Article

PDF
Access to the PDF text
Service d'aide à la décision clinique
Advertising


Free Article !

Journal Français d'Ophtalmologie
Vol 26, N° 8  - octobre 2003
pp. 854-863
Doi : JFO-10-2003-26-8-0181-5512-101019-ART14
Intérêt de l'angiographie au vert d'indocyanine dans la dégénérescence maculaire liée à l'âge
 
© Masson, Paris 2003
Tirés à part :
J.Conrath, à l'adresse ci-dessus.

[2] E-mail :johnconrath@yahoo.fr

Indocyanine green angiography in age-related macular degeneration

J.ConrathB.Ridings

Indocyanine green ocular angiography was developed more than 30 years ago, but has been used commonly for less than 10 years. In exudative age-related macular degeneration, certain cases of occult neovascularization may be converted into well-defined cases, in theory allowing treatment of more patients. Neovascularization is observed as either focal hyperfluorescence (hot spot) or diffuse hyperfluorescence (plaque). Scanning laser ophthalmoscopy imaging allows for better visualization of feeder vessels, allowing even more selective treatment. Even though a multicentric, prospective, randomized study has not yet been conducted, a number of pilot studies are very encouraging concerning indocyanine green angiography-guided laser treatment.

Indocyanine green angiography , age-related macular degeneration , choroidal neovascularization , occult neovascularization , vascularized pigment epithelial detachment , hot spot , plaque , SLO , feeder vessel

Intérêt de l'angiographie au vert d'indocyanine dans la dégénérescence maculaire liée à l'âge

L'angiographie oculaire au vert d'indocyanine a été découverte il y a plus de 30 ans mais est d'utilisation courante depuis moins de 10 ans seulement. Dans la dégénérescence liée à la l'âge (DMLA) exsudative, elle permet de convertir un certain nombre de formes « occultes » en formes « visibles » permettant en théorie de traiter un nombre plus important de malades. La néovascularisation est visible sous forme d'hyperfluorescence focale (hot spot) ou diffuse (plaque). L'imagerie SLO permet en outre de mieux visualiser les vaisseaux nourriciers afin de permettre un traitement plus sélectif encore. Bien qu'il n'y ait pas encore eu d'étude multicentrique, prospective, randomisée, un grand nombre d'études pilotes sont très encourageantes quant au traitement laser guidé par l'angiographie au vert d'indocyanine.

Angiographie au vert d'indocyanine , dégénérescence maculaire liée à l'âge , néovaisseaux choroïdiens , néovaisseaux occultes , décollement de l'épithélium pigmentaire vascularisé , hot spot , plaque , SLO , vaisseau nourricier
INTRODUCTION

L'angiographie rétinienne utilisant le vert d'indocyanine date de la fin des années 60 ; son application à l'ophtalmologie était une découverte « accidentelle », étant initialement utilisé pour étudier le flux vasculaire cérébral, par Kogure et Choromokos [1] chez le primate. Au début des années 70, elle trouva un intérêt certain dans la visualisation des tumeurs choroïdiennes, puis tomba en désuétude. À la fin des années 80 avec l'avènement de l'angiographie numérisée de haute définition il existe un regain d'intérêt pour cette technique.

Le vert d'indocyanine possède des caractères physico-chimiques particulières qui font sa spécificité en imagerie rétinienne. Il s'agit d'une molécule amphiphile, c'est-à-dire à la fois hydrophile et lipophile, ayant des interactions spécifiques avec les lipoprotéines plasmatiques [2]. Cette propriété entraînerait un confinement intravasculaire relatif [3]. Son poids moléculaire est de 775 kDa, et il est lié à 98 % aux protéines plasmatiques. Son spectre d'absorption varie en fonction de la nature du solvant et de sa concentration : le pic passe de 780 nm à 805 nm après injection [4]. Une étude chez l'animal a montré que son spectre d'émission après injection intraveineuse présente un décalage (shift) de fluorescence de 835 nm vers 826 nm [5].

L'épithélium pigmentaire rétinien est transparent à 90 % pour la lumière infrarouge proche. Ceci explique la superposition des réseaux vasculaires choroïdiens et rétiniens, avec visualisation simultanée de ces deux réseaux. Néanmoins, cette diffusion des photons infrarouge entraîne aussi une perte de cohérence de la lumière d'émission de fluorescence, avec perte d'information expliquant l'aspect plus « flou » d'une image au vert d'indocyanine (ICG) par rapport à une image en lumière visible.

Toutes ces caractéristiques font que la sémiologie en imagerie ophtalmologique au vert d'indocyanine est moins structurée et évidente qu'avec la fluorescéine. Les images sont souvent difficiles à interpréter et doivent toujours être analysées avec les clichés monochromatiques, les clichés d'angiofluorographie et bien sur l'examen du fond d'oeil.

L'imagerie par SLO (Scanning Laser Ophthalmoscope) est utilisée pour obtenir des images angiographiques en infrarouge depuis 1989 [6]. Ce système (Heidelberg®, Rodenstok®) utilise un balayage laser du fond d'oeil pour obtenir l'image : une séquence vidéo numérique est enregistrée (12,3 images/seconde) et les images sont superposées et moyennées. Le système classique (camera digitale haute résolution type Kodak® Megaplus couplée au système d'angiographie numérisée ImageNet® distribué par TopCon®) éclaire le fond d'oeil avec un flash et est limité à une acquisition au rythme d'une image toutes les 0,5 secondes.

La dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA) est la principale cause de cécité en occident, touchant à des degrés divers jusqu'à 25 % des plus de 75 ans. La Beaver Dam Eye Study [7] retrouve chez les plus de 75 ans, par rapport à une population âgée de 43 à 54 ans, des prévalences plus élevées de drüsen séreux (24 % contre 1,9 %), de remaniments de l'épithélium pigmentaire (26,6 % contre 7,3 %), d'atrophie géographique (2,0 % contre 0 %) et de complications exsudatives (5,2 % contre 0,1 %). Les formes exsudatives, quoique représentant une minorité des formes (environ 20 %) seraient responsables d'une majorité des cas de cécité [8]. Nous savons que seulement 15 à 20 % des formes exsudatives se présentent avec des néovaisseaux visibles en angiofluorographie [9], la seule forme qui bénéficie d'un traitement par laser thermique. Le traitement des formes de néovascularisation occulte en utilisant l'imagerie par angiofluorographie n'a pas fait preuve de son efficacité [10],[11]. Il existe de nombreuses études pilotes qui montrent l'intérêt de l'ICG dans le guidage d'un traitement par laser thermique. Nous allons donc décrire les cas où la réalisation d'une angiographie au vert d'indocyanine peut aider dans la prise en charge de ces patients. En effet, l'ICG permettrait de convertir un néovaisseau (NV) occulte en NV visible, ou du moins « traitable » dans un pourcentage non-négligeable de cas. À des fins de clarté, nous utiliserons la classification «classique» des formes exsudatives de la DMLA, en mentionnant secondairement dans la discussion la nouvelle entité clinique évoquée par Yannuzzi et al., les « proliférations angiomateuses rétiniennes » (RAP) [12].

FORMES CLINIQUES DE DMLA ET APPORT SPÉCIFIQUE DE L'ANGIOGRAPHIE AU VERT D'INDOCYANINE

Précurseurs

Dans la plupart des cas de lésions précurseurs de la DMLA, à savoir drüsen séreux et altérations de l'épithélium pigmentaire rétinien, on n'est pas amené à demander une angiographie ICG. Le comportement à l'ICG des drüsen séreux est bien connu sur le plan sémiologique, hypofluorescence visualisée au mieux aux temps tardifs [13]. Lorsqu'ils coalescent en décollement de l'épithélium pigmentaire (DEP) drüsenoïde, le DEP est hypo- à isofluorescent en ICG et permet de confirmer l'absence de néovaisseaux (fig. 1). L'intérêt peut être réel si on pense qu'il y a une néovascularisation associée : en présence de symptomatologie évocatrice ou surtout de signes funduscopiques ou angiofluorographiques évocateurs, on peut réaliser une angiographie ICG. Plusieurs études [14],[15] ont démontré que la présence d'une plaque tardive isolée aux clichés ICG, chez un porteur de drüsen, serait associée à un risque néovasculaire élevé (jusqu'à 4 fois plus élevé qu'en l'absence de plaque, en cas de complication exsudative sur l'oeil adelphe, selon Hanutsaha [15]).

DMLA atrophique

Bien qu'étant la forme la plus fréquente de DMLA, l'atrophie géographique ne serait pas responsable de la majorité des cas de cécité légale (AV < 1/20e ou moins) dus à la DMLA. Le diagnostic d'une DMLA atrophique ne nécessite en principe pas d'angiographie (ni à la fluorescéine ni en ICG). Le degré d'atrophie de la choriocapillaire conditionne la sémiologie ICG : visibilité des gros troncs choroïdiens à travers les plages d'atrophie, qui elles seront hypofluorescentes (absence d'imprégnation du stroma choroïdien par l'ICG).

Le risque de néovascularisation sur atrophie géographique est faible mais non-nul (de l'ordre de 11 % à 4 ans [16]). Cette néovascularisation, la plupart du temps de type visible, serait habituellement facile à mettre en évidence avec l'angiographie à la fluorescéine, mais en cas de difficulté quant à la distinction entre une plage d'atrophie (hyperfluorescente sans diffusion) et un néovaisseau (hyperfluorescent avec diffusion), la réalisation d'une angiographie ICG pourrait aider : la plage d'atrophie serait hypofluorescente et le néovaisseau hyperfluorescent. La conduite à tenir en cas de complication néovasculaire d'une atrophie géographique dépend de l'acuité visuelle et de la localisation du néovaisseau, et sort du cadre de cet article.

DMLA exsudative et néovaisseaux visibles

La néovascularisation visible, ou classique, ou bien définie, tire son nom de son comportement en angiographie à la fluorescéine : visualisation d'un lacis hyperfluorescent, se remplissant dans les cas typiques à partir d'un vaisseau nourricier. Il existe un anneau hypofluorescent autour, et une forte diffusion de la fluorescéine est remarquée aux temps tardifs. Cette forme correspondrait dans 15 à 20 % à des formes exsudatives de DMLA, selon Freund et al.[9]. Souvent elle est cliniquement bruyante aussi bien sur le plan fonctionnel (BAV majeure et rapide, métamorphopsies et scotomes marqués) qu'à l'examen du FO (DSR, hémorragies, parfois le néovaisseau est visible sous la forme d'un amas sous-rétinien vert-gris). La réalisation d'une angiographie ICG permet la visualisation de la membrane dans un pourcentage variable des cas (jusqu'à 96 % selon Gelisken et al.[17]). Dans la plupart des cas, elle n'apporte rien de plus au diagnostic, mettant en évidence une hyperfluorescence de la membrane, moins bien contrastée qu'en angiographie à la fluorescéine. Cependant, l'ICG peut aider
  • dans le cas où on souhaiterait mettre en évidence un tronc nourricier (fig. 2) (ceci permet parfois d'accéder à un traitement du tronc seul ou combiné à un traitement de la membrane par un autre moyen physique–photothérapie dynamique par exemple [18]). En effet, sur les clichés précoces en ICG, on peut parfois mettre en évidence un tronc nourricier de la membrane, et ceci d'autant plus volontiers que le système SLO est utilisé [17] ;
  • dans le cas où on suspecte une membrane occulte associée (cf infra), très important si on envisage un traitement par laser classique sur une membrane visible juxta- ou extra-fovéolaire et il y a une membrane occulte retro-fovéolaire associée, qui risquerait de « flamber » ;
  • si on cherche à quantifier le pourcentage visible/occulte, afin de justifier une prise en charge de photothérapie, bien que la réalisation d'une angiographie ICG ne soit pas obligatoire selon les textes légaux.

DMLA exsudative et néovaisseau occultes

La néovascularisation occulte est prépondérante dans la DMLA exsudative : isolée dans 55 % des cas, associée à un DEP dans 30 % des cas selon Guyer et al.[19]. Dans la forme isolée, la symptomatologie est souvent plus fruste que dans les néovaisseaux visibles : BAV et syndrome maculaire modérés, évolution lente. L'angiofluorographie met en évidence une hyperfluorescence modérée, progressive, aux bords mal définis, parfois avec des petits points hyperfluorescents (pin points), alternant avec des zones hypofluorescentes. Grâce aux propriétés physico-chimiques du vert d'indocyanine, l'angiographie ICG prend toute son importance dans ces formes. On recherchera
  • un lacis vasculaire avec mise en évidence d'un vaisseau nourricier (fig. 3), mieux visible en SLO habituellement ;
  • et/ou une hyperfluorescence plus tardive (mieux visible en TopCon®), soit de petite taille (hot spot (fig. 4), inférieure à un diamètre papillaire, 22 % des cas de NV occultes isolés sans DEP ni NV visibles d'après Guyer et al.[19]), soit de grande taille (plaque (fig. 5), supérieure à un diamètre papillaire (DP), 33 % des cas [19]), soit association des deux (hot spot + plaque, 45 % des cas [19], (fig. 6), le hot spot étant situé soit à l'intérieur des bords de la plaque, soit en marge, soit à distance) ;
  • soit l'association néovaisseaux visibles + occultes (fig. 7).

Les limites de l'hyperfluorescence sont en général bien nettes, et peuvent permettre de réaliser un calque, soit après recalage automatisé, soit manuel en ré-injectant une petite quantité d'ICG dilué afin de faire réapparaître les vaisseaux rétiniens tout en gardant l'image hyperfluorescente tardive. De surcroît, on arrive souvent à préciser les limites de l'hyperfluorescence même en cas d'hémorragie rétinienne de faible abondance. De nouvelles indications thérapeutiques sont donc en cours d'évaluation, concernant le traitement par laser classique de la néovascularisation, guidé par l'angiographie au vert d'indocyanine et seront développées dans la discussion.

DMLA exsudative et DEP vascularisés

La grande majorité des DEP serait vascularisée, et ce par des néovaisseaux occultes dans la plupart des cas. Les DEP vascularisés représentent environ 30 % des formes exsudatives de DMLA [19]. Les signes fonctionnels ne sont pas spécifiques, associant baisse d'acuité et métamorphopsies à des degrés variables. L'examen du fond d'oeil met en évidence un soulèvement épais de la rétine maculaire, souvent avec présence d'un liquide trouble et bombement des lignes de profil antérieur et postérieur. La présence d'hémorragies et d'exsudats ainsi qu'une encoche au niveau d'un des bords évoque la présence d'une néovascularisation. L'angiographie à la fluorescéine montre une hyperfluorescence progressive, maximale aux temps tardifs, sans augmentation en surface. Parfois la zone suspecte de néovascularisation se manifeste sous la forme d'une hyperfluorescence mal délimitée au niveau d'une encoche. L'intérêt de l'angiographie au vert d'indocyanine réside dans le contraste entre le DEP (hypofluorescent) et la néovascularisation (hyperfluorescente) [19],[20]. On peut ainsi distinguer les DEP vascularisés en formes
  • plaque de néovaisseaux occultes sous le DEP ;
  • hyperfluorescence au sein d'une encoche, en dehors du DEP, cas où le contraste entre DEP et néovaisseau est le plus démonstratif (fig. 8) ;
  • présence d'un hot spot associé au DEP (fig. 9), correspondant la plupart du temps à une anastomose rétino-choroïdienne (fig. 10)[21].

Dans le premier cas, la plaque apparaîtra le plus souvent aux temps tardifs. Dans le deuxième cas, les limites du néovaisseau sont progressivement mises en évidence, permettant une éventuelle prise en charge par laser guidé par l'ICG. Dans le troisième cas, l'hyperfluorescence de l'anastomose sera punctiforme, visible dès les temps précoces, qui s'intensifiera au cours de la séquence angiographique. Le vaisseau nourricier sera toujours visualisé au mieux en SLO (fig. 11).

Nouvelle entité : la prolifération angliomateuse rétinienne

Il s'agirait d'une « nouvelle » forme de DMLA, évoquée dès 1996 par Hartnett et al.[22], et reprise et caractérisée sur plus de 100 cas par Yannuzzi et al. en 2001 [12], partant du postulat que dans certains cas de DMLA, les néovaisseaux ont une origine intra-rétinienne profonde et non choroïdienne. Ils se sont basés sur l'analyse à la fois funduscopique et angiographique (fluorescéinique et au vert d'indocyanine) et ont remarqué l'existence de formations angiomateuses intra-rétiniennes sur les yeux adelphes de lésions disciformes. Trois stades sont décrits
  • stade I : néovaisseaux intra-rétiniens, avec de multiples hémorragies intra- et pré-rétiniennes ;
  • stade II : néovaisseaux sous-rétiniens, avec symptomatologie de type baisse d'acuité visuelle, DEP et visualisation d'une anastomose rétino-rétinienne ;
  • stade III : néovaisseaux choroïdiens, avec DEP vascularisé, et bouquet de néovaisseaux choroïdiens (NVC) confirmé.

L'angiographie ICG permettrait de confirmer le diagnostic dans les stades II et III en visualisant le complexe néovasculaire à travers le sang et le DEP, sous la forme d'un hot spot (fig. 12).

L'existence de cette entité n'est pas encore complètement admise dans la communauté ophtalmologique ; en effet il a été reproché à l'équipe de Yannuzzi de ne pas avoir pu montrer l'évolution temporelle précise de cette pathologie passant par les trois stades successivement décrits (G. Coscas, Société Française de Photocoagulation, 14/05/02).

PATHOLOGIES FRONTIÈRES

Exemple : vasculopathie polypoïdale choroïdienne idiopathique

Anciennement appelé « décollements séro-hémorragiques multiples récidivants de l'épithélium pigmentaire rétinien chez les femmes noires » [23],[24], il s'agit d'une affection touchant plus souvent la femme que l'homme, plus souvent mélanoderme que non, âgé entre 50 et 70 ans et présentant des lésions vasculaires sphériques polypoïdes choroïdiennes. L'absence de maculopathie liée à l'âge associée et les caractéristiques démographiques permettent d'évoquer le diagnostic. Ces patient(e)s souffrent d'épisodes récidivants d'exsudation sous-rétinienne, qui naissent des lésions vasculaires hyperfluorescentes en angiographie classique, mais souvent masquées par le DEP et le sang. L'angiographie ICG est d'un grand secours pour la localisation et donc le traitement des lésions vasculaires (fig. 13).

Une entité similaire peut être observée chez les patients porteurs de DMLA exsudative ayant bénéficié d'une radiothérapie externe [25].

DISCUSSION

Nous savons que l'évolution spontanée de la néovascularisation occulte est mauvaise, avec des baisses d'acuité visuelle sévères fréquentes au bout de plusieurs années d'évolution [26],[27]. Il n'a pas encore été réalisé d'étude multicentrique, prospective, randomisée de grande taille en comparant le traitement des lésions de DMLA exsudative de type occulte par laser guidé par angiographie au vert d'indocyanine et l'évolution naturelle. En revanche, un grand nombre d'études pilotes ont suggéré l'intérêt de l'ICG. En individualisant les études qui traitent des néovascularisaitons focales (hot spots) de celles qui traitent des vaisseaux nourriciers, on retrouve des résultats similaires ; lorsque la présence d'un DEP est mentionnée, les résultats sont globalement moins bons. Nous définissons le succès comme une amélioration ou une stabilisation de l'acuité visuelle au terme de la période de suivi.

Hot Spots

Regillo et al.[28] ont montré un taux de succès à 63 % au bout de 6 mois dans une étude de 19 patients présentant des lésions extrafovéolaires. Sorenson et al.[29] ont montré la résolution des manifestations exsudatives dans 62 % des cas sur une série de traitement de récidives néovasculaires occultes traitées par laser guidé par ICG. Donati et al.[30] ont même retrouvé un taux de succès à 12 mois de 75 % sur une série de 20 patients.

Vaisseaux nourriciers

Shiraga et al.[31] ont constaté une résolution des manifestations exsdatives chez 70 % des 37 patients ayant bénéficié du traitement de vaisseaux nourriciers extrafovéolaires alimentant une membrane néovasculaire retrofovéolaire. Staurenghi et al.[32] ont séparé les cas où le vaisseau nourricier était de petit diamètre (< 85 mm) des cas avec un diamètre plus gros : les taux de succès étaient respectivement de 75 % et 40 %.

DEP

Lorsque la présence d'une anastomose rétino-choroïdienne n'est pas mentionnée, les résultats sont un peu moins bons. Brancato et al.[33] ont séparé les différents cas selon la localisation de l'hyperfluorescence, trouvant un moins bon résultat si le hot spot était situé au sein du DEP (18 %) par rapport aux cas où il était situé sur le bord (37,5 %) ou à distance (100 %). Guyer et al.[34] ont montré 56 % d'améliorations ou stabilisations chez les patients porteurs de hot spots marginaux (cas avec et sans DEP mélangés). Slakter et al.[35] ont retrouvé dans une étude ultérieure un succès anatomique chez 43 % d'un sous-groupe de patients présentant des DEP vascularisés. Lorsque ces études permettent d'individualiser les cas où il existe une anastomose rétino-choroïdienne associée au DEP, les taux de succès retombent à un niveau bien plus bas encore, que ce soit le traitement du hot spot (Slakter et al.[36], 14 %) ou du vaisseau nourricier (Kuhn et al.[21], 16 %), rappelant qu'il s'agit là d'une forme clinique dont le traitement reste malheureusement toujours décevant de nos jours.

CONCLUSION

L'angiographie au vert d'indocyanine a apporté de nouvelles informations dans l'étude de la néovascularisation choroïdienne compliquant la dégénérescence maculaire liée à l'âge. Il a été démontré qu'on peut mettre en évidence des lésions bien définies en angiographie ICG là où on ne voyait que des lésions occultes, non-traitables, en angiographie fluorescéinique [19]. L'apport de l'angiographie dite « high speed » utilisant la technologie SLO permet de visualiser de manière plus évidente les vaisseaux nourriciers des complexes néovasculaires [21],[32]. Le vert d'indocyanine pourrait avoir une utilisation thérapeutique aussi dans la DMLA, avec la possibilité d'une photosensibilisation au préalable des vaisseaux nourriciers par injection intra-veineuse d'un bolus d'ICG pour permettre un traitement laser potentialisé en diminuant l'effet iatrogène aux tissus environnants selon Flower [37]. Une étude utilisant cette technique a montré des résultats intéressants [38].

Remerciements : Nous tenons à remercier tout particulièrement le Dr W. Roquet pour le cliché de la figure 11.

Références

[1] Kogure K, Choromokos E. Infrared absorption angiography. J Appl Physiol, 1969;26:154-7.

[2] Baker KJ. Binding of sulfobromophthalein (BSP) and indocyanine green (ICG) by plasma alpha-1 lipoproteins. Proc Soc Exp Biol Med, 1966; 122:957-63.

[3] Desmettre T, Devoisselle JM, Mordon S. Fluorescence properties and metabolic features of Indocyanine green (ICG) as related to angiography. Surv Ophthalmol, 2000; 45:15-27.

[4] Landsman ML, Kwant G, Mook GA, Zijlstra WG. Light-absorbing properties, stability and spectral stabilization of indocyanine green. J Appl Physiol, 1976; 40:575-83.

[5] Desmettre T, Mordon S, Soulie S, Devoisselle JM, Weisslinger JM. Shift of the fluorescence peak of indocyanine green (ICG) after injection: in vivo study on a vascular model. Invest Ophthalmol Vis Sci, ARVO Abstracts 1996; 35: S1127.

[6] Scheider A, Kaboth A, Neuhauser L. Detection of subretinal neovascular membranes with indocyanine green and an infrared scanning laser ophthalmoscope. Am J Ophthalmol, 1992; 113:45-51.

[7] Klein R, Klein BE, Linton KL. Prevalence of age-related maculopathy. The Beaver Dam Eye Study. Ophthalmology, 1992; 99:933-43.

[8] Coscas G, Soubrane G, Ramahefasolo C, Fardeau C. Perifoveal laser treatment of subfoveal choroidal new vessels in age-related macular degeneration: results of a randomized clinical trial. Arch Ophthalmol, 1991; 109:1258-65.

[9] Freund KB, Yanuzzi LA, Sorenson JA. Age-related macular degeneration and choroidal neovascularization. Am J Ophthalmol, 1993; 115:788-91.

[10] Soubrane G, Coscas G, Français C, Koenig F. Occult subretinal new vessels in age-related macular degeneration: natural history and early laser treatment. Ophthalmology, 1990; 97:649-57.

[11] Macular Photocoagulation Study Group. Occult choroidal neovascularization: Influence on visual outcome in patients with age-related macular degeneration. Arch Ophthalmol, 1996;114:400-12.

[12] Yannuzzi LA, Negrao S, IIda T, Carvalho C, Rodriguez-Coleman H, Slakter J et al. Retinal angiomatous proliferation in age-related macular degeneration. Retina, 2001;21:416-34.

[13] Arnold JJ, Quaranta M, Soubrane G, Sarks SH, Coscas G. Indocyanine green angiography of drusen. Am J Ophthalmol, 1997;24:344-56.

[14] Schneider U, Gelisken f, Inhoffen W, Kreissig I. Indocyanine green angiographic finding in fellow eyes of patients with unilateral occult neovascular age-related macular degeneration. Int Ophthalmol, 1997;21:79-85.

[15] Hanutsaha P, Guyer DR, Yannuzzi LA, Naing A, Slakter JS, Sorenson JS et al. Indocyanine-green videoangiography of drusen as a possible predictive indicator of exudative maculopathy. Ophthalmology, 1998;105:1632-6.

[16] Sunness JS, Gonzalez-Baron J, Bressler NM, Hawkins B, Applegate CA. The development of choroidal neovascularization in eyes with the geographic atrophy form of age-related macular degeneration. Ophthalmology, 1999; 106:910-9.

[17] Gelisken F, Inhoffen W, Schneider U, Stroman G, Kressig I. Indocyanine green angiography in classic choroidal neovascularisation. Jpn J Ophthalmol, 1998; 42:300-3.

[18] Piermarocchi S, Pilotto E, Lo Giudice G, Caretti L, Friede F, Segato T, et al. ARVO Program Summary Book, 2002;159: 3981.

[19] Guyer DR, Yannuzzi LA, Slakter JS, Sorenson JA, Hope-Ross M, Orlock DR. Digital indocyanine green videoangiography of occult choroidal neovascularization. Ophthalmology, 1994;101:1727-37.

[20] Baumal CR, Reichel E, Duker JS, Wong J, Puliafito CA. Indocyanine green hyperfluorescence associated with serous retinal pigment epithelial detachment in age-related macular degeneration. Ophthalmology, 1997;104:761-9.

[21] Kuhn D, Meunier I, Soubrane G, Coscas G. Imaging of chorioretinal anastomoses in vascularized retinal pigment epithelial detachments. Arch Ophthalmol, 1995; 113:1392-8.

[22] Hartnett ME, Weiter JJ, Staurenghi G, Elsner AE. Deep retinal vascular anomalous complexes in advanced age-related macular degeneration. Ophthalmology, 1996;103:2042-53.

[23] Stern RM, Zakov ZN, Zegarra H, Gutman FA. Multiple recurrent serosanguineous retinal pigment epithelial detachments in black women. Am J Ophthalmol, 1985;100:560-9.

[24] Yannuzzi LA, Sorenson J, Spaide F, Lipson B. Idiopathic polypoidal choroidal vasculopathy. Retina, 1990;10:1-8.

[25] Mauget-Faysse M, Coquard R, Français-Maury C, Milea D, Chiquet C et al. Radiothérapie dans la dégénérescence maculaire liée à l'âge : facteurs de risque de survenue des complications, prévention et traitement des effets secondaires. J Fr Ophtalmol, 2000;23:127-36.

[26] Soubrane G, Coscas G, Français C, Koenig F. Occult subretinal new vessels in age related macular degeneration. Natural history and early laser treatment. Ophthalmology, 1990;97:649-57.

[27] Bressler NM, Frost LA, Bressler SB, Murphy RP, Fine SL. Natural course of poorly defined choroidal neovascularization associated with macular degeneration. Arch Ophthalmol, 1988;106: 1537-42.

[28] Regillo CD, Benson WE, Maguire JI, Annesley WH. Indocyanine green angiography and occult choroidal neovascularization. Ophthalmology, 1994;101: 280-8.

[29] Sorenson JA, Yannuzzi LA, Slakter JS, Guyer DR, Ho AC, Orlock DA. A pilot study of digital indocyanine green videoangiography for recurrent occult choroidal neovascularization in age related macular degeneration. Arch Ophthalmol, 1994;112:473-9.

[30] Donati G, Kapetanios AD, Pournaras CJ. La photocoagulation au laser des néovaisseaux occultes guidée par l'angiographie au vert d'indocyanine. Une étude pilote. J Fr Ophtalmol, 2000;23: 45-51.

[31] Shiraga F, Ojima Y, Matsuo T, Takasu I, Matsuo N. Feeder vessel photocoagulation of subfoveal choroidal neovascularization secondary to age related macular degeneration. Ophthalmology, 1998;105:662-9.

[32] Staurenghi G, Orzalesi N, La Capria A, Aschero M. Laser treatment of feeder vessels in subfoveal choroidal neovascular membranes. Ophthalmology, 1998; 105:2297-305.

[33] Brancato R, Introini U, Bolognesi G, Pacelli G, Trabucchi G, Pece A. ICGA-guided laser photocoagulation of occult choroidal neovascularization in age related macular degeneration. Retina, 2000; 20:134-42.

[34] Guyer DR, Lannuzzi LA, Ladas I, Slakter JS, Sorenson JA, Orlock D. Indocyanine green guided laser photocoagulation of focal spots at the edge of plaques of choroidal neovascularization: a pilot study. Arch Ophthalmol, 1996;114: 693-7.

[35] Slakter JS, Yannuzzi LA, Sorenson JA, Guyer DR, Ho AC, Orlock DA. A pilot study of indocyanine green videoangiography-guided laser photocoagulation of occult choroidal neovascularizaiton in age-related macular degeneration. Arch Ophthalmol, 1994; 112:465-72.

[36] Slakter JS, Yannuzzi LA, Schneider U, Sorenson JA, Ciardella A, Guyer DR et al. Retinal choroidal ansatomoses and occult choroidal neovascularization in age related macular degeneration. Ophthalmology, 2000; 107:742-53.

[37] Flower RW. Experimental studies of indocyanine green dye-enhanced photocoagulation of choroidal neovascularization feeder vessels. Am J Ophthalmol, 2000; 129:501-12.

[38] Jones BE, Steidl SM, Flower RW. ICG dye enhanced photocoagulation of feeder vessels for CNV. ARVO Program Summary Book, 2002; 49:1228.

Illustrations


Cliquez pour voir l'image dans sa taille originale

Figure 1. Décollement drusenoïde. a : Cliché anérythre : coalescence des drüsen en un véritable EP dont on devine les limites sur ce cliché. b : Angiofluorographie temps intermédiaires : remplissage progressif du DEP. c : Angiographie ICG, temps précoce : visualisation du DEP et de ses bords (flèches) sous la forme d'une plage iso-fluorescente dont on voit nettement les limites. d : Angiographie ICG, temps tardif : absence de signe de néovascularisation (ni hot spot, ni plaque).


Cliquez pour voir l'image dans sa taille originale

Figure 2. Néovaisseaux visibles, visualisation du tronc nourricier. a : Angiofluorographie, temps veineux laminaire : hyperfluorescence bien limitée, avec anneau hypofluorescent périphérique. b : Angiographie ICG, temps précoce : visualisation du tronc nourricier (flèche) qui remplit progressivement la membrane, dont on suit bien les limites.


Cliquez pour voir l'image dans sa taille originale

Figure 3. Néovaisseaux occultes : pseudo lacis avec tronc nourricier. a : Angiofluorographie : coloration progressive de la membrane, diffusion modérée et présence de zones d'hyperfluorescence et d'hypofluorescence alternées. b : Angiographie ICG, temps précoce : mise en évidence du tronc nourricier (flèche). c : Angiographie ICG tardif : remplissage progressif de la membrane, limites mieux précisées qu'en angiofluorographie, et mise en évidence d'une hyperfluorescence qui avait été masquée par le sang (flèche).


Cliquez pour voir l'image dans sa taille originale

Figure 4. Néovaisseaux occultes : hot spot. a : Cliché anérythre : petite hémorragie rétinienne sous-fovéolaire. b et c : Angiofluorographies, temps précoce (b) et tardif (c) : mise en évidence d'une hyperfluorescence mal définie, semblant respecter la fovéa (examen gêné par cataracte). d : Angiographie ICG, temps tardif avec réinjection : mise en évidence d'une hyperfluorescence focale d'un diamètre inférieur à un diamètre papillaire, aux limites très précises, vaisseaux rétiniens visibles pour réaliser un calque préthérapeutique.


Cliquez pour voir l'image dans sa taille originale

Figure 5. Néovaisseaux occultes : plaque. a : Cliché anérythre : hémorragie sous-rétinienne centrale. b et c : Angiofluorographies, temps précoce (b) et tardif (c) : mise en évidence d'une hyperfluorescence mal définie, masquée en partie par le sang. d : Angiographie ICG, temps tardif : plaque retro-fovéolaire centrale.


Cliquez pour voir l'image dans sa taille originale

Figure 6. Néovaisseaux occultes : hot spot + plaque. a : Angiofluorographie, temps précoce : hyperfluorescence mal limitée, alternant avec des zones d'hypofluorescence (altérations de l'épithélium pigmentaire rétinien, micro-hémorragies). b : Angiofluorographie, temps tardifs : coloration progressive de 2 zones, une centrale, diffusion peu importante (NVO) et une inférieure, coloration plus intense (DEP). c : Angiographie ICG, temps précoce : 2 petites zones en inférieur et nasal de la fovéa qui sont un peu plus hyperfluorescentes que le reste ; hypofluorescence du DEP. d : Angiographie ICG, temps tardif : coloration plus intense des 2 hot spots devinés en 9d, qui sont en bordure d'une plaque retrofovéolaire (3 flèches blanches).


Cliquez pour voir l'image dans sa taille originale

Figure 7. Néovaisseaux mixtes. a : Cliché anérythre : décollement séreux rétinien. b : Angiofluorographie, temps précoce : hyperfluorescence intense au niveau de la partie visible, en nasal (portion visible, flèche), hyperfluorescence moins intense en temporal (portion occulte). c : Angiofluorograhpie, temps tardif : diffusion marquée de la portion visible, moins intense de la partie occulte. d : Angiographie ICG, temps tardif : visualisation de la portion occulte, avec bords biens délimités (3 flèches) ; la portion visible est moins imprégnée, sans doute car la cinétique vasculaire est plus rapide (phénomène de wash-out).


Cliquez pour voir l'image dans sa taille originale

Figure 8. DEP vascularisé : encoche. a : Cliché anérythre oeil droit : soulèvement rétinien maculaire. b : Angiofluorographie, temps précoce : remplissage progressif du DEP. c : Angiographie ICG, temps précoce : hypofluorescence du DEP avec masquage des gros vaisseaux choroïdiens, on devine une hyperfluorescence dans l'encoche. d : Angiographie ICG, temps tardif : le DEP devient iso-fluorescent et le néovaisseau est visible sous la forme d'un hot spot (flèche) bien individualisé au niveau de l'encoche.


Cliquez pour voir l'image dans sa taille originale

Figure 9. DEP vascularisé : hot spot. a : Cliché anérythre : soulèvement rétinien maculaire, exsudats circinés périmaculaires, hémorragie rétinienne. b : Angiofluorographie, temps intermédiaire : hyperfluorescence mal délimitée sous l'hémorragie, le DEP se remplit peu. c : Angiographie ICG, temps précoce : hot spot central (flèche noire) ; DEP hypofluorescent (4 flèches blanches), avec hypofluorescences plus marquées au niveau des exsudats. d : Angiographie ICG, temps tardif : le hot spot persiste (flèche noire), le DEP devient isofluorescent.


Cliquez pour voir l'image dans sa taille originale

Figure 10. DEP vascularisé : anastomose chorio-rétinienne et plaque. a : Cliché anérythre : drüsen séreux, DEP deviné, petite tache rouge (flèche) : hémorragie ? b : Angiofluorographie, temps précoce : injection avec hyperfluorescence au niveau de la tache rouge (donc pas hémorragie, mais plutôt anastomose – flèche), hyperfluorescence mal délimitée en inférieur de la fovéa. c : Angiofluorograhpie, temps tardif : diffusion au niveau de l'anastomose ; hyperfluorescence mal délimitée avec pin points en inférieur de la fovéa : membrane occulte probable ; le DEP ne se remplit guère. d : Angiographie ICG, temps précoce : hot spot au niveau de l'anastomose, hypofluorescence en supérieur de la fovéa (DEP) et isofluorescence en inférieur de la fovéa (plaque néovasculaire qui commence à se remplir).


Cliquez pour voir l'image dans sa taille originale

Figure 11. DEP vascularisé : vaisseau nourricier. Angiographie ICG par SLO, temps précoce. Flèches horizontales : limite temporale du DEP, nettement hypofluorescente par rapport au fond choroïdien. Flèches verticales : mise en évidence d'un vaisseau nourricier partant du bord temporal de la papille.


Cliquez pour voir l'image dans sa taille originale

Figure 12. Prolifération angiomateuse rétinienne. a : Cliché anérythre : décollement séreux rétinien, petites hémorragies intra-rétiniennes (2 flèches noires) ; prolifération angiomateuse rétinienne (flèche blanche). b et c : Angiofluorographie, temps précoce (b) puis temps intermédiaire (c) : hyperfluorescence mal délimitée ; imprégnation progressive des drüsen. d : Angiographie ICG, temps précoce : visualisation de la Prolifération angiomateuse rétinienne sous forme d'un hot spot (flèche blanche).

Figure 13. Vasculopathie polypoïdale choroïdienne idiopathique. a : Cliché anérythre, oeil droit : soulèvement rétinien sérohémorragique en nasal de la papille. b et c : Angiofluorographie, oeil droit, temps précoces (b et c) ; tardif (d) : remplissage progressif du DEP, présence de multiples hyperfluorescences en tête d'épingle entre le DEP et la papille (flèche) sans pouvoir bien distinguer le point de fuite. e : Angiographie ICG, oeil droit, temps précoce : hyperfluorescence polypoïdale (flèches) correspondant à la formation néovasculaire responsable du DEP. f : Angiographie ICG, oeil droit, temps précoce : le DEP reste légèrement hypofluorescent et le niveau sanguin (flèche) est bien mis en évidence. g : Angiographie ICG, temps précoce, oeil gauche : mise en évidence de nombreux polypes dans la région maculaire supérieure, actifs (flèches) ou plus quiescents en temporal. h : Angiographie ICG, temps tardif, oeil droit : hyperfluorescence intense au niveau des polypes, qui sont « attachés » au DEP.




© 2003 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.
EM-CONSULTE.COM is registrered at the CNIL, déclaration n° 1286925.
As per the Law relating to information storage and personal integrity, you have the right to oppose (art 26 of that law), access (art 34 of that law) and rectify (art 36 of that law) your personal data. You may thus request that your data, should it be inaccurate, incomplete, unclear, outdated, not be used or stored, be corrected, clarified, updated or deleted.
Personal information regarding our website's visitors, including their identity, is confidential.
The owners of this website hereby guarantee to respect the legal confidentiality conditions, applicable in France, and not to disclose this data to third parties.
Close
Article Outline
You can move this window by clicking on the headline
@@#110903@@