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Journal Français d'Ophtalmologie
Vol 30, N° 5  - mai 2007
pp. 503-509
Doi : JFO-05-2007-30-5-0181-5512-101019-200702391
Mesure de l’épaisseur des fibres nerveuses rétiniennes après LASIK par laser polarimètre à balayage avec compensation cornéenne variable
 

O. Abitbol [1 et 2], M.-H. Duong [1], T. Hoang-Xuan [1 et 2], D. Gatinel [1 et 2], Y. Lachkar [3]
[1] Fondation Ophtalmologique Adolphe de Rothschild, Paris.
[2] Service d’Ophtalmologie, Hôpital Bichat Claude Bernard, Paris.
[3] Service d’Ophtalmologie, Hôpital Saint Joseph, Paris.

Le texte a fait l’objet d’une présentation orale au 112e congrès de la Société Française d’Ophtalmologie, en mai 2006.


Tirés à part : O. Abitbol

[4] , Fondation Rothschild, 25-29, rue Manin, 75019 Paris. oliviaabitbol@free.fr

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Mesure de l’épaisseur des fibres nerveuses rétiniennes après LASIK par laser polarimètre à balayage avec compensation cornéenne variable

Buts de l’étude : Évaluer la fiabilité du laser polarimètre à balayage avec compensation cornéenne variable après LASIK.

Matériels et méthodes : Trente-six yeux de 18 patients sains ont été inclus. Pour chaque œil, nous avons réalisé un examen par laser polarimètre à balayage à compensation cornéenne variable (GDxTMVCC) avant LASIK (GDx n° 1) avec mesure de la compensation cornéenne avant la mesure de l’épaisseur de la couche des fibres nerveuses rétiniennes. Un mois après LASIK, deux autres examens par GDx VCC ont été réalisés : l’un (GDx n° 2) utilisait la compensation cornéenne mesurée en préopératoire, l’autre (GDx n° 3) une compensation cornnéenne remesurée en postopératoire. Nous avons comparé les valeurs obtenues en préopératoire et postopératoire via le test de Wilcoxon.

Résultats : Lorsque la compensation cornéenne a été remesurée en postopératoire, l’examen était fiable pour 35 yeux sur 36, et nous n’avons pas mis en évidence de différence significative entre les mesures pré-et postopératoires, sauf pour le paramètre NFI (p = 0,032). En revanche, lorsque la compensation cornéenne préopératoire a été utilisée en postopératoire, l’examen était impossible ou non fiable pour 15 yeux. Sur les yeux restants, 4 des 16 paramètres mesurés étaient significativement modifiés en postopératoire : la moyenne supérieure (p = 0,03), le ratio supérieur (p = 0,0005), le ratio inférieur (p = 0,009) et la modulation de l’ellipse (p = 0,39).

Conclusion : L’utilisation postopératoire d’une compensation cornéenne mesurée en préopératoire ne permet pas d’obtenir des mesures fiables. Le GDxVCC est un examen fiable chez les patients opérés par LASIK à condition que la compensation cornéenne soit réévaluée en postopératoire.

Abstract
Assessment of the nerve fiber layer thickness after LASIK using scanning laser polarimetry with variable corneal compensation

Aim: To evaluate the reliability of scanning laser polarimetry with variable corneal compensation after laser-assisted in-situ keratomileusis (LASIK).

Methods: Thirty-six eyes of 18 consecutive patients who had LASIK where included in the study. For each eye, one scanning laser polarimetry with variable corneal compensation (GDxVCC) was performed before LASIK (GDx n° 1). One month after surgery, two other scanning laser polarimetry procedures were performed: one used the corneal compensation measured preoperatively (GDx n° 2) and one used a new corneal compensation, measured postoperatively (GDx n° 3). The values measured preoperatively were compared first to the values obtained postoperatively with GDx n° 2, then to the values obtained postoperatively with GDx n° 3 (Wilcoxon test).

Results: When corneal compensation was re-measured postoperatively (GDx n° 3), the measurements were reliable for 35 eyes (97%). We found no significant differences between the preoperative and postoperative values except for the NFI (p=0.032). When the preoperative corneal compensation value was used in the postoperative measurements (GDx n° 2), the exam was not reliable for 13 eyes, and it could not be performed at all for two eyes. For the remaining eyes, the values of four parameters were significantly modified: superior thickness (p=0.03), superior ratio (p=0.0005), inferior ratio (p=0.009), and ellipse modulation (p=0.39). The values of the other parameters (average thickness and inferior average) remained unchanged.

Conclusion: The use of a preoperative customized corneal compensation for the realization of post-LASIK measurements does not provide reliable results. The GDxTMVCC can be considered a reliable tool after LASIK only when the corneal compensation is re-evaluated postoperatively.


Mots clés : Laser polarimètre à balayage , épaisseur des fibres nerveuses rétiniennes , chirurgie réfractive , glaucome

Keywords: Scanning laser polarimetry , retinal nerve fiber layer thickness , refractive surgery , glaucoma


INTRODUCTION

Le laser-assisted in situ keratomileusis (LASIK) est aujourd’hui une technique largement utilisée pour la correction de différentes amétropies, en particulier de la myopie. Les patients myopes étant prédisposés au glaucome [1], il est logique de penser que les patients opérés par LASIK pourraient développer un glaucome un jour.

Or, le diagnostic de glaucome peut être délicat chez les patients opérés par LASIK. Tout d’abord, la pression intra-oculaire mesurée par le tonomètre à aplanation de Goldmann est sous-estimée après un LASIK myopique [2]. De plus, l’analyse de la papille et l’interprétation du champ visuel peuvent être délicates chez les patients myopes. Enfin, comme chez les patients emmétropes, la diminution de l’épaisseur de la couche des fibres nerveuses rétiniennes (CFNR) précède les anomalies du champ visuel et de la tête du nerf optique [3], [4]. L’utilisation de nouvelles techniques d’analyse de la CFNR pourrait donc être d’un intérêt considérable chez ces patients.

Le laser polarimètre à balayage (scanning laser polarimetry) est une technique non invasive d’analyse de la CFNR devenue largement utilisée pour le diagnostic et le suivi de glaucome. La machine utilise un faisceau de lumière polarisée qui, en traversant la CFNR, subit une modification de polarisation appelée « retard », mesuré par la machine. Ce retard est lié à la biréfringence de la CFNR et est proportionnel à son épaisseur [5]. Cependant, la cornée et le cristallin sont également biréfringents, et peuvent avoir une influence sur le retard mesuré [6]. Les premiers logiciels des lasers polarimètres à balayage compensaient cette influence cornéo-cristallinienne en utilisant une compensation cornéenne fixe (GDx CCF : compensation cornéenne fixe). Cependant, il existe des différences inter-individuelles significatives de polarisation cornéenne [7], qui influençaient la sensibilité du GDx CCF pour le diagnostic de glaucome [8]. De plus, la biréfringence cornéenne peut être modifiée après chirurgie réfractive [9], [10]. L’utilisation d’une CCF pourrait donc être gênante pour un suivi au long cours.

Récemment, de nouvelles générations de laser polarimètre à balayage utilisant une compensation cornéenne personnalisée ont été développées : GDx VCC à compensation cornéenne variable (GDxVCC, Carl Zeiss Microimaging, Inc. One Zeiss Drive Thornwood, NY, États-Unis) [11].

Avant la mesure de la CFNR, la machine prend une image polarimétrique de la macula, qui est une zone dépourvue d’axones de cellules ganglionnaires. L’image polarimétrique obtenue est donc la somme des effets polarimétriques de la cornée, du cristallin et de la couche des fibres de Henlé [11]. La machine réalise ensuite une image de la CFNR péripapillaire. L’image polarimétrique dérivée de la macula est alors automatiquement soustraite de l’image polarimétrique péripapillaire par le logiciel. Cette technique permet de neutraliser les altérations polarimétriques liées à la cornée et au cristallin. La compensation cornéenne (CC) du patient mesurée ainsi avant la mesure de la CFNR est alors mémorisée par le logiciel de la machine, et automatiquement utilisée pour le même patient lors d’un examen ultérieur. Elle peut cependant être remesurée à nouveau, à condition de changer l’identité du patient.

Plusieurs études ont rapporté que l’épaisseur de la CFNR était diminuée après LASIK, lorsqu’elle était mesurée avec un GDxCCF [9], [12], [13], [14], [15]. Certains auteurs avaient émis l’hypothèse que l’hypertonie oculaire liée à la succion pendant le LASIK pourrait entraîner une ischémie, responsable d’un amincissement de la CFNR.

Dans notre étude, nous avons étudié l’évolution des mesures de la CFNR par GDxVCC après LASIK, et nous avons cherché à évaluer la fiabilité de cet examen chez ces patients.

MATÉRIELS ET MÉTHODES

Nous avons réalisé une étude prospective longitudinale concernant des patients sans antécédents ophtalmologiques familiaux, ni personnels, en dehors de leur amétropie. Les patients ont été inclus dans l’étude entre novembre 2003 et mars 2004.

Un examen ophtalmologique complet incluant la mesure de la meilleure acuité visuelle corrigée, l’examen à la lampe à fente, la mesure de la pression intra-oculaire au tonomètre à air, l’examen du fond d’œil, la réfraction automatisée sans et avec cycloplégiques (cyclopentolate, Skiacol®), la pachymétrie et la topographie cornéenne (Eye Sys, Orbscan®), ont été réalisé pour chaque patient en préopératoire.

Toutes les procédures de LASIK ont été réalisées à la Fondation Ophtalmologique Adolphe de Rothschild à Paris, entre décembre 2003 et mars 2004. Quatre chirurgiens ont participé à l’étude. La technique utilisée a été identique dans tous les cas. Le Hansatome (Bausch & Lomb, Rochester, NY, États-Unis) ou le M2 (Moria) ont été utilisés pour la découpe du capot. L’épaisseur de celui-ci était de 160 ou 180 µm, en fonction de l’épaisseur cornéenne et de la profondeur d’ablation prévue. L’ablation était faite à l’aide du laser Nidek EC-5000 ou du VISX Star S2 Smoothscan avec eye-tracker. À la fin de la procédure, une goutte d’une association antibiotique-corticoïde (tobramycine + dexaméthasone, Tobradex®) était instillée. Un contrôle clinique a été effectué 30 minutes, 1 jour, 1 semaine et un mois après la chirurgie. Le traitement antibiotique et corticoïde a été maintenu 3 fois par jour pendant 10 jours après la chirurgie.

Pour chaque patient, nous avons réalisé une mesure préopératoire de la CFNR en utilisant le GDxVCC (GDx n° 1). Tous les examens ont été faits sans dilatation. Pour tous les yeux, la CC a été mesurée avant la mesure de la CFNR péripapillaire. Un mois après l’intervention, deux examens par GDx ont été réalisés. Pour le premier GDx postopératoire (GDx n° 2), nous avons utilisé la CC qui avait été mesurée en préopératoire. En revanche, pour le second GDx postopératoire (GDx n° 3), nous avons remesuré la CC avant la mesure de la CFNR.

Pour comparer les résultats préopératoires et postopératoires, nous avons utilisé un test de Wilcoxon (p ≪ 0,05) (Excel, Microsoft®, Seattle, WA, États-Unis).

La définition des paramètres polarimétriques calculés par le logiciel de la machine est résumée dans le tableau I.

RÉSULTATS

Dix-huit patients ont été inclus dans l’étude. Il s’agissait de 7 hommes et 11 femmes. Le LASIK était bilatéral dans tous les cas, et les données dérivées des 36 yeux ont pu être analysées. L’âge moyen des patients était de 34,7 ± 9,91 ans (24 à 54 ans). La pression intra-oculaire préopératoire était inférieure à 21 mmHg dans tous les cas. L’amétropie moyenne préopératoire était de – 2,6 ± 3,8 D (– 10,0 ; + 7,75). Toutes les interventions se sont déroulées sans complications et aucun patient n’a été perdu de vue pendant la période de suivi. En préopératoire, tous les GDx ont pu être réalisés sans problème et étaient fiables (indice de qualité ≥ 8).

En postopératoire, lorsque la CC a été ré-évaluée (GDx n° 3), les GDx ont pu être réalisés dans tous les cas. Toutefois, nous n’avons pas pu obtenir d’examen fiable pour un œil (indice de qualité ≪ 8). Nous avons donc exclu 1 œil pour comparer les résultats pré et postopératoires (35 yeux analysés). Nous n’avons mis en évidence de différence significative entre les résultats pré et postopératoires que pour un seul paramètre : le nerve fiber indicator (NFI) (p = 0,032).

En revanche, lorsque la CC mesurée en préopératoire était utilisée en postopératoire (GDx n° 2), l’examen était inutilisable dans 41 % des cas : pour 13 yeux, l’indice de qualité était faible ; et pour 2 yeux, l’examen était impossible. Nous avons donc exclu 15 yeux pour comparer les résultats pré et postopératoires et avons analysé les résultats de 21 yeux. Quatre des 16 paramètres mesurés étaient significativement modifiés en postopératoire : la moyenne supérieure (p = 0,03), le ratio supérieur (p = 0,0005), le ratio inférieur (p = 0,009) et la modulation de l’ellipse (p = 0,39).

Les résultats sont résumés dans les tableaux IIetIII.

DISCUSSION

Lorsque nous avons utilisé une compensation cornéenne mesurée en préopératoire pour la réalisation des mesures postopératoires, une très grande proportion des examens n’était pas fiable, ou même impossible à réaliser (41 % des yeux). De plus, sur les examens restants, considérés comme fiables par le logiciel, nous avons retrouvé un amincissement significatif des valeurs pour quatre des paramètres mesurés. Ceci démontre donc que la non-modification de la compensation cornéenne en postopératoire de LASIK influence les résultats obtenus.

Plusieurs études ont également retrouvé un amincissement de la CFNR après LASIK, lorsque les mesures étaient faites avec un GDxCCF [9], [12], [13], [14], [15].

Ces résultats suggèrent que les modifications polarimétriques mesurées après LASIK sont des artéfacts liés à un changement de la biréfringence cornéenne, probablement en rapport avec les phénomènes de cicatrisation cornéenne post-LASIK. En effet, après LASIK, on retrouve fréquemment un œdème cornéen transitoire, des modifications de la surface, des microplis de la membrane de Bowman, du stroma antérieur, et la présence de particules dans l’interface du capot. Ces dernières peuvent être visualisées en microscopie confocale et auraient un aspect hautement réflectif. Leur nombre serait maximal dans les quelques jours suivant l’opération, et diminuerait de façon significative dans les 3 à 6 mois postopératoires [16], [17]. Il s’agirait de débris cellulaires, inflammatoires, et surtout, pour les plus réfléchissants, de débris métalliques des instruments utilisés pendant la chirurgie. Auzerie et al. [16] ont mesuré l’intensité de la lumière diffusée à travers la cornée grâce au système Z-scan couplé au microscope confocal, et ont retrouvé une augmentation de la réflectivité dans la zone de l’interface, probablement liée aux microplis profonds ou aux particules de l’interface. Ces différentes lésions, pourraient donc jouer un rôle dans les modifications de la réflexion cornéenne de la lumière polarisée du laser polarimètre à balayage, et donc, dans l’« amincissement » artificiel de la CFNR.

Ces modifications cornéennes évoluent avec le temps [16], [17]. Certaines des études utilisant le laser polarimètre à balayage avec CCF ont noté, 6 mois après LASIK, une régression des modifications de l’épaisseur de la CFNR mesurées en postopératoire précoce. Les valeurs de l’épaisseur de la CFNR mesurées se rapprochaient alors des valeurs préopératoires [9], [18], [19], probablement du fait de la régression des modifications de la polarisation cornéenne, qui avaient faussé les mesures postopératoires immédiates. Un amincissement « vrai » de la CFNR étant lié à la mort des cellules ganglionnaires, qui ne possèdent pas de capacité de multiplication, ni de régénérescence, il n’y a pas de raison de penser que la CFNR puisse épaissir à nouveau pendant la période postopératoire.

En revanche, lorsque la compensation cornéenne a été remesurée après LASIK, 100 % des examens étaient réalisables. Pour un œil, il n’a pas été possible d’obtenir d’examen fiable : 97 % des examens réalisés étaient donc interprétables. La dispersion des valeurs obtenues était plus proche de celle des valeurs préopératoires que lorsque la CC préopératoire avait été utilisée.

En accord avec plusieurs publications, nous n’avons pas mis en évidence de diminution de l’épaisseur de la CFNR après LASIK [20], [21], [22], [23]. De plus, l’épaisseur de la CFNR mesurée par OCT et HRT reste stable après LASIK [24], [25].

Une autre étude utilisant le GDxVCC mettait en évidence la modification de plusieurs paramètres après LASIK, mais les mesures postopératoires avaient été réalisées 6 jours après l’intervention [26]. Les phénomènes de cicatrisation cornéenne sont très probablement en cause dans ces résultats, toutes les autres études ne retrouvant pas de modification des paramètres mesurés 4 à 14 semaines après l’intervention. Dans l’étude de Centofanti et al. [22], les mesures postopératoires faites 8 jours après l’intervention retrouvaient également une modification de deux des paramètres mesurés.

La disparité des délais explique donc les discordances entre les différentes études. Il est probable que les GDxVCC réalisés en préopératoire précoce retrouvent des modifications liées aux phénomènes de cicatrisation cornéenne, et que ces modifications disparaissent au fil du temps. D’après les différentes études, l’examen par GDxVCC semble fiable 1 mois après LASIK. Pour être encore plus prudent, et d’après les études sur la cicatrisation cornéenne faites en microscopie confocale, on peut considérer que les examens sont fiables 3 à 6 mois après LASIK [16], [17].

Dans notre étude, seul le paramètre NFI restait significativement modifié 1 mois après LASIK. Ce résultat a déjà été rapporté dans une étude de Centofanti et al. [22], 6 jours après LASIK. Le NFI est un paramètre calculé selon une formule inconnue à partir de plus de 200 paramètres (tableau I). Nous recommandons une interprétation prudente de ce paramètre, d’autant que sa reproductibilité serait une des plus faibles d’après les données de la littérature [27].

Les limites de notre étude sont le faible effectif et la faible durée de suivi. Par ailleurs, il serait utile de connaître les résultats obtenus 1 an après LASIK. Cependant, les résultats semblent confirmer la fiabilité du GDxVCC 1 mois après LASIK lorsque la compensation cornéenne est remesurée en postopératoire. Comme nous l’avons déjà dit, les patients opérés par LASIK ont un risque non négligeable de développer un glaucome un jour, et le diagnostic sera d’autant plus délicat que leur pression intra-oculaire sera difficile à interpréter, du fait de la chirurgie. Une mesure de l’épaisseur de la CFNR par GDxVCC en préopératoire permettrait d’avoir un examen de référence qui faciliterait beaucoup le dépistage ultérieur. La réalisation systématique de cet examen simple, rapide et non invasif en préopératoire de LASIK pourrait être discutée.

CONCLUSION

Le GDxVCC permet d’obtenir des mesures fiables de l’épaisseur de la CFNR après LASIK à la condition indispensable que la CC soit mesurée en postopératoire. Cet examen pourrait être d’un intérêt considérable pour le diagnostic et le suivi de glaucome chez les patients opérés par LASIK, d’autant que cette population de patients, souvent myopes, est plus à même de développer un jour un glaucome, et que la chirurgie réfractive rend ce diagnostic délicat.

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