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Journal Français d'Ophtalmologie
Volume 41, n° 1
pages 57-61 (janvier 2018)
Doi : 10.1016/j.jfo.2017.06.011
Received : 20 February 2017 ;  accepted : 30 June 2017
Communications de la SFO

Fréquence de l’ulcère cornéen à propos de 380 cas : étude rétrospective menée dans deux centres hospitaliers en RD Congo
Frequency of corneal ulcer: Retrospective study of 380 cases carried out in two centers in the DR Congo
 

V. Ngoie Maloba a, , J. Ngayuna Nkiene b, G. Tunku Kabamba c, G. Chenge Borasisi a
a Service d’ophtalmologie, clinique universitaire de Lubumbashi, université de Lubumbashi, route kasapa, 1825 Lubumbashi, République démocratique du Congo 
b Centre hospitalier Monkole, Kinshasa, République démocratique du Congo 
c Hôpital général de Mukanga, Mukanga, République démocratique du Congo 

Auteur correspondant.
Résumé
But

Déterminer la fréquence de l’ulcère cornéen dans notre milieu.

Méthodologie

Cette étude a été réalisée à l’hôpital Saint-Joseph de Kinshasa et aux cliniques universitaires de Lubumbashi en République démocratique du Congo de janvier 2011 décembre 2014. Nous avons étudié la fréquence, les variables démographiques et cliniques des patients avec ulcère cornéen.

Résultats

Nous avons colligé au total 380 cas d’ulcères cornéens sur 44 722 consultations ophtalmologiques réalisées, soit une fréquence de 0,85 % avec un sex-ratio qui variait entre 1,4 et 1,7 homme pour une femme. L’ulcère cornéen était diagnostiqué chez les patients de tout âge ; l’âge moyen était de 38,67±18,67 ans. Les patients avec ulcère cornéen avaient consulté pour douleurs oculaires (80 % des cas), suivis des larmoiements, de la photophobie, de la rougeur oculaire et du flou visuel. La malvoyance avait une fréquence de 10,30 % ; 2,1 % des patients avaient une vision réduite à la perception lumineuse et 1 % des patients avaient une vision nihil. La dystrophie cornéenne était présente dans 41,6 % des cas. La perforation du globe oculaire et l’endophtalmie étaient observées dans 3,4 % des cas chacune.

Conclusion

L’ulcère de la cornée est l’une des principales causes de malvoyance et de cécité dans notre milieu. Une consultation ophtalmologique précoce dès l’apparition des symptômes et une prise en charge adéquate permettraient d’améliorer le pronostic visuel des patients.

The full text of this article is available in PDF format.
Summary
Purpose

To determine the frequency of corneal ulcer in our practice environment.

Methodology

This study was conducted at Saint-Joseph Hospital in Kinshasa and at the Lubumbashi University Clinics in the Democratic Republic of Congo from January 2011 to December 2014. We studied the frequency, demographic and clinical variables of corneal ulcer patients.

Results

A total of 380 cases of corneal ulcers were recorded out of 44,722 ophthalmologic consultations performed, with a frequency of 0.85% and a sex ratio ranging from 1.4 to 1.7 men to women. Corneal ulcer was diagnosed in patients of all ages; the mean age was 38.67±18.67 years. Patients with corneal ulcers presented for eye pain (80%), followed by tearing, photophobia, eye redness and blurred vision. The frequency of visual impairment was 10.30%; 2.1% of patients had vision reduced to light perception, and 1% of patients had no light perception. Corneal dystrophy was present in 41.6% of cases. Perforation of the globe and endophthalmitis were observed in 3.4% of cases each.

Conclusion

Corneal ulceration is one of the leading causes of visual impairment and blindness in our practice environment. An early ophthalmologic consultation at the onset of symptoms and adequate management would improve the visual prognosis of patients.

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Mots clés : Prévalence, Ulcère cornéen, RD Congo

Keywords : Prevalence, Corneal ulcer, DR Congo


Introduction

Les affections cornéennes constituent un problème majeur de santé publique car elles sont responsables de la malvoyance et de la cécité. L’OMS estime que 285 millions de personnes souffrent de déficience visuelle en 2010, dont 39 millions de non-voyant. Neuf déficients visuels sur dix vivent dans les pays en développement. L’OMS estime également que chaque année les nouveaux cas de cécité unilatérale dus aux traumatismes et aux ulcérations cornéennes entre 1,5 à 2 millions. L’ulcère cornéen est l’une des principales causes de malvoyance et de cécité évitable après le trachome de part le monde et surtout dans les pays en voie de développement de l’Afrique sub-saharienne y compris la République démocratique du Congo [1]. Quatrième cause mondiale de cécité, les ulcères cornéens sont une cause majeure de déficience visuelle après la cataracte, le glaucome et la dégénérescence maculaire liée à l’âge. L’ulcère cornéen constitue la deuxième cause de cécité unilatérale après la cataracte dans les pays en voie de développement [2].

La littérature rapporte que l’Afrique francophone sub-saharienne compte environ deux millions d’aveugles et six millions de malvoyants dont 30 % sont présentent des lésions cornéennes qui auraient pu être évitées [3]. Il a été démontré que l’incidence annuelle de l’ulcère cornéen dans le district de Madura au sud de l’inde est de 133 pour 100 000 habitants [4] et de 11 pour 100 000 habitants dans l’état du Minnesota aux États-Unis d’Amérique [5]. Les études menées au Népal dans le district de Bhaktapur dans la vallée de Katmandou ont montré que l’incidence annuelle des blessures oculaires est de 1788 pour 100 000 habitants dont 789 cas d’ulcères cornéens [5].

L’ulcère cornéen est définit comme une érosion de la couche épithéliale avec atteinte du stroma cornéen [6]. C’est une pathologie fréquente en pratique quotidienne ophtalmologique, et elle est grave car elle expose au risque de perte anatomique et/ou fonctionnelle du globe oculaire [7]. Plusieurs germes sont responsables de l’ulcère cornéen. Toutefois l’ulcère de la cornée peut être causé par une fragilisation de la cornée suite à un traumatisme, un déficit immunologique, une sécheresse lacrymale, le port des lentilles de contact, certains collyres (corticoïdes), une brûlure, un corps étranger [8]. L’ulcère cornéen peut se manifester par des douleurs oculaires, une rougeur, la photophobie, des larmoiements, des troubles de vision, un blépharospasme, une hyperhémie, des picotements. Mais ces signes sont d’une intensité variable en fonction de l’importance et de la localisation de l’érosion. On a l’examen à la lampe à fente objective un cercle périkératique marqué et le test de coloration du film lacrymal à la fluorescéine met en évidence un infiltrat cornéen avec déficit épithélial et/ou stromal coloré en vert [9].

Les ulcères cornéens constituent une urgence ophtalmologique, étant donné qu’ils sont susceptibles d’évoluer vers la déficience visuelle rendant ainsi difficile l’accès à l’éducation normale et le patient dépendant de sa famille. Parmi les complications de l’ulcère de cornée, nous retenons : l’uvéite antérieure à hypopion, de la perforation, du descemetocèle et de l’endophtalmie [8]. La littérature rapporte également que la cécité et les déficiences visuelles ont un impact direct sur la croissance économique et le développement des pays [10].

Le manque des données épidémiologiques sur cette pathologie dans notre pays, nous a motivé à réaliser cette étude.

Méthodologie

Cette étude descriptive rétrospective transversale et documentaire a été réalisée dans deux centres hospitaliers en République démocratique du Congo. Il s’agit du service d’ophtalmologie de l’hôpital Saint-Joseph (St Joseph) de Kinshasa de l’hôpital général de référence du bureau diocésain des œuvres médicales de l’Archidiocèse de Kinshasa (BDOM), et des cliniques universitaires de Lubumbashi (CUL) sur une période allant de janvier 2011–décembre 2014 soit 4 ans.

Notre échantillon était constitué de 283 patients pour le compte de l’hôpital Saint-Joseph et de 97 patients étaient consultés aux cliniques universitaires de Lubumbashi, soit 380 patients recensés durant notre période d’étude. Nous avons procédé à un échantillonnage de convenance, qui a pris en compte tous les patients avec ulcère cornéen et ayant répondu aux critères d’inclusion. Les variables d’étude étaient : la fréquence, l’âge, le sexe, les antécédents du patient et les facteurs de risque, les symptômes et les signes cliniques, l’œil concerné par l’ulcère, la mesure de l’acuité visuelle, le type d’ulcère, le traitement, l’évolution et la survenue des complications. Nous avons utilisé les tests statistiques usuels pour l’interprétation des résultats. Les résultats sont présentés sous forme de texte et de tableaux.

Résultats
Fréquence de l’ulcère cornéen

Nous avons colligé 283 cas (0,87 %) d’ulcères cornéen sur 32 420 patients consultés à l’hôpital Saint-Joseph contre 97 cas (0,79 %) d’ulcères cornéens sur 12 302 patients consultés aux cliniques universitaires de Lubumbashi (CUL). Nous avons donc colligé au total 380 cas d’ulcères cornéens au cours de la période d’étude sur 44 722 consultations ophtalmologiques réalisées, soit une fréquence calculée à 0,85 % pour des deux centres hospitaliers.

Données sociodémographiques
Âge et sexe

L’ulcère cornéen était plus fréquent chez les hommes que chez les femmes avec un sex-ratio qui variait entre 1,4 et 1,7 homme pour une femme. La maladie était diagnostiquée chez les patients de tous les âges. L’âge moyen était de 38,67 ans (1–87 ans). La tranche d’âge de 20–40 ans était la plus représentée (Tableau 1).

Aspects cliniques

Quatre-vingts pour cent de nos patients avec ulcère cornéen avaient consulté pour douleurs oculaire, suivis des larmoiements, de la photophobie, de la rougeur et du flou visuel avec respectivement 71,1 %, 49,5 %, 44,5 %, 30,3 % (Tableau 2). Chez certains patients, on pouvait retrouver l’association de deux ou plusieurs signes. Ce tableau montre également qu’il n’y a pas de côté atteint de manière préférentielle. L’œil droit représentait 48 % contre 46 % pour l’œil gauche. L’étiologie de l’ulcère était inconnue dans 43 % des cas mais le traumatisme, l’origine immunologique et fongique était retrouvée respectivement dans 33,2 %, 14,2 % et 6,3 % des cas. Le traumatisme était soit d’origine physique soit chimique soit encore thermique. L’ulcère était associé à l’hypopion dans 4 % des cas.

Nous avons remarqué que 72,16 % des patients avaient une acuité visuelle3/10, 10,30 % de malvoyance, 1 cas soit 1,03 % de cécité totale.

Prise en charge des patients

L’ensemble des patients a bénéficié d’un traitement médical fait d’antibiotiques, d’antifungiques et d’antiviraux en fonction de chaque cause. Les cycloplégiques y étaient associés dans 55,67 % des cas. Nous avons noté 87,63 % qui avaient bénéficié d’un traitement à base des cyclines. Les associations antibiotiques collyres et pommades étaient le plus souvent utilisées. L’antibiothérapie par voie générale n’était utilisée que dans les cas les plus compliqués de l’hypopion, de la perforation, et d’endophtalmie. La chirurgie était réalisée chez les patients avec ulcère de Mooren.

Le Tableau 3 montre que 41,6 % des cas d’ulcères cornéens avaient évolué vers une dystrophie cornéenne, suivie de 31,1 % cas de leucome et de 8,2 % cas d’uvéite. La perforation du globe et l’endophtalmie étaient observées dans 3,4 % des cas chacune.

Discussion

Nous avons colligé au total 380 cas d’ulcères cornéens au cours de la période d’étude sur 44 722 consultations ophtalmologiques réalisées, soit une fréquence calculée à 0,85 % pour les deux centres hospitaliers. Nos résultats sont semblables à ceux de Wong et al. [11] en Nouvelle Zélande en 2003 qui lui a trouvé 2 % des patients avec ulcère de la cornée. Mais Ibrahim [12] qui a trouvé en Angleterre une fréquence de 3,3 % entre 1997 et 2003 ; cette fréquence est largement supérieure à celle de notre étude.

Par rapport au sexe, cette étude a montré que l’ulcère cornéen était plus fréquent chez les hommes que chez les femmes avec un sex-ratio qui variait entre 1,4 et 1,7 homme pour une femme. Nos résultats sont similaires à ceux trouvés par Key et al. [13] en Australie, avec un sex-ratio de 1,5 ; Norina et al. [14] en Malaisie qui a trouvé un sex-ratio de 1,26 ; Ancele et al. [15] en France rapporte un sex-ratio de 1,16. Cette prédominance masculine peut s’expliquer par le nombre important de traumatismes oculaires chez nos patients, qui reste lié dans notre contexte au sexe masculin. Par ailleurs, certains auteurs ont trouvé une légère prédominance du sexe féminin : Baklouti et al. [10] en Tunisie avec un sex-ratio de 0,75 ; Ibrahim [11] en Angleterre avec un sex-ratio de 0,83 et Van Der Meulen et al. [16] aux Pays Bas a noté un sex-ratio de 0,74. Les données de la littérature rapportent une prédominance masculine de la pathologie [3].

Par rapport à l’âge, cette étude a démontré que l’ulcère cornéen était diagnostiqué chez les patients de tous les âges avec les extrêmes compris entre 1 et 87 ans ; l’âge moyen était de 38,67±18,67 ans Les patients dont l’âge était compris entre 20–40 ans étaient majoritaires. Les patients dont l’âge était compris entre 21 et 40 ans représentaient la population la plus touchée avec 37,81 % ; un âge moyen calculé à 38,67 ans. Ces résultats sont par contre différents de ceux de Van Der Meulen et al. [16] aux Pays Bas, Ancele et al. [15] en France, Norina et al. [14] en Malaisie, qui ont trouvé respectivement un âge moyen de 44,68 ans ; 59,2 ans et 44,5 ans. La littérature note que l’ulcère cornéen atteindrait fréquemment les sujets jeunes, cela due au nombre important des traumatismes dans cette population [7].

Cette étude révèle que 80 % des patients avec ulcère cornéen avaient consulté pour douleurs oculaires, suivis des larmoiements, de la photophobie, de la rougeur et du flou visuel avec respectivement 71,1 %, 49,5 %, 44,5 %, 30,3 %. Chez certains patients, on pouvait retrouver l’association de deux ou plusieurs signes. L’œil droit représentait 48 % contre 46 % pour l’œil gauche. L’étiologie de l’ulcère était inconnue dans 43 % des cas mais le traumatisme, l’origine immunologique et fongique étaient retrouvée respectivement dans 33,2 %, 14,2 % et 6,3 % des cas. Le traumatisme était soit d’origine physique soit chimique soit encore thermique. L’ulcère était associé à l’hypopion dans 4 % des cas. La littérature nous renseigne que la présentation clinique de l’ulcère cornéen est faite le plus souvent d’un de ceux deux triades caractéristiques : rougeur – douleur – baisse de vision ou photophobie – larmoiement – blépharospasme [7].

Par rapport à l’œil atteint par l’ulcère, nos résultats sont similaires à ceux d’Ayena et al. [17] à Lomé au Togo qui ont noté l’ulcération unilatérale dans 88,8 % contre 11,2 % d’atteinte bilatérale ; 60 % de ces ulcères ayant concernés l’œil droit ; Xie et al. [18] en Chine ont retrouvé 70 % de formes unilatérales contre 30 % de formes bilatérales.

L’origine traumatique de l’ulcère était plus fréquente dans notre étude. Mais l’on retient également les cas d’ulcères dont la cause n’était pas déterminée. Le retard de diagnostic pourrait s’expliquer par l’absence de la subvention des soins médicaux par l’état et le système de santé défectueux, l’éloignement des lieux d’habitation des patients par rapport aux centres ophtalmologiques. Parmi les patients avec ulcère cornéen, 10,30 % des patients étaient malvoyants ; 2,1 % des patients avaient une vision réduite à la perception lumineuse et 1 % des patients avaient une vision nihil.

L’ensemble des patients a bénéficié d’un traitement médical fait d’antibiotiques, d’antifungiques et d’antiviraux en fonction de chaque cause. Les cycloplégiques étaient associés dans 55,67 % des cas. Nous avons noté 87,63 % qui avaient bénéficié d’un traitement à base des cyclines. Les associations antibiotiques collyres et pommades étaient le plus souvent utilisées. L’antibiothérapie par voie générale n’était utilisée que dans les cas les plus compliqués de l’hypopion, de la perforation, et d’endophtalmie. La chirurgie était réalisée chez les patients avec ulcère de Mooren soit par le recouvrement conjonctival soit encore par la blépharorraphie en cas perforation d’un ulcère. La voie topique était privilégiée, la voie parentérale étant uniquement indiquée en cas de risque de propagation de l’infection en profondeur ou dans les cas pré-perforatifs d’endophtalmie ou de sclérite. Nous tenons à signaler que les cicatrisants et autres nouvelles thérapies utilisés sous d’autres cieux ne sont pas encore disponibles dans notre milieu [20, 19].

Notre étude a démontré que 41,6 % des cas d’ulcères cornéens avaient évolué vers une dystrophie cornéenne, suivie de 31,1 % cas de leucome et de 8,2 % cas d’uvéite (Tableau 4). La perforation du globe et l’endophtalmie étaient observées dans 3,4 % des cas chacune. Par contre, Ayena et al. [18] a noté un leucome dans 97 % des cas ; Xie et al. [19] rapporte un taux de cicatrisation globale de 95,6 %.

Conclusion

Cette étude a démontré que l’ulcère de la cornée constitue l’une des principales causes de malvoyance et de cécité dans notre milieu. Une consultation ophtalmologique précoce dès l’apparition des symptômes et une prise en charge adéquate permettraient d’améliorer le pronostic visuel des patients. Le fardeau de la cécité cornéenne peut être très lourd pour l’individu et la communauté en particulier parce que la cécité cornéenne survient généralement plus précocement que la cécité par d’autres pathologies cécitantes comme la cataracte et le glaucome.

Déclaration de liens d’intérêts

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

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