faut traiter rapidement soit avant que la cataracte trop mature n'empêche l'examen du fond d'oeil, soit après son extraction. La chirurgie peut par ailleurs aggraver la progression de la rétinopathie diabétique. Le Professeur François Malecaze fera la synthèse des différentes complications oculaires du diabète en expliquant leur implication dans le traitement de la cataracte.

Les implants intraoculaires ont des puissances différentes choisies en fonction de la réfraction initiale des patients. Ainsi, après une chirurgie de la cataracte, un patient myope peut décider de rester myope ou de devenir emmétrope : le chirurgien décidera avec lui de la puissance de l'implant, calculée d'après la longueur axiale de l'oeil et le rayon de courbure de la cornée. Cette possibilité existe également pour les yeux hypermétropes. Mais de temps en temps le résultat obtenu n'est pas du tout celui souhaité. Ce mauvais calcul est volontiers en rapport avec des yeux très myopes avec staphylome qui nous obligent à utiliser des facteurs correctifs. Les exigences des patients, directement liées aux importants progrès qualitatifs de cette chirurgie de la cataracte, peuvent alors nous conduire à changer l'implant dont la puissance était mal adaptée, malgré les risques de la reprise chirurgicale. Le Docteur Michel Puech nous aidera à réaliser la meilleure biométrie.

Ainsi, la chirurgie de la cataracte doit être considérée comme un acte bien codifié, qui présente des embûches — prévisibles ou non — que tout chirurgien ophtalmologique compétent doit savoir gérer. Le patient doit être informé des rares mais potentielles complications et décider avec son chirurgien du moment opportun de la réalisation de son intervention.

Nous remercions chaleureusement les différents intervenants de cette table ronde pour leurs exposés didactiques et brillants.





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